Archives de novembre, 2012

Enfin, j’ai trouvé. Remarque, mieux vaut tard que… qu.. qu’encore plus tard, hein.
Because à force d’attendre, ben y’ a un moment ou c’est trop tard.
Simply life.

La tête dans le sac comme chaque réveil de cette vie et mes cheveux qui s’étaient encore fait la guerre jusqu’au crépuscule, sans parler de cette omniprésente humeur de grizzli… Bref, en me levant ce matin, même ma super chopine de caféine en barre ne réussit à me sortir la tête de ce brouillard. Il y avait quelque chose de pourri dans l’air. Quelque chose qui clochait chez moi depuis plusieurs jours.
Enfin, plus que d’ordinaire.
Un enthousiasme mort, une envie de sortir subsaharienne et la perspective de voir quiconque me déclenchant d’odieux hoquets .
Enfin, encore plus que d’ordinaire.

Chez moi, c’est chronique. Et obsessionnel. Il me faut des périodes sabbatiques durant lesquelles je peux jouer le plantigrade mal luné jusqu’à en crever. Faire un reboot social et exhumer ma face cachée mise volontairement en standby le reste du temps. En somme, des périodes durant lesquelles je me laisse divaguer à mort. Fermée comme une huître, un gros tampon mental sur le front précédé de l’annotation « foutez-moi la paix » en guise de mémorandum .
Seulement cette fois-ci, aucun signe de divagation. Plus de rêves. Rien. Que dalle. Basta.
Comment donc? Ô Panique! Ô Désespoir! Mais qu’est-ce qui se passe dans ma tête, bon sang?
Un manque de magnésium, peut-être…
Non. Pourtant je sentais bien qu’à l’intérieur de mon petit cortex, s’agitaient insolemment une tripotée de neurones auto-didacts. Joyeux bordel que le leurs…  Bande de connards. Bon, et si j’entrais en communication, histoire de voir un peu ce qui s’y passe?

– « Heu hum… Dites euh, les gars.. j’peux venir? C’est pas que, mais j’me fais un peu chier en bas toute seule… »
– « Ha bah te voilà! Pas trop tôt… Bon, ok, tu viens. Mais tu fermes un peu ta gueule pour une fois et tu nous écoutes. Ca fait des plombes qu’on te révolutionne le cigare… On va pas t’organiser un festival  à chaque fois qu’on a quelque chose à te dire, non plus. T‘es pas la Reine d‘Angleterre, bordel…»
– « Non mais dis donc, toi la crevette, làà…. Tu vas te calmer un peu… »
– « NAN!! On est pas payé à l’heure, nous… Pas que ça à foutre, Ho! »
– « Ben.. envoyez-moi un texto la prochaine fois, ça ira plus vite… Z’êtes cons aussi… »

Bref.
Joyeux bordel. Et bonne année.
Et justement, chaque année, c‘est pareil. Pourtant, chaque année, j’oublie. Et du coup, c’est la dissidence chez les crevettes… heu.. neurones, mes neurones. * INSOLATED SYSTEM*
C’est pas compliqué pourtant, bon Dieu.. J’devrais m’en souvenir. Et ben, non. Faut toujours que je parte à la découverte de cette intra mutinerie générale pour m‘apercevoir qu’à l’approche des fêtes, de la fin de l’année et de la mort qui s’approche toujours un peu plus… Aahaa.. fatale destinée!… que je pète tout simplement un câble. Grille le tampon, fume le tapis, m’engouffre dans le siphon et un siphon, font, font, les petites marionnetteeeuuh….
En somme, en clair, entre autres, je fais le bilan :
0 _o )  <= Voyez donc mon air enthousiaste quant au résultat de cette année, parce que ben…Pppfffff…
Encore un échec.
Et en plus, je vieilli.
Et en plus je vieilli mal.
Encore plus mal… Mais qu’est-ce que je vais faire de moi??!

