Archives de la catégorie ‘Élucubrations’

Bon juste un p’tit mot doux pour di…

… TAGADA… TAGADA...

*Arrivée chevaline de Zorro, ancien héros reconverti (dans l’espoir de toucher une retraite) en contrôleur des B.I  (bonnes intentions) de ce blog capillotracté* 

– « Quoi?? Comment ça « doux »??! Mais kess’y t’arrive sérieux? A peine une phrase et t’as déjà fait exploser ton quota d’adjectifs mièvres: « Mot doux ». . . ça va pas la tête?  T’as mangé du bisounours c’ matin ou quoi?!!  Tu veux pt’ être un gros câlin pendant qu’on y est???!!! Rrrrhhaaaa non hein… Ça va pas se passer comme ça. T’arrête de suite avec les sensibleries ou je te signe direct, claro? »

– « Heu… o_O … ok… ok…  Peace brother… »

*Willing du canasson et départ sur pattes arrières aérodynamiques*…..  PATACLOP… PATACLOP… .PATACLOP….

Hum hum… alors, en fait *regard à droite, puis à gauche* …L’est parti l’aut con?… Je voulais juste te signaler que je suis pas décédée. Inutile donc d’appeler les pompiers, le G.I.G.N, ta grand mère pour me pleurer, bref…

I’m not dead.
I’m just overbooked…

Mais comment j’arrive à faire ça, moi? Pourtant je vis à la campagne. Pourtant je fais même pas un temps plein. Pourtant je suis quelqu’un de zen et en plus je dors peu. Ce qui devrait me laisser un temps considérable. Et ben, non. J’ai une vie de ministre. Abominaffreux, en ce moment je vois ma pendule tourner en mode energizer alors qu’elle fonctionne même pas…. (oui, c’est pas logique ce que je dis). C’est dramatique. Je suis le lapin blanc d’Alice. Toujours en retard. J’ai pas le temps….

Pas le temps m’occuper du troisième volet de « Adopte un malheureux ». Toujours en cours d’écriture…. Ça avance hein, mais à reculons. Soyons direct.

Pas le temps non plus de peaufiner mon sublissime article sur les seins de Valentin… Hein? …Ah non, c’est pas ça… bon, ben la Saint Valentin alors… Bref. J’aime pas quand j’ai des articles en suspens dans la tête. J’ai l’impression que ça déborde de partout et qu’il faudrait que je me ballade avec des bouchons d’oreilles pour tout bien garder au chaud. Quoi qu’il en soit, j’essaierai de le jeter quand même sur ce blog entre un brossage de dents matinal et un glandage succin un de ces jours/mois/siècles, on verra.

Mais j’ai tellement pas le temps… Pour dire, j’arrive même pas à trouver le temps de me faire une tarte avec ma pâte brisée achetée (donc toute faîte en plus) il y a au moins trois mois. D’ailleurs… ah bah merde… moi qui aime pas jeter… bonjour poubelle…  Et c’est parti pour une séance de kick boxing mental…

(>_<)○—— (^o^)○ *FIGHT !!*

Aussi, pour parer à ce manque de temps, j’ai décidé de me faire greffer une paire de bras supplémentaires. Le problème, c’est que c’est pas très sexe comme plan. Même un peu trop tentaculaire à mon sens. C’est toujours le même souci avec l’aspect pratique des choses: c’est moche. Me voici donc face à un atroce dilemme… L’utile? Ou l’agréable? D’ordinaire, j’arrive toujours à allier les deux. Ouais, d’ordinaire… Mais finalement, qu’est ce qu’il y a d’ordinaire dans ma vie?

Rien. Du moins, j’crois pas.

Psychologiquement, c’est le duel permanent à grands coups de fleurets entre mes esgourdes. C’est dingue d’être dingue à ce point là. Attention, je le vis bien, c’est pas la question. Mais il m’arrive de penser qu’en réalité j’ai une perfide siamoise qui s’est développée quelque part dans ma tronche et  qui, parfois, souvent, tout le temps… s’avère à l’extrême opposé de mes idées. Dans un sens, c’est pas pire. Ça me plait de pouvoir discourir avec moi même en étant à la fois juge, bourreau et condamnation! Mais ça en arrive aussi à me fatiguer. Et si je suis fatiguée en plus de manquer de temps, comment voulez-vous que je m’en sorte mes braves gens? Incurable. J’suis incurable. J’ai plus qu’à me faire un stock de Ginseng….

Matériellement, chez moi: c’est le ouaille. Beyrouth + le parcours de la viande Findus…. T’imagines même pas comme je ressemble à une caraque. Hé! oh! C’est propre, rangé quand même! Je ne suis pas bordélique… par pure fainéantise. Alors j’anticipe. Je déteste le rangement de dernière minute. Nan… En fait, j’aime juste pas le bordel. Nager au milieu des relevés de comptes qui traînent dans la vaisselle de la semaine dernière, très peu pour moi. Par contre, j’ai pas de table, je mange dans des bols, j’ai pété 5 de mes 6 magnifiques verres à pieds du coup je bois dans ce que je trouve, j’ai plus de machine à laver, plus de congel, mon plan travail est posé sur deux tréteaux et y’a un pneu de moto dans mon entrée… Hypra logique comme truc. Bref. Je vais pas non plus te décrire mon nid douillet, ça ne ferait que rajouter une couche à la peinture écaillée de mon portrait.

Professionnellement, c’est comme dans mon appart. Le cataclysme. La foire au n’importe quoi. Pas que j’ai pas de boulot puisque je t’ai dis que je faisais pas un temps plein plus haut (non, mais tu suis  des fois ou pas???..). C’est juste que j’ai un CV qui ressemble à un mix entre une liste de courses et l’annuaire des pages jaunes . Pourtant, j’ai fait des études. J’ai même pratiqué le métier pour lequel je me la suis donné à l’école. Et puis j’ai décartonné sévère et tout envoyé valser. J’ai eu des opportunités que j’ai saisi par défaut avant de tout lâcher par pure hantise d’une routine prévisionnelle… Et oui, j’ai cette formidable faculté de m’ennuyer profondément une fois que je maîtrise le sujet. A t-il donc fallut que je réfléchisse à un boulot ou on ne s’emmerde jamais… Pas simple pour moi tout ça. Trouver un job qui correspond d’avantage à mes idéaux qu’à un salaire florissant, faut être con quand même. C’est ça, j’suis vraiment débile en fait. A tel point que j’ai rien trouvé comme autre connerie que de travailler avec des humains, pour des humains. Imagine… Moi et mes idées chelous, on fait des ravages. Ça déboîte.

A ce stade, je me dis que tu dois rien comprendre à ma vie. Et ben tu sais quoi? T’as pas tort. En même temps, qu’est ce qu’il y aurait à comprendre? Que nib. Surtout pour toi. Moi, je sais où je vais. J’ai des panards à GPS intégré, donc pas de soucis. J’ai des projets, des envies et aucune raison de m’affoler par rapport à tout ça. Sauf en ce qui concerne ce foutu temps. Ça, je reconnais que ça m’agace prodigieusement. Et ce qui m’agace encore plus, c’est d’avoir fait tout un soliloque pour m’expliquer pourquoi j’ai pas le temps. Alors que pendant ce temps là, j’aurai pu avancer sur bien d’autres choses à la place.

Bref, je voulais te dire que j’ai pas le temps. Et ça me saoule.

Mais promis, dès que j’arrive à mettre un coup de godasse dans ma pendule, je reviende. Croix de bois, croix de fer, de toutes façons j’irai en Enfer.

Mais je gère 😉

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Et voilà, j’y suis enfin arrivée.
Pour la première fois de ma vie, j’aurai réussi à boycotter:

ET Noël
ET le jour de l’An.

Pas peu fière sur ce coup là, j’avoue. Passer entre les mailles du filet s’avère hautement complexe. Toutes ces invitations en veux-tu-pas en voilà-quand-même… Bref, pour me féliciter de cette irrémédiable décision, ce soir, je mange de la terrine au piment d’espelette. Oui bon, ok. T’en a  rien à braire de mes histoires de pâté. Non mais je t’explique, ça fait un bail que j’ai arrêté ces saletés. Oui, je parle du pâté, là… Mais bon, exceptionnellement… et puis c’est du bon celui là, du bio roulé sous les aisselles de mémé et tout… Le top of the top, en somme. Fallait bien ça pour fêter ma victoire. Bonne bouteille de vin à l’appui, bon pain, bonne terrine donc et bons… … ??…  (`_´)ゞ  … Mais où t’est-ce qu’y sont-ils passés?…..

                                                                               ….. 。・°°・(>_<)・°°・。……
Et merde.
J’savais bien que j’oubliais un truc en faisant les courses. Les cornichons.. J’ai ou-bli-é les cornichons, Damned. Les cornards, la cerise sur le chapeau, le pompon sur le gâteau, bref. Misère de misère, saltimbanque hérétique, vas! Comment t’as pu te faire ça? Non mais je rêve, tu viens de foutre ta soirée en l’air, bougre de bougriture!!
Hé, hooOO… là, du calme. On arrête de se shampouiner la cervelle deux secondes. Ça va, c’est pas la mort non plus. Pense à tous ces gens qui ont été obligé de:

– se fader la  famille, belle famille, enfants de Navarre, amis dépressifs et/ou relous comprenant: copain exubérant même pas drôle, grue à talons aiguilles et rire fabriqué par des chinois, chien crade sur le tapis en coco tout neuf, musique de merde ou TV en fond sonore… Vas-y, fais toi plaise et complète la liste. C’est le moment ou jamais de te défouler.

– passer sur la roue des supplices, option repas intempestifs, interminables et indigestes. Et pour les encore moins chanceux, les damnés de la cuisine: la préparation du dit repas et tout le stress de série . Dis moi petit cuistot, alors c’est bon? T’as pris ta dose pour l’année, là? Ça y est, tu t’es bien juré tes grands Dieux (que tu peux laisser là où ils sont, les dérange pas pour moi) que l’année prochaine, ce sera plus toi? Arrf.. Fais moi rire. De toutes façons, ça se passe toujours comme ça, c’est d’un prévisible ennuyeux…
– « Mais pourquoi tu trembles chérie? »
– « Le pain!! oON A OUBLIE LE PAIN, Georges!!!!!!!… RRhhaaaaaa… *TAUX DE PRESSION OPTIMALE* … Vas y, prends un couteau et tranche moi la gorge, Georges! Plus jamais, tu m’entends?! Plus jamais je m’occupe du repas! »

Que tu dis. Puisque one year later:
– « Mais pourquoi tu trembles chérie? »
-« Les serviettes!! oON A OUBLIE LES SERVIETTES, Georges!!!!!!!… RRhhaaaa…… »
La suite, tu la connais.

– supporter Tonton Louis le facho, qu’on lui aurait bien mis notre poing dans sa grosse face d’arien, mais que finalement on dira rien parce que c’est les fêtes et qu’il ne faut en aucun cas jouer le justicier au risque de gâcher ces précieux instants de bonheur suprême. Et puis d’abord, on est lâche tolérant, nous. Quelle belle échappatoire, ça, « la tolérance ». Tiens, t’en veux un sujet de débat pour tes prochaines fêtes? En voilà un tout cuit : faut-il être tolérant? Faut-il passer au dessus de ces principes, passer au dessus à s’en avaler la langue, les amygdales et tout ce qui traîne quand on te sort -et avec le sourire, steuplé- : « qu’il faudrait mieux brûler tous ces étrangers qui nous piquent nos alloc », « que les clodos qui font la manche sont des faignants de première catégorie qui ne méritent rien de plus que leurs puces » et que « l’avortement est un crime divin, bénis sois-tu Saigneur » tandis que « l’excision est une excellente chose pour toutes ces putes du Tiers-Monde » ? (Ha! tu bouillonnes là, hein? Si, si, je le sens bien…) Alors, faut-il accepter des propos et/ou agissements de la part des autres qui vont à l’encontre de nos principes sous couvert d’être tolérant? allé, vas y, dis moi? Rendu des copies dans 2 heures.

–  Payer à crédit, en faire, se prostiputer, mettre la baraque en hypothèque, vendre un rein, le chien, le gamin, le prostiputer lui aussi, faire un casse, diler du crack, en fumer un peu au passage et pas être sage… Bref, tout et n’importe quoi pourvu que t’arrives pas les mains vides le jour J -non, mais ça se fait pas, c’est tout- et que tu puisses faire pleins de cadeaux inutiles aux personnes qui, en toute logique, n’aimeront pas ce que tu t’es fais chier à leur trouver de toutes manières. Comme tu n’aimeras pas ce qu’ils t’ont offert. Ouf… Heureusement que tu peux les revendre ces saloperies hein..? Quoi? Kessia? T’aimes pas le joli vase en porcelaine avec des petits canards dessus et les petites fleurs -en plastique- qui vont avec? Ben quoi? C’est Noël, on fait des cadeaux. On a pas dit des cadeaux -biens-.  Allé, sois pas bougon et vas quand même remercier l’autre tâche pour son geste. Et ses goûts de 1742. Et puis vas poser ton vase, là, sur la table du salon que tout le monde le voit bien. Voiiilà, c’est ça.

– finir dessécher à force de se bavouiller mutuellement dessus et aphone, faute de gueuler aux quatre vents -plus ceux que tu prends dans la mouille- « Bonne année, bonne santé », « Meilleurs voeux » et toutes les niaiseries à venir. Un peu d’innovation mordiable! Tellement académique, si artificiel, prémédité, circonscrit (et puis bien chrétien, aussi) de se balanstiquer des « je vous la souhaite bien bonne » à la pelle. Même quand t’aurais bien eu envie d’y lâcher un  » Que le cul te pèle, vil mécréant » à la place (oui, si tu l’aimes pas, tu l’aimes pas hein..). Politiquement incorrect, c’est certain. Mais laissons donc la politique à ceux qui sont payés pour. Même si ça ne se voit pas toujours.

….

Hum.. Hum… La liste est longue comme le bras du Père Coca Noël. Passons donc le reste sous silence -ça me changera- et revenons-en un peu à nos histoire de cornichons.