– « Ben, j’dirais bien des sushis mais t’aime pas ça… alors… »
– « Oh toi, ta gueule, hein… Tu ferais mieux de nous trouvez des idées parce que là, j‘tourne en rond.»
– « Ben, fais des gosses, ça t’occuperas! »
– « Non, mais t’es malade ou quoi? Tu me vois, MOI, avec des gosses ??! Trop LOL, allé c‘te guedin…»

Extrait d’une « Discussion avec moi-même » , paragraphe 1, § 12.
Invendable en librairie.

Voilà ce qui me dilapide en ce moment, m’epprouvante et étale mon peu d’âme restante sur la roue des supplices: J’aime les gosses.
…Oui, je sais que, posé ça comme ça, à froid, ça peut faire drôle… (cherchez le double sens) Surtout pour moi qui me croyais à l‘abris de ce genre de vices…
Oui, parce qu’il faut avouer qu’avant, j’aimais pas du tout trop ça. Les enfants. Bébés, ados… bref. J’étais normale, quoi. Toutes ces p’tites choses excessivement baveuses et limite flippantes, n’ont jamais été ma tasse de thé.
Pourquoi? Parce que. Fin du texte. Naaan.. Je blague, hein:

GRAND A) :
1- pendant un bon moment, ça  parle pas ces bestioles. Et 2- quand ça découvre que ça possède des cordes vocales, ça baragouine par méandres onomatopiques jusqu’au jour ou 3- ça tente une phrase sans accord ni conjugaison. Plus tard, vers l’adolescence 4- ça gueule dans tous les sens et là, tu regrettes que finalement ça ne soit pas resté en phase 1-.
Et moi, j’aime pas qu’on me gonfle. Surtout le matin.

GRAND B) :
1- J’imaginais les premières années d’un môme chiantes à mourir pour cause de dépendance affectivo-abusive de la part des parents. « Aaa quiii céé le bibiii? Aaa quiii céééé..? ». Non, sans dec’. Même moi j’comprends pas c’que ça veut dire. Alors un chiard…
2- Craignant en retour (de bâton) dès l’âge ingrât, toutes sortes de reproches fondées et éternelles, comme:
– « Mai P’tain!! Pourkoi tu veu ap’s macheté  1 I-phone 12700-WXYZ !!?! O la yeuv, g 13 an, t‘sais!! G le droi 2 parlé par texto m1tenan…»
ou encore:
– « Tsss… tu t‘es encore gourée sur la marque de céréales… C’est des « Lions » que j’mange, pas des « golden Gram’s »! C’est pour les vieux de ta génération , ça: les « Golden Gram’s ». La prochaine fois, achète aussi des « Cheerios », t’auras l’impression de retomber en enfance.. (Re)Tsss…. fais chier. J’’retourne dans =>MA<= chambre me suicider les oreilles avec mon mp3 puisque tu me comprends pas dt’ façon… »
Fin du 2, début du 3- Glorieuse époque entrouvrant la porte de la fatale destinée émotionnelle qui attend notre jeune et bulbeux adolescent sur sa vie d’adulte, et qu’il manifestera:
– soit par une haine sans nom ni précédent quant au fait de ne pas avoir choisi (quand il n’était pas né) de venir au Monde. Tout cela dans le but de mieux s’irresponsabiliser encore un peu plus en justifiant le fait de sa propre existence par l’égoïsme profond et malveillant de ses géniteurs.
Bande de salops, vas…
– soit par un amour totalement désintéressé de l’héritage familial, accolé à un masque tragi-comique affiché sans relâche (des zygomatiques). Le but étant d’appuyer par pressions constantes sur la corde sensible de Papa et Maman, qui, de leurs côté n’aurons plus qu’une obsession: Abeous papam et culpabilisons, chéri.
– soit par un comportement étrangement sain, réglant ces comptes à mesure de sa vie de petit boulet sans chaînes. Ce qui, quoi qu’il en soit, ne garanti en aucun cas que des heurs à venir ne seront pas à prévoir. Un humain, c’est complexe. Et salement lunatique.