Le problème avec les choses addictives comme les condiments ou bien de fêtes de fin d’année, c’est que ça dénature pas mal le goût. Ce qui n’a plus aucun sens puisqu’à l’origine, il s’agissait seulement (=>pour les incroyants. Les autres, j’en parle même pas ou ça va prendre trois pages de plus… Déjà que j’me contiens) d’égayer ce quotidien  morose en y apportant un petit plus. Mais ce petit plus c’est bien trop vite transformé en Bonus-Champignon-Super-Mario-Bross-puissance-4 que si tu l’as pas, tu peux pas finir le jeu. Dans ton cul.
L’être humain est décidément un sale petit goret. Goinfre de bas étage, se rassembler tout simplement autour des personnes qu’on aime, c’était pas suffisant. Il en fallait plus. Le résultat? Un consensus tout aussi foireux que pernicieux, dont l’idée majoritaire se résume dorénavant à bien connaître la conjugaison du verbe « acheter ».
Et qui c’est qui a décidé de détraquer la machine à bonheur en transformant ces instants de convivialité en une énorme bombe à paillettes qui m’aveugle tellement les yeux que j’ai failli crier à l’attentat? Et bah oui, c’est toi. Et ton « pouvoir d’achat ». C’est vous, Ce sont eux. Ça aurait même pu être moi.  Mais en ce qui me concerne et malgré mes nombreux travers, je suis partie visiter la lune il y a déjà de cela fort longtemps sans jamais être vraiment redescendue. Depuis, je passe le plus clair de mon temps dans le flou de mon labo lunaire à rêver d’utopies, tout en sachant que c’est parfaitement illusoire. Et ça me fout le cafard.

Ça me fout le cafard de croire qu’il n’est désormais plus possible de passer de bons moments autour d’un grand et simple plat de on-s’en-fout-de-c’qu’y’a-dedans (spécialité locale) tout en jouant à des jeux de société et pourquoi pas, refaire encore une fois le Monde avec toi mon ami. Même si on aura tout oublié demain tellement on été torché.

Ça me fout le cafard de constater à quel point le monde est bien apprivoisé d’attendre le moment des fêtes pour se convier mutuellement les uns chez les autres. Et de se laisser crever le reste de l’année.

Ça me fout le cafard se savoir qu’en règle général, c’est la majorité qui l’emporte. Putain de majorité…

Ça me fout le cafard d’avoir le cafard. A la place de ma terrine, j’aurai du acheter du chocolat pour me neurotransmettre du bonheur à grand coup d’endorphine. Mais ça me fout le cafard de penser à devoir en arriver là.

Ça me fout le cafard de me dire que tu ne comprendras surement pas ces lignes parce que t’es trop occupé à resserrer tes oeillères pour pas regarder le Monde qui s’écroule. Aussi, laisse moi quand même te rappeler que c’est justement parce que tu te voiles la face un peu plus chaque jour que le Monde se casse la gueule. Ce Monde, ton Monde que tu contribues à défoncer avec ta Visa-Gold-Master-Loose en ne réfléchissant pas un seul instant à ce que tu fais avec. Ni à pourquoi tu le fais.

Alors, vas-y. Prends du courage en barre et pose-toi la cette putain de question. Qu’est ce que tu veux faire avec toutes ces fêtes? Camoufler, agrémenter, pimenter, Bref.. Traficoter la banalité?
Mouaif… Fais gaffe quand même. Parce que c’est comme les cornichons. A force d’en mettre partout, on ne sait plus vraiment le goût que ça a en dessous.

….

Demain, 1er Janvier 2013, on aura dépassé toutes ces conneries. Et l’insipide train-train quotidien de la vie reprendra.
Tant mieux. Ce retour à la normal attendu avec une certaine avidité me fera sans doute enfin passer cette exécrable humeur qui, chaque fin d’année,  me gagne un peu plus.

Sans doute… Mais j’en doute.

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Très cher petit Pantin d’humain,

Voilà.

Si on se retrouvait pour fêter Noël, c’est ça que je t’offrirais.

Ce petit tract pour t’expliquer à quel point tes petits panards en bois marchent à côté de leurs godasses et que les grosses traces d’orteils bien crades que tu laisses sur mon joli tapis en coco me donne proprement l’envie de te faire bouffer les appendices ci-dessus mentionnés tout en t’étranglant gentiment avec tes ficelles.

Heureusement pour toi, je ne fête pas Noël.

Et je suis de bonne humeur.

Alors:

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Ne m’en veux pas, je t’aime quand même… surtout en salade avec des pignons de pins et des croûtons.

« Qu’on m’empale celui qu’y a des piercings, là!! Quoi? Comment ça « c’est pas très chrétien » ?? Rien à foutre moi, d’vos conneries… Oh, et puis brûlez moi un ou deux roux qui traînent là, aussi… C’est vrai quoi, c’est pas la fête tous les jours.»

C’est vrai. C’est pas tous les jours la fête. Et cette année, on fêtera peut être même pas la bonne année, .
Non mais parce qu’avant de pouvoir se lécher confortablement la poire sous une boule de gui en plastoc de chine, faudra quand même  -juste- survivre à la fin du Monde, heeiiin… FAILING SYSTEM.
MAIS -Histoire d’être optimiste 2 minutes- admettons que l’apocalypse annoncée ne soit en fait qu’une sacrée bonne boutade de vieux Mayas décédés « OooOoh… It’s Joke? Realy? Ha ha ha! It was so funny… *FUCKING SMILE* … I Hate you. » , parlons un peu de ce qui se passera si on arrive jusqu’aux fêtes de Noël.
Déjà, faisons un point. Qu’es aco Noël?
Ne bougez pas mes chers petits, je vais vous compter l’histoire… et:

Once upon a time un couple joyeux qui vivait au milieu de pas grand chose.
Marie, femme au foyer et invétérée clubbeuse s‘échappait régulièrement le soir pour aller groover sur la piste du Nazareth‘Palace (célèbre boîte de nuit en ce temps) pendant que Joseph, mari ultra-conservateur et partisan de l’abstinence même post-mariage (Oooh le con…), s’occupait de ses bêtes.
Malheureusement et comme dans chaque conte il faut un élément perturbateur pour foutre les miquettes et révéler l’intrigue, Marie finit par se faire dûment violée sous GHB lors d‘une de ses escapades (normal, elle avait mis sa jupe de tepu). Bien sur, elle tomba enceinte (plouf) et il fallut peu de temps à Joseph pour s’apercevoir que sous sa toge, Marie portait le fruit de son erreur qu’elle payait le prix fort. Désabusé, il voulut divorcer pour ne pas subir les railleries alentours quant au comportement parfaitement volage de sa moitié. Mais, Marie qui était une sacrée p’tite futée, détourna son gros ventre en signe divin et réussit à faire passer sa vessie pour une lanterne. Expliquant à son époux que c‘était la faute de Gabriel, ange à temps plein, si elle se retrouvait dans cet état pitoyable. Plan qui fonctionna à merveilles puisque Joseph (crétin confirmé) la cru.
Pour oublier leur engueulade, il lui proposa d’aller faire un tour à Bethléem et de manger un bout dans un p’tit resto sympa. Seulement voilà, c’est la que ça se corse. Excès d’apéros, repas au gros rouge, digestion au génépi, Joseph n’était plus en état de conduire décemment sa charrette. Le mari éméché décida donc de se faire péter un hôtel pour la nuit et de repartir le lendemain. Marie était comblée. Mais, vas savoir pourquoi, les hôtels étaient tous bondés (comme par hasard…). Ils marchèrent, ils marchèrent…. Jusqu’à ce que, Joseph, les paupières lourdes et l’haleine empreinte d’émanations toxiques, ne pu avancer d’avantage. S’écroulant sans plus attendre sur une botte de foin non loin d’une étable. Ronflant tout son sou qu’il n’avait pas dépensé dans la chambre d’hôtel. C’est alors que Marie commença à se sentir mal. « Les crevettes n’étaient pas fraîches » pensa-t-elle. Des gargouillis, un mal de bide incroyable et une envie de gerber comme jamais, elle se jeta sur son sac et fouilla « Flûte! Plus d’Imodium… ». Ce qu’elle ne savait pas en réalité, c’est qu’elle était sur le point d’accoucher. Dans une étable pourrie, accompagnée d’un mari beurré. Vive la soirée.
Comme prévu, elle mis donc  bas un 25 Décembre à 0h12 (selon datation carbone).
Mais le pire restait à venir. Non loin de là, un boys band dans le vent, les « Rio’s Megas » (que les évangiles travestirent par la suite en « Rois Mages » – beaucoup plus révérencieux) rentraient eux aussi d’une soirée bien arrosée. Les bitchs avaient coulé à flot, le sky ingurgité en perf et la Marie Jeanne fumée jusqu’à la moquette (oui je sais, ça veut rien dire..). Bref.

Ne manquaient plus que quelques substances psychotropes à ajouter pour finir la soirée sur un bon trip. Et là: patatra. Game Over, gros spleen, chute sévère et descente aux enfers. Dans leurs délires, notre trio de stars cru apercevoir un énorme astéroïde s’apprêtant à dévaster l’Univers tout entier.
Fortement hallucinés et parfaitement résignés à l’idée de trépasser en haut du top 50, ils décidèrent d’assister à cette fin du monde en suivant l‘astre au plus près. C’est comme ça que sans GPS, ils traversèrent une bonne partie de l’Orient, découvrir l’Amérique, firent trois fois le tour du Louvre à cloche pieds et arrivèrent complètement défoncés dans l’étable où Marie venait d‘enfanter le premier humain suffisamment con pour finir empalé volontaire à 30 ans.
C’est sur ce quiproquo que la Nativité pris tout le sens qu’elle n’a pas.
(Pour ceux que la suite intéresse, bientôt un best-seller à paraître: « la vie cachée de Jésus, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander. » )

Depuis, chaque 25 Décembre, on célèbre cet évènement et c’est la méga teuf générale sur une grande partie du globe.
Enfin, pour tous ceux qui ont de quoi acheter des cadeaux. Les autres, ça compte pas.
Business, business.
Ne comptent pas en sus des pauvres, les incroyants, les croyants mais pas à ça, les rebelles végétariens anti-zigouille de dinde et nos amis de Green-Peace, qui veulent pas qu‘on tronçonne des sapins pour les afficher deux jours près du radiateur avent de les jeter à la benne. Pas sympas les gars, ça… qu’est-ce qu’on va décorer nous, maintenant??

Pour résumer, Noël est une secte dont les prétendants doivent impérativement:
1- Claquer un max de blé en un temps record (Rrrhoo.. Si on peut même plus se faire plaisir, hein…),
2 – N’avoir rien d’autre foutre ce jour là (mais laisser quand même la télé allumée au cas ou on se fasse chier pendant le repas en famille…),
3 – Connaître des chansons comme « Jésus revient, Jé.. éésus revient.. ! Jésus revient mais pas trop viiiite… » ,
4 – N’éprouver aucune honte à becter de la barbak à plumes. Et pour les mômes: des poussins compressés, également surnommés « Nuggets » (moins démoniaque)  ,
5 – Posséder un sapin, plante verte, chien… décoré outrageusement et avec tout le mauvais goût possible et inimaginable. Sinon, c’est pas drôle. (Au pire tu mets un bonnet rouge, ça passe aussi. Mais QUE si y clignote.)
Voilà donc les cinq points fondamentaux pour espérer adhérer au truc. Sans quoi tu sors => * EXIT* <= Merci d’emprunter la sortie la plus proche.

Et pour ajouter une dernière touche de youpidou à la magie de Noël, faut bien penser à préparer psychologiquement les p’tits n’enfants tout le reste de l‘année. En leurs expliquant que quelque part entre Roswell et le Pôle Nord, y’a p’tit gros tout rouge, armé d’autant de rennes que de patience, qui poireaute les miches au froid en buvant du Coca light avec une tripotée d’ours polaire… (enfin, les deux qui restent), tout ça  pour apporter dans la nuit du 24 Décembre, tous pleins de beaux cadeaux fabriqués par des nains de jardin sapés du plus moche des verts.
Ah, comme c’est miiiignon!
Bien évidemment, on passe sous silence et pour le plus grand bien de nos chérubins le fait que les p’tits lutins qui travaillent dans la grande usine du Père Noël; en plus de se peler leurs grandes oreilles; bossent avec acharnement H24 dans une cadence infernale. Le tout sans jamais parler de RTT ni de la retraite qu‘ils ne connaîtront pas puisque trop occupés à combler les attentes frénétiques et perpétuelles de la planète.
Quoi qu’il en soit et vue l’explosion consumériste de ces dernières décennies, nos p’tits potes en vert se trouvent fréquemment débordés. Donc, dans l’obligation de sous-traiter avec MadInTaïwan (nouveau pays émergeant), de déléguer à Samsung (ex-divinité Indoue) et de faire livrer par Zalando (frère de Flash Gordon).

Toujours plus vite, toujours plus beaux, toujours plus gros… toujours PLUS.
Nos exigences augmentent, explosent et sont sans appel. Nous devons avoir ce que nous avons ardemment désiré (2 minutes). A n’importe quel prix. Et dans n’importe quelle condition.
Tandis que nos p’tits larbins de lutins se ratatinent pour nous satisfaire aussi vite que le budget qui leur est imparti, décroit.

Ben moi j’trouve ça bien dommage parce qu’il y a de cela encore pas si longtemps, Noël, quand on était  gamin, c’était juste la fête la plus merveilleuse du Monde. On crampait tous sur le canapé en attendant le Vieux Barbu en mode furtif, histoire de lui taper la causette et vérifier s’il allait manger les cookies périmés qu‘on lui laissait près du sapin.
Quand on ouvrait nos cadeaux, c’était la surprise. Et on aimait ça les surprises. Sauf quand mémé Renée s’était plantée en offrant le dernier CD de Franck Mickaël alors qu’on avait demandé Mickaël Jackson…
Mais bon, à la rigueur on s’en fout, ça fait de bons souvenirs. Et c’est peut être juste ça qui est important au final. Des souvenirs.
Baffrer des papillotes à s’en faire exploser la rate, et pour celles qui avaient des pétards, les tympans. Puer la clémentine (qui curieusement avait des pépins en ce temps…) à trois kilomètres à la ronde, etc. Le bon temps, quoi. Aujourd’hui, les papillotes, c’est pour les yeuvs (vieux des temps modernes). Nouvelle forme d’obsolescence programmée, Ferrero a pris le contrôle. Kinder aussi. Ce qui en revient même de toutes façons. On mange des kinders bueno white (pour rappeler la neige, sans doute), des rochers Suchard (désolé, trouve pas le rapport), on boit du champagne vert et insipide que comme il s‘appelle « Ruinart » et qu’il nous a bien ruiné on fait semblant qu’il est bon, du foie gras ne reste que les OGM et les huîtres ne recèlent plus aucunes autres perles que celles des morceaux de goudron rejetés par paquebot express.
Y’a pas à dire, c’est vraiment chouette Noël aujourd’hui.
Durant les préparatifs, on se prend pour des ricains. Toujours plus de déco, toujours plus d’électricité, toujours plus d’argent qui file à toute allure direct dans les poches des manias de la manipulation. Parait qu’on a toujours eu dix ans de retard sur les Etats-Unis. Pas en ce qui concerne la connerie, visiblement.
On campe devant la Fnac en attendant la sortie de la dernière playstation 6200-S, la dernière Wi-U(uuuh..T’as vu chérie le prix qu’ça coûte..) que même les SDF du canal Saint Martin y s’foutent bien de notre gueule tellement nos tentes elles sont moches. On se fait livrer par Amazon, rue des Temps Modernes 69 666 TAYLORISMAVENUE. On fait des prêts, des crédits à taux 10 000 pour offrir la dernière Nespresso (normal, y’a Georges Clooney dedans) et on s’habille comme des nababs, histoire de ne pas ressembler à rien une fois par an.