CONCLUSION par GRAND C) :
A part casser la tête des grands, bouffer un oxygène considérable de même qu’un espace vital pourtant indispensable, ça sert pas à grand choses les gamins. Néanmoins, y’a des trains d’idées qu’on arrête pas. Ou plus. Ô fatum destinée! Que me laisses-tu à penser? Que je suis finalement horriblement clichée et que pour satisfaire mes hormones de primate de même que mon égo démesuré, il me faudra un de ces jours  posséder un de ces étranges petits jouets?…
Un p’tit truc que tu pourras même aimer, lui apprendre des valeurs antédiluviennes en lui développant sa conscience innocente pour en faire un futur petit soldat de la vie… Oouuuh c’est choupidou!! Et vraiment trop naze.
J’ai vraiment des idées à la con en ce moment.

Mais heureusement dans mon Nébularium, j’ai parfaitement le droit de ne pas l’être…

Parfaite.

MURUROAR – Brute Forcing.

Moi poison tortureur, suzerain de l’insoutenable, ensanglanteur de mots, j’éviscère sur ma fureur que je lance sur la table pour étaler ces maux et vous ouvrir le cœur.

En ces temps la noirceur de mon âme, de vos peurs, m’encourage à broyer tout espoir d’un suivant maladroit de pensées des béotiens latents. Ainsi j’empale l’avenir, égorge ces occupants, fends à la jugulaire les fats impénitents.

Ne pouvant obéir, ne tenant pas plier, je peste pour insurger, vous dépèce à saigner avec cette liesse rageuse d’intolérance suprême. Mon âme est un tourment exultant mes sens.

Obscènes mes positions, scabreux mes idéaux d’un futur bien trop noir pour y loger des couards, des veules et des poltrons, ainsi qu’un tas de cons harponnés au drapeau d’une nation qui prend l’eau.

Trépanation cinglante d’adeptes suffisants, je fauche votre indolence, mutile cette léthargie puis l’égruge et tamise, en exhume les débris que j’exhibe à l’envie morbide des érudits.

Traître à l’indifférence, insolemment je tranche, écartèle vos substances puis appose au fanon, la carcasse aussi rance qu’une âme de collabo, vos desseins atoniques face à l’empire dément.

Etêteur d’histrions, étripeur de bouffons, je m’ouvrirai les veines de mon plus long couteau, pour vous faire boire la haine qui coule de mon égo. Suppliciateur boucher missionnant pour raison d’expulser de vos êtres ce fiel nauséabond.

Ripailleur d’oies sauvages, exsanguineur félon, assassin je demeure et embroche une cité excisée de bon sens, flagornant les couillons.

Saignants Seigneurs, moi l’avilisseur, sacrifie l’hypocrite, dévore la vestale torpeur, vomi l’essence de votre inscience, viole la vertu de ce pays pour m’écrier le soir venu « A mort la tolérance » de cette défunte qu’est la France.

07/2011

Sonderie

Publié: 25/11/2012 dans Uncatégorizable

De prime abord, comme ça, à froid… Qu’est ce t’en dis?

Te gènes pas, je ne cafterai pas… tout de suite.

AVANT-PROPOS :
Ce texte est sale, plein de « jt’écris comme j’te parle », de mots moches et d’expressions pourries. Les sous-entendus sont graveleux et les dialogues d’une clarté nébuleuse. Catharsis, ironie et  sarcasme volant dans tous les coins de page, ainsi que texte fignolé au langage « smeus » sont au rendez-vous. Et tout ça pourquoi?
Parce que vous êtes dans le Nébularium!
(Ah oui, y’a plein de « ben » et de points de suspension aussi…)

Parce qu’ à ton image est associée celle de la misanthropie flagrante, ou de la peste… ça dépend des fois, il y a des périodes comme ça ou quoi qu’il en soit, tout le monde te fuit. Agréable de se voir foutre la paix de temps à autres. Malheureusement, dès que l’hiver s’annonce et que l’humidité commence à t’envahir les chaussettes, même une asociale de base comme moi se voit dans l’obligation de se chercher momentanément un mâle pour garnir son plumard et réchauffer… ses pieds.