Tout ça pour quoi au final? Revendre le maaaagnifique et hors de prix robot de cuisine High-teck-de-la-mort-qui-tue que belle maman s’est fait chier à commander sur Darty.fr. Faire tomber le nouveau portable dans les chiottes parce qu’il était dans la poche arrière du slim taille basse acheté sur razlatouffe.com avec les sous de papa… Noël. Laisser moisir dans un coin le pull vert lutin que tante Marie-Jeanne a tricoter avec la moquette (elle aussi) au profit du sweat Lacoste que tonton Louis à rapporter de Bangkok. Ou bien encore, on pleurniche que Madame ait reçu la voiture, la maison, la moitié des biens et la garde des mômes. Salope…
Finalement, pas de quoi se plaindre. On est tous comblé.

Mais c‘est quand même marrant parce que l’anagramme de CADEAU, c’est AUDACE.
Tout ce qu’on oublie d’apporter pendant les fêtes.
Normal, ça s’achète pas…

… encore.

On verra l’année prochaine.
Ah bah non, on sera tous morts.

Et bonne année.

« Ton amitié m’a souvent fait souffrir ; sois mon ennemi, au nom de l’amitié. »
William Blake, Extrait du poème à William Hayley.

Ahhh.. William! C’est beau ce que t’as écrit là…
Perso, j’te kiffe. Et en toute sincérité, j’aurais bien aimé vivre à ton époque. Candide.
Oui, candide.Parfaitement. Parce que tout romantisme est mort ici, vois-tu.  De nos jours, tout n’est plus question que de logique et de faits vérifiables. Par cette science et son incommensurable pelle à détecter pour mieux prouver, détailler, quantifier et hiérarchiser chaque chose en ce monde. Hiérarchiser chaque chose pour lui donner un sens. Même en ce qui concerne les sentiments.
D’ailleurs, en mathématiques, un moyen mnémotechnique annonce que:

Les amis de mes amis sont mes amis, soit: + et + = +
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis, aussi: – et + = –
Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, donc: – et – =  +

Fort bien tout cela. Mais est-ce une loi véritablement immuable en ce qui concerne les rapports humains?
N’oublie pas William, je suis de ton côté. Et les poncifs n’ayant d’emprise que pour celui qui ne veut pas chercher, vérifions les trois hypothèses ci-dessus mentionnées par les quelques mises en applications suivantes. Et admettons:

1) + et + = +
Soit, que mes amis aient des amis pas trop relous et que comme ils sont les potes de mes potes, je copine avec. Ce qui me ferait du rab d‘amis. Et le rab, c‘est pas mal au cas où j’en perde un en forêt et qu’il se fasse bouffer par les loups. Non mais c’est vrai… perdre un ami, c’est très mauvais pour l’égo. Autant prévoir.

2) + et – = –
Soit, que je n’ai pas avalé mes cachets ce matin et que je me prenne pour Batman. En planant (sur Gotham, bien sûr..), j’aperçois tous mes amis se promenant dans une ruelle bien évidemment sombre et lugubre, quand soudain… un troupeau de supers vilains apparait. Ni une ni deux, je leur fonce dessus pour les castagner proprement de mon bras vengeur. Et oui, je suis Batman. Et on touche pas à mes amis.

3) – et – = +
Soit, que j’ai recommencé mon traitement (oOouf… il était temps) et qu’en vérité sans mon costume, des amis, j’en ai pas. Mais comme par hasard, au cours d’une nuit ou je ne dors pas, je recroise mes supers vilains de l’autre fois. Et de peur que je leur remette une méga trempe (car même sans costume, les supers vilains reconnaissent évidemment mon impressionnante musculature), ils me proposent une alliance pour dénicher leurs rivaux afin de s‘acquitter de leur traîtrise passée. Et voilà, Je m’suis fais de nouveau potes. C’est pas merveilleux?

Si. Ca l’est. En théorie.
Et justement, dans cet échafaudage de théories comportementalistes, reste à considérer la logique du sujet. Seulement, qu‘est-ce que la logique?
Je suis sûre mon cher ami que tu t’accorderas pour illustrer la logique par une forme de rationalité. Rationnelle, car conçue par entendement. Entendement de chaque individu. Individu ou : entité autonome qui ne peut être partagée ni divisée sans perdre les caractéristiques qui lui sont propres.

Conclusion: le propre d’un individu étant précisément de se créer sa propre logique; en dehors du fonctionnement général et social pré-établi; comment serait-il possible d’avoir des amis prédéfinis par le simple fait d’être seulement des amis d‘amis? Et vice-versa pour le reste. Cela semble bien en dehors de toute rationalité.  Tu me suis, William?  Bien.
Car pour compliquer encore un peu nos calculs, ajoutons à la science une autre loi. Physique cette fois ci. Affirmant que : « les contraires s’attirent tout autant que deux pôles identiques se repoussent»…
Ben voilà, c’est le bordel. Car dans ce cas:

Les amis de mes amis deviendraient mes ennemis,
De même que les amis de mes ennemis deviendraient des amis,
Tandis que les ennemis de mes ennemis resteraient mes amis…

Tiens, tiens…
Curieux. Seul le dernier énoncé ne change pas. Faudrait-il  dans ce cas avoir bien des ennemis dans la vie pour réussir à se faire quelques amis?
Autant dire que je suis mal barrée mon p’tit Willy, car en y réfléchissant bien, des ennemis:  j’en ai pas. The boucle is boucled. I’m alone…

Enfin, quand je dis que je n’en ai pas, en vérité j’en ai bien quelques uns.
Dont un plutôt coriace que même avec du K2R, ça part pas. « Extrémisme » , qu‘il s‘appelle celui là. Et sa grosse bande de looseurs, j’ai nommé: Religion, Homophobie, Racisme, Ostracisme, Traditionalisme, Normalisation et Individualisme… sans oublier tous les plus timides. Toujours sur le coup ceux là. Et surtout prêts à t’en mettre un. Vraiment, je l’aime pas ce gang. Parce que je sais pas comment y font, mais ils arrivent toujours à convaincre trop plein de monde de se rallier à eux et que bientôt, se sera trop la guerre partout. Et c’est gonflant la guerre.

Y’a également c’te peste « TV », qui me titille depuis un moment. Elle me suis partout, c’est pas croyable! Même au supermarché quand je suis en train de payer à la caisse, elle est là, derrière moi. Et elle passe juste plein de pub pourries pour que je la déteste encore plus. Mais le pire, c’est quand t’es invité chez des gens et qu’elle se ramène aussi (sans invit’, bien sûr). Et toute la soirée elle te fait chier à déblatérer tout ce qu’elle (ne) sait (pas). Elle arrête jamais de parler, la garce… Et tout le monde l’écoute et n‘a d‘yeux que pour elle. Et toi, comme une con, ton verre dans les mains, t’as plus qu’une seule envie: le finir au plus vite et te barrer. Loin, très loin.

Et puis y’a ce nouveau, là, « Illogisme ». Et sa copine « Industrialisation », qui me font des misères. C’est dingue, mais depuis quelques temps, ils essayent de me faire bouffer des tomates en hiver… Sont cons ceux là! Ils me gueulent dessus quand j’ai pas envie de décrocher mon portable et y m’disent que si j’achète pas des jeans très chers que des p’tits tunisiens ont sablé dans des caves et qu’après y sont morts, tout le monde va se foutre de ma gueule. Des fois, y donnent même des farines d’animaux à des herbivores et après y m’disent que si je mange pas de viande, j’aurais des problèmes de santé plus tard. Le pire, c’est qu’ils arriveraient presque à me faire culpabiliser ces abrutis des fois…

Bref.
Je ne vais pas te faire l’apologie de tous les ennemis que j’ai en fin de compte, car la liste est finalement bien longue. Et le but n’est pas là.
Où est-il dans ce cas? De te mettre en garde Ô grand toi mon ami, tout simplement. Car vois-tu, peut-on s’en référer au maths, aux pôles magnétiques, à la logique, la soupe de Mémé ou au temps qu’il fera demain… même à de beaux adages comme le tiens, William… Méfies-toi. Et sache qu’il y aura quand même et toujours des ennemis qui ne resteront toujours et quand même…

QUE des ennemis. Rationnels, ou pas.

La seule question à se poser finalement, c’est où sont nos amis…

Enfin, j’ai trouvé. Remarque, mieux vaut tard que… qu.. qu’encore plus tard, hein.
Because à force d’attendre, ben y’ a un moment ou c’est trop tard.
Simply life.

La tête dans le sac comme chaque réveil de cette vie et mes cheveux qui s’étaient encore fait la guerre jusqu’au crépuscule, sans parler de cette omniprésente humeur de grizzli… Bref, en me levant ce matin, même ma super chopine de caféine en barre ne réussit à me sortir la tête de ce brouillard. Il y avait quelque chose de pourri dans l’air. Quelque chose qui clochait chez moi depuis plusieurs jours.
Enfin, plus que d’ordinaire.
Un enthousiasme mort, une envie de sortir subsaharienne et la perspective de voir quiconque me déclenchant d’odieux hoquets .
Enfin, encore plus que d’ordinaire.

Chez moi, c’est chronique. Et obsessionnel. Il me faut des périodes sabbatiques durant lesquelles je peux jouer le plantigrade mal luné jusqu’à en crever. Faire un reboot social et exhumer ma face cachée mise volontairement en standby le reste du temps. En somme, des périodes durant lesquelles je me laisse divaguer à mort. Fermée comme une huître, un gros tampon mental sur le front précédé de l’annotation « foutez-moi la paix » en guise de mémorandum .
Seulement cette fois-ci, aucun signe de divagation. Plus de rêves. Rien. Que dalle. Basta.
Comment donc? Ô Panique! Ô Désespoir! Mais qu’est-ce qui se passe dans ma tête, bon sang?
Un manque de magnésium, peut-être…
Non. Pourtant je sentais bien qu’à l’intérieur de mon petit cortex, s’agitaient insolemment une tripotée de neurones auto-didacts. Joyeux bordel que le leurs…  Bande de connards. Bon, et si j’entrais en communication, histoire de voir un peu ce qui s’y passe?

– « Heu hum… Dites euh, les gars.. j’peux venir? C’est pas que, mais j’me fais un peu chier en bas toute seule… »
– « Ha bah te voilà! Pas trop tôt… Bon, ok, tu viens. Mais tu fermes un peu ta gueule pour une fois et tu nous écoutes. Ca fait des plombes qu’on te révolutionne le cigare… On va pas t’organiser un festival  à chaque fois qu’on a quelque chose à te dire, non plus. T‘es pas la Reine d‘Angleterre, bordel…»
– « Non mais dis donc, toi la crevette, làà…. Tu vas te calmer un peu… »
– « NAN!! On est pas payé à l’heure, nous… Pas que ça à foutre, Ho! »
– « Ben.. envoyez-moi un texto la prochaine fois, ça ira plus vite… Z’êtes cons aussi… »

Bref.
Joyeux bordel. Et bonne année.
Et justement, chaque année, c‘est pareil. Pourtant, chaque année, j’oublie. Et du coup, c’est la dissidence chez les crevettes… heu.. neurones, mes neurones. * INSOLATED SYSTEM*
C’est pas compliqué pourtant, bon Dieu.. J’devrais m’en souvenir. Et ben, non. Faut toujours que je parte à la découverte de cette intra mutinerie générale pour m‘apercevoir qu’à l’approche des fêtes, de la fin de l’année et de la mort qui s’approche toujours un peu plus… Aahaa.. fatale destinée!… que je pète tout simplement un câble. Grille le tampon, fume le tapis, m’engouffre dans le siphon et un siphon, font, font, les petites marionnetteeeuuh….
En somme, en clair, entre autres, je fais le bilan :
0 _o )  <= Voyez donc mon air enthousiaste quant au résultat de cette année, parce que ben…Pppfffff…
Encore un échec.
Et en plus, je vieilli.
Et en plus je vieilli mal.
Encore plus mal… Mais qu’est-ce que je vais faire de moi??!

– « Ben, j’dirais bien des sushis mais t’aime pas ça… alors… »
– « Oh toi, ta gueule, hein… Tu ferais mieux de nous trouvez des idées parce que là, j‘tourne en rond.»
– « Ben, fais des gosses, ça t’occuperas! »
– « Non, mais t’es malade ou quoi? Tu me vois, MOI, avec des gosses ??! Trop LOL, allé c‘te guedin…»

Extrait d’une « Discussion avec moi-même » , paragraphe 1, § 12.
Invendable en librairie.

Voilà ce qui me dilapide en ce moment, m’epprouvante et étale mon peu d’âme restante sur la roue des supplices: J’aime les gosses.
…Oui, je sais que, posé ça comme ça, à froid, ça peut faire drôle… (cherchez le double sens) Surtout pour moi qui me croyais à l‘abris de ce genre de vices…
Oui, parce qu’il faut avouer qu’avant, j’aimais pas du tout trop ça. Les enfants. Bébés, ados… bref. J’étais normale, quoi. Toutes ces p’tites choses excessivement baveuses et limite flippantes, n’ont jamais été ma tasse de thé.
Pourquoi? Parce que. Fin du texte. Naaan.. Je blague, hein:

GRAND A) :
1- pendant un bon moment, ça  parle pas ces bestioles. Et 2- quand ça découvre que ça possède des cordes vocales, ça baragouine par méandres onomatopiques jusqu’au jour ou 3- ça tente une phrase sans accord ni conjugaison. Plus tard, vers l’adolescence 4- ça gueule dans tous les sens et là, tu regrettes que finalement ça ne soit pas resté en phase 1-.
Et moi, j’aime pas qu’on me gonfle. Surtout le matin.