La tactique est simple. Choper son portable d’autiste et envoyer quelques textos aux potentiels radiateurs susceptibles de venir te remonter le thermostat. Quoi? Vous n’avez pas d’amis prêts à se sacrifier pour la cause? Ou pas d’amis du tout? Ouais, bah comme moi, alors… Comment faire dans ce cas? Y’commence à sérieusement peler dehors. Va falloir s’activer. « Allez HOP! Prends donc tes pieds et vas draguer! Et ne rentre pas sans un numéro, compris?? Ok, ok……………… »

Once upon a time et deux semaines plus tard, voilà que ma sonnerie asthmatiforme donne enfin signe de vie. Prête  à dormir en parka, à la limite de faire le serment de ne plus me tondre les guibolles jusqu’à l’arrivée du printemps , imaginez mon ravissement à l’arrivée de ce texto. Qui plus est, de la part d’un nouvel apollon m ‘invitant à boire un verre « pour faire plus ample connaissance » (<= sous-entendu: estimer si y’a moyen ou pas).

Fort bien, fort bien! J’arrive, j’accoure, je vole et je décolle… Pour me crasher proprement. Mais quel rustre et graveleux personnage! Bougre de rabougri! Fifrelin!! Iconoclaste !!!#&##…$!! Oui, bon ça va. Merci Haddock…

Bref. Mais qu’est ce qui c’est-il donc passé? Revoyons la scène. Magnéto, please.

Petite mise en situation:
Pas trop jolie, pas trop moche, me voilà sur les lieux de ma « first date ». Oui, chez les gens qui ont tué tous les Amérindiens, c’est l’équivalent d’un premier rencard. Mais un rencard propre, quoi. Pas de langues, pas de sexe. Juste une estimation du potentiel de chacun. Et niveau potentiel, j’avoue déjà que je suis au top. Mais plutôt tout en bas, rubrique « Look de Merde ». Description: Pas maigre, mais passe les portes quand-même. Tenues vestimentaires aussi sexes qu’un ours polaire en tutu, sauf quand je me décide à faire un effort. Ce qui aussi fréquent qu’un ours polaire en tutu. The boucle is boucled. Côté accessoires, des ballerines directement importées de chez Doc Martin et cheveux qui voient rarement un peigne, tatouage et boucle dans le pif agrémentent parfaitement mon humeur correspondante au look ci-dessus mentionné.

Bref, arrive X (Pour des raisons de sécurité nationale, aucun nom ne sera divulgué. Merci de votre (in)compréhension). X, je ne le connais que très peu. Même pas du tout en fait puisque nos portables ont juste formellement procédé à un échange de numéros l’autre soir, au bar… quand j’étais bien en deçà de tout. VRAIMENT en deçà… Car finalement et au bout d’un interrrminable quart d’heure, sans musique ni boissons, le sujet de conversation virevoltait déjà  autour du vide intersidéral. Mais venons en aux faits:

– « […] (<= coupure de texte précisant la non consistance de la conversation antérieure) … Waooooh… !  tes yeux… pfiou……. »

Et aller ! Déjà, cette phrase… ou surtout: cette onomatopée, elle m’énerve. Elle m’ ÉNERVE depuis toujours. Ou depuis que j’ai des yeux, j’sais plus trop. Et puis quoi? Ça fait déjà 15 minutes que j’te fais face mon p’tit pote et c’est seulement maintenant que tu percutes que j’ai des yeux??! Mais tu regardais quoi alors… … ( )( ) … ……….. -OooOooH- le-sa-lop! Prélude à l’avalanche d’inepties qui se préparent sans aucun doute entre ta tête et tes couilles, c’est officiel: mon p’tit père, tu vas morfler! J’ suis pas un steak, non mais…