GRAND B) :
1- J’imaginais les premières années d’un môme chiantes à mourir pour cause de dépendance affectivo-abusive de la part des parents. « Aaa quiii céé le bibiii? Aaa quiii céééé..? ». Non, sans dec’. Même moi j’comprends pas c’que ça veut dire. Alors un chiard…
2- Craignant en retour (de bâton) dès l’âge ingrât, toutes sortes de reproches fondées et éternelles, comme:
– « Mai P’tain!! Pourkoi tu veu ap’s macheté  1 I-phone 12700-WXYZ !!?! O la yeuv, g 13 an, t‘sais!! G le droi 2 parlé par texto m1tenan…»
ou encore:
– « Tsss… tu t‘es encore gourée sur la marque de céréales… C’est des « Lions » que j’mange, pas des « golden Gram’s »! C’est pour les vieux de ta génération , ça: les « Golden Gram’s ». La prochaine fois, achète aussi des « Cheerios », t’auras l’impression de retomber en enfance.. (Re)Tsss…. fais chier. J’’retourne dans =>MA<= chambre me suicider les oreilles avec mon mp3 puisque tu me comprends pas dt’ façon… »
Fin du 2, début du 3- Glorieuse époque entrouvrant la porte de la fatale destinée émotionnelle qui attend notre jeune et bulbeux adolescent sur sa vie d’adulte, et qu’il manifestera:
– soit par une haine sans nom ni précédent quant au fait de ne pas avoir choisi (quand il n’était pas né) de venir au Monde. Tout cela dans le but de mieux s’irresponsabiliser encore un peu plus en justifiant le fait de sa propre existence par l’égoïsme profond et malveillant de ses géniteurs.
Bande de salops, vas…
– soit par un amour totalement désintéressé de l’héritage familial, accolé à un masque tragi-comique affiché sans relâche (des zygomatiques). Le but étant d’appuyer par pressions constantes sur la corde sensible de Papa et Maman, qui, de leurs côté n’aurons plus qu’une obsession: Abeous papam et culpabilisons, chéri.
– soit par un comportement étrangement sain, réglant ces comptes à mesure de sa vie de petit boulet sans chaînes. Ce qui, quoi qu’il en soit, ne garanti en aucun cas que des heurs à venir ne seront pas à prévoir. Un humain, c’est complexe. Et salement lunatique.

CONCLUSION par GRAND C) :
A part casser la tête des grands, bouffer un oxygène considérable de même qu’un espace vital pourtant indispensable, ça sert pas à grand choses les gamins. Néanmoins, y’a des trains d’idées qu’on arrête pas. Ou plus. Ô fatum destinée! Que me laisses-tu à penser? Que je suis finalement horriblement clichée et que pour satisfaire mes hormones de primate de même que mon égo démesuré, il me faudra un de ces jours  posséder un de ces étranges petits jouets?…
Un p’tit truc que tu pourras même aimer, lui apprendre des valeurs antédiluviennes en lui développant sa conscience innocente pour en faire un futur petit soldat de la vie… Oouuuh c’est choupidou!! Et vraiment trop naze.
J’ai vraiment des idées à la con en ce moment.

Mais heureusement dans mon Nébularium, j’ai parfaitement le droit de ne pas l’être…

Parfaite.

AVANT-PROPOS :
Ce texte est sale, plein de « jt’écris comme j’te parle », de mots moches et d’expressions pourries. Les sous-entendus sont graveleux et les dialogues d’une clarté nébuleuse. Catharsis, ironie et  sarcasme volant dans tous les coins de page, ainsi que texte fignolé au langage « smeus » sont au rendez-vous. Et tout ça pourquoi?
Parce que vous êtes dans le Nébularium!
(Ah oui, y’a plein de « ben » et de points de suspension aussi…)

Parce qu’ à ton image est associée celle de la misanthropie flagrante, ou de la peste… ça dépend des fois, il y a des périodes comme ça ou quoi qu’il en soit, tout le monde te fuit. Agréable de se voir foutre la paix de temps à autres. Malheureusement, dès que l’hiver s’annonce et que l’humidité commence à t’envahir les chaussettes, même une asociale de base comme moi se voit dans l’obligation de se chercher momentanément un mâle pour garnir son plumard et réchauffer… ses pieds.

La tactique est simple. Choper son portable d’autiste et envoyer quelques textos aux potentiels radiateurs susceptibles de venir te remonter le thermostat. Quoi? Vous n’avez pas d’amis prêts à se sacrifier pour la cause? Ou pas d’amis du tout? Ouais, bah comme moi, alors… Comment faire dans ce cas? Y’commence à sérieusement peler dehors. Va falloir s’activer. « Allez HOP! Prends donc tes pieds et vas draguer! Et ne rentre pas sans un numéro, compris?? Ok, ok……………… »

Once upon a time et deux semaines plus tard, voilà que ma sonnerie asthmatiforme donne enfin signe de vie. Prête  à dormir en parka, à la limite de faire le serment de ne plus me tondre les guibolles jusqu’à l’arrivée du printemps , imaginez mon ravissement à l’arrivée de ce texto. Qui plus est, de la part d’un nouvel apollon m ‘invitant à boire un verre « pour faire plus ample connaissance » (<= sous-entendu: estimer si y’a moyen ou pas).

Fort bien, fort bien! J’arrive, j’accoure, je vole et je décolle… Pour me crasher proprement. Mais quel rustre et graveleux personnage! Bougre de rabougri! Fifrelin!! Iconoclaste !!!#&##…$!! Oui, bon ça va. Merci Haddock…

Bref. Mais qu’est ce qui c’est-il donc passé? Revoyons la scène. Magnéto, please.

Petite mise en situation:
Pas trop jolie, pas trop moche, me voilà sur les lieux de ma « first date ». Oui, chez les gens qui ont tué tous les Amérindiens, c’est l’équivalent d’un premier rencard. Mais un rencard propre, quoi. Pas de langues, pas de sexe. Juste une estimation du potentiel de chacun. Et niveau potentiel, j’avoue déjà que je suis au top. Mais plutôt tout en bas, rubrique « Look de Merde ». Description: Pas maigre, mais passe les portes quand-même. Tenues vestimentaires aussi sexes qu’un ours polaire en tutu, sauf quand je me décide à faire un effort. Ce qui aussi fréquent qu’un ours polaire en tutu. The boucle is boucled. Côté accessoires, des ballerines directement importées de chez Doc Martin et cheveux qui voient rarement un peigne, tatouage et boucle dans le pif agrémentent parfaitement mon humeur correspondante au look ci-dessus mentionné.

Bref, arrive X (Pour des raisons de sécurité nationale, aucun nom ne sera divulgué. Merci de votre (in)compréhension). X, je ne le connais que très peu. Même pas du tout en fait puisque nos portables ont juste formellement procédé à un échange de numéros l’autre soir, au bar… quand j’étais bien en deçà de tout. VRAIMENT en deçà… Car finalement et au bout d’un interrrminable quart d’heure, sans musique ni boissons, le sujet de conversation virevoltait déjà  autour du vide intersidéral. Mais venons en aux faits:

– « […] (<= coupure de texte précisant la non consistance de la conversation antérieure) … Waooooh… !  tes yeux… pfiou……. »

Et aller ! Déjà, cette phrase… ou surtout: cette onomatopée, elle m’énerve. Elle m’ ÉNERVE depuis toujours. Ou depuis que j’ai des yeux, j’sais plus trop. Et puis quoi? Ça fait déjà 15 minutes que j’te fais face mon p’tit pote et c’est seulement maintenant que tu percutes que j’ai des yeux??! Mais tu regardais quoi alors… … ( )( ) … ……….. -OooOooH- le-sa-lop! Prélude à l’avalanche d’inepties qui se préparent sans aucun doute entre ta tête et tes couilles, c’est officiel: mon p’tit père, tu vas morfler! J’ suis pas un steak, non mais…