–  « Oui. J’en ai. Et 10/10 à chaque oeil. Incredible, no ? »

–  «  Heu… Non mais j’veux dire qu’ils sont… enfin, tu vois… quoi ? »

–  « Ben oui, j’vois… puisque j’ai des yeux, j’viens de te le dire, t’es con ou bien? »

–  « Non, mais ils sont beaux, en fait… La couleur est chouette… »

– « La couleur qui est « chouette »? La couleur, c’est: vert. V – E – R – T. Tu veux que je te l’écrive au cas ou tu ne t’en souviennes pas?  »

Note pour plus tard: s’assurer que les personnes que je fréquente connaissent la colorimétrie… Passons. Et ouais, j’ai des yeux. Et verts en sus. WaaoOoh!! Mais quel extraordinaire phénomène ! Et dire qu’on est seulement quelques milliards à les avoir de cette couleur, si c’est pas malheureux. Prends donc une photo, un événement comme ça n’arrive pas tous les jours… Ben tiens, justement. C’est quoi ce cliché, là? Sans dec’… t’avais vraiment rien d’autre en stock? Non parce qu’il faut dire que c’est du réchauffé quand même, hein, le coup du « t’as de beaux yeux, kss kss »… Surtout vu le nombre incalculable de connards qui ne trouvent que ce prétexte pour m’aborder, je commence à avoir une opinion très nette sur la « beeaauuuté » de mes yeux…
Quoi? Kesskia ? Brutale moi ? Ouais. Quand je suis de mauvais poil, over. Et faut dire que Lui, il me les gonfle pas mal, les overs.

– « Mais dis donc, t’as un sacré sens de l’humour toi…  »

« Ben, oui. Avec moi c’est « YoupiLand » tous les jours. Pourquoi, ça te dérange? T’aurais peut être préférée que j’eusse été dépressive ?  Chiante à mourir ? Goth hémato-suicidaire ? Blonde à petit neurone compensé par sillicon…ne ? Top model chez Ferm’TaGueul ? ben non, tu vois. J’ai de l’humour. Et de la répartie »

–  «  Donc, t’aimes bien parler.. ? » 

 » C’te question à la conEvidemment que j’aime parler ! J’ai la chance d’avoir en sus de mes yeux magnifiques, des cordes vocales et un larynx associé. Et puis me semble t-il que le propre d’une conversation est de l’entretenir à un minimum de deux. Sans quoi, ça s’appelle de la schizophrénie, … Ducon … Ce que nous sommes tous un peu d’ailleurs. Schizo. »

– « Mmoui… bon, euh… Alors, comme ça,  tu travailles dans une école ? »

 » Comme ça, oui. ».

– «  Humm… *petit sourire tendancieux* … Et comment tu punies les mauvais élèves ? »

Waaoh… mais t’es pire que moi, toi! Sadique, vas!! Que je punisse les… Aaaahhh non.. pardon ,je viens de comprendre.

–  « Ben,  j’ les enferme dans le congélateur. »

–  « Hein? Quoi ?!?? Mais pourquoi ? »

–  «  Les refroidir un peu. Enfin, surement. »

«  Ah ouais… Mais euh…, du coup, t’aimes ça ? … J’veux dire euuh, t’en veux des enfants ? »

–  «  Ben ouais. J’ai un congel  maintenant.  »

–   » … O_O … ?? »

–  « Bon, et si on commandait ? Vas me falloir un truc costaud pour tenir encore un peu… »

– «  T’es fatiguée ? »

–  » J’commence. Oui. »

–  « Donc, tu bois aussi… ? »

–  « Comment ça : ‘aussi’ ?! Tu rédiges une liste de mes défauts ? »

–  « Nooonnn… mais tu fumes aussi. Pas que ça me gène quoi… »

– « Tant mieux. Parce que ça ne me gène pas, moi. Et pour répondre à ta question sans intérêt: oui, je bois ‘aussi’. Tous les jours même, sans quoi on risque la déshydratation. »

–  « Non, mais je voulais dire… de l’alcool. »

Mais pour qui tu me prends, sérieux? Barbie ??  Non mais, regarde-moi deux minutes… Est-ce que j’ai la tronche d’une nana qui se déglingue au coca fraise ?! Est-ce que je bois de l’alcool ? ….. Non, mais EST- CE-QUE-JE-BOIS-DE-L’ALCOLEUHH… . Sans blague, j’ai l’impression d’avoir de nouveau 15 ans. Remarque, c’est presque flatteur.
Bref… Des fois, il y a des infos que mon cerveaux traite et gère, puis que ma bouche recrache sans même que j’ai eu le temps d’y mettre mon véto. Ce qui occasionne souvent des réponses assez tordues. Ou déplacées… Inappropriées… Voire incompréhensibles…

– « Oui, je bois de l’alcool. C’est même congénital. Mon père est un Viking et ma mère, fille de paysan. Autant dire que je réunis tous les facteurs dignes de faire concurrence aux Bretons.  D’autres questions existentielles pour ton rapport ? »

–  « Waooh…. T’es plutôt smooth comme nana, toi…  »

–  « Smooth ?? Comme : smoothie ? Ces trucs froids tout pas bons? Ah non. Si j’étais un aliment, je me verrais plus en côte d’agneau. »

–  « Laisse tomber… Sinon, quelles sont tes préférences ? »

–  « Ça dépend. Littéraires ? Musicales ? Politiques ? Religieuses ? … Quoi… ?? »

– «  … euh… Non. Tes préférences, quoi… »

– «  Quoi, « quoi » ?!? On va pas s’en sortir si toutes tes phrases se terminent par un « quoi »… Mais, OOOoohhhh… attends!  Mes préférences…. Au plumard tu veux dire ? Ben, mets des mots à la fin d’tes phrases, ça m’évitera de tergiverser sur le potentiel sens philosophique de tous ces « quoi ». »

–  « Alors ? »

– « Alors, quoi? »

 » … Tes préférences… au lit… »

– « Ah oui, pardon. Mes préférences, donc: Ben… une couette, pas de traversin et pas d’oreillers en plume. C’est plein de saloperies, les plumes. »

– « … ??…  »

– « A part ça, encore des questions existentielles ou c’est smooth ? Tu veux pas plutôt qu’on parle un peu de tes préférences? Et notamment du fait qu’en dehors de tous ces « hum… » et ses « quoi », les onomatopées dont tu m’abreuves à en crever ne font que sublimer l’interrogatoire aux double-sens aussi profond que l’intellect d’une moule? Remarque, on pourrait aussi parler de mon tour de poitrine? Mais pourquoi tu ne me poses pas la question? Tu veux qu’on en parle ou … »QUOI » …?!!?
Nan…. Mais finalement, c’ qu’on va faire en fait, c’est arrêter de parler.

… Fin, surtout toi, hein… . …… Allé, dégage petit boulet. »

[ THE END ]

Soyons d’accord, je ne demande pas la Lune ( j’saurais pas quoi en foutre de toute façon). Juste un mec qui se distinguerait un temps soit peu d’un quelconque Rocco Siffredi. Mais j’ai définitivement l’impression que c’est comme voir des acteurs habillés en grenouillère dans un film de cul: introuvable. Enfin… paraît qu’il y a toujours une exception qui confirme la règle. N’empêche que je commence sérieusement à me demander quel est le funeste connard qui l’a inventé…

… cette règle.

Et si jamais tu as l’impression d’être une de ces exceptions: fais passer ton numéro, j’ai un plan pour les grenouillères…

Ps: Le Nébularium tient à signaler qu’aucun protagoniste -même présentant d’étranges similitudes avec des personnages de la réalité- n’a été  verbalement agressé durant cette véridique entrevue. Ceci dit, la production décline toutefois toute responsabilité quand à la véracité de ces dires…