–  « Oui. J’en ai. Et 10/10 à chaque oeil. Incredible, no ? »

–  «  Heu… Non mais j’veux dire qu’ils sont… enfin, tu vois… quoi ? »

–  « Ben oui, j’vois… puisque j’ai des yeux, j’viens de te le dire, t’es con ou bien? »

–  « Non, mais ils sont beaux, en fait… La couleur est chouette… »

– « La couleur qui est « chouette »? La couleur, c’est: vert. V – E – R – T. Tu veux que je te l’écrive au cas ou tu ne t’en souviennes pas?  »

Note pour plus tard: s’assurer que les personnes que je fréquente connaissent la colorimétrie… Passons. Et ouais, j’ai des yeux. Et verts en sus. WaaoOoh!! Mais quel extraordinaire phénomène ! Et dire qu’on est seulement quelques milliards à les avoir de cette couleur, si c’est pas malheureux. Prends donc une photo, un événement comme ça n’arrive pas tous les jours… Ben tiens, justement. C’est quoi ce cliché, là? Sans dec’… t’avais vraiment rien d’autre en stock? Non parce qu’il faut dire que c’est du réchauffé quand même, hein, le coup du « t’as de beaux yeux, kss kss »… Surtout vu le nombre incalculable de connards qui ne trouvent que ce prétexte pour m’aborder, je commence à avoir une opinion très nette sur la « beeaauuuté » de mes yeux…
Quoi? Kesskia ? Brutale moi ? Ouais. Quand je suis de mauvais poil, over. Et faut dire que Lui, il me les gonfle pas mal, les overs.

– « Mais dis donc, t’as un sacré sens de l’humour toi…  »

« Ben, oui. Avec moi c’est « YoupiLand » tous les jours. Pourquoi, ça te dérange? T’aurais peut être préférée que j’eusse été dépressive ?  Chiante à mourir ? Goth hémato-suicidaire ? Blonde à petit neurone compensé par sillicon…ne ? Top model chez Ferm’TaGueul ? ben non, tu vois. J’ai de l’humour. Et de la répartie »

–  «  Donc, t’aimes bien parler.. ? » 

 » C’te question à la conEvidemment que j’aime parler ! J’ai la chance d’avoir en sus de mes yeux magnifiques, des cordes vocales et un larynx associé. Et puis me semble t-il que le propre d’une conversation est de l’entretenir à un minimum de deux. Sans quoi, ça s’appelle de la schizophrénie, … Ducon … Ce que nous sommes tous un peu d’ailleurs. Schizo. »

– « Mmoui… bon, euh… Alors, comme ça,  tu travailles dans une école ? »

 » Comme ça, oui. ».

– «  Humm… *petit sourire tendancieux* … Et comment tu punies les mauvais élèves ? »

Waaoh… mais t’es pire que moi, toi! Sadique, vas!! Que je punisse les… Aaaahhh non.. pardon ,je viens de comprendre.

–  « Ben,  j’ les enferme dans le congélateur. »

–  « Hein? Quoi ?!?? Mais pourquoi ? »

–  «  Les refroidir un peu. Enfin, surement. »

«  Ah ouais… Mais euh…, du coup, t’aimes ça ? … J’veux dire euuh, t’en veux des enfants ? »

–  «  Ben ouais. J’ai un congel  maintenant.  »

–   » … O_O … ?? »

–  « Bon, et si on commandait ? Vas me falloir un truc costaud pour tenir encore un peu… »

– «  T’es fatiguée ? »

–  » J’commence. Oui. »

–  « Donc, tu bois aussi… ? »

–  « Comment ça : ‘aussi’ ?! Tu rédiges une liste de mes défauts ? »

–  « Nooonnn… mais tu fumes aussi. Pas que ça me gène quoi… »

– « Tant mieux. Parce que ça ne me gène pas, moi. Et pour répondre à ta question sans intérêt: oui, je bois ‘aussi’. Tous les jours même, sans quoi on risque la déshydratation. »

–  « Non, mais je voulais dire… de l’alcool. »

Mais pour qui tu me prends, sérieux? Barbie ??  Non mais, regarde-moi deux minutes… Est-ce que j’ai la tronche d’une nana qui se déglingue au coca fraise ?! Est-ce que je bois de l’alcool ? ….. Non, mais EST- CE-QUE-JE-BOIS-DE-L’ALCOLEUHH… . Sans blague, j’ai l’impression d’avoir de nouveau 15 ans. Remarque, c’est presque flatteur.
Bref… Des fois, il y a des infos que mon cerveaux traite et gère, puis que ma bouche recrache sans même que j’ai eu le temps d’y mettre mon véto. Ce qui occasionne souvent des réponses assez tordues. Ou déplacées… Inappropriées… Voire incompréhensibles…

– « Oui, je bois de l’alcool. C’est même congénital. Mon père est un Viking et ma mère, fille de paysan. Autant dire que je réunis tous les facteurs dignes de faire concurrence aux Bretons.  D’autres questions existentielles pour ton rapport ? »

–  « Waooh…. T’es plutôt smooth comme nana, toi…  »

–  « Smooth ?? Comme : smoothie ? Ces trucs froids tout pas bons? Ah non. Si j’étais un aliment, je me verrais plus en côte d’agneau. »

–  « Laisse tomber… Sinon, quelles sont tes préférences ? »

–  « Ça dépend. Littéraires ? Musicales ? Politiques ? Religieuses ? … Quoi… ?? »

– «  … euh… Non. Tes préférences, quoi… »

– «  Quoi, « quoi » ?!? On va pas s’en sortir si toutes tes phrases se terminent par un « quoi »… Mais, OOOoohhhh… attends!  Mes préférences…. Au plumard tu veux dire ? Ben, mets des mots à la fin d’tes phrases, ça m’évitera de tergiverser sur le potentiel sens philosophique de tous ces « quoi ». »

–  « Alors ? »

– « Alors, quoi? »

 » … Tes préférences… au lit… »

– « Ah oui, pardon. Mes préférences, donc: Ben… une couette, pas de traversin et pas d’oreillers en plume. C’est plein de saloperies, les plumes. »

– « … ??…  »

– « A part ça, encore des questions existentielles ou c’est smooth ? Tu veux pas plutôt qu’on parle un peu de tes préférences? Et notamment du fait qu’en dehors de tous ces « hum… » et ses « quoi », les onomatopées dont tu m’abreuves à en crever ne font que sublimer l’interrogatoire aux double-sens aussi profond que l’intellect d’une moule? Remarque, on pourrait aussi parler de mon tour de poitrine? Mais pourquoi tu ne me poses pas la question? Tu veux qu’on en parle ou … »QUOI » …?!!?
Nan…. Mais finalement, c’ qu’on va faire en fait, c’est arrêter de parler.

… Fin, surtout toi, hein… . …… Allé, dégage petit boulet. »

[ THE END ]

Soyons d’accord, je ne demande pas la Lune ( j’saurais pas quoi en foutre de toute façon). Juste un mec qui se distinguerait un temps soit peu d’un quelconque Rocco Siffredi. Mais j’ai définitivement l’impression que c’est comme voir des acteurs habillés en grenouillère dans un film de cul: introuvable. Enfin… paraît qu’il y a toujours une exception qui confirme la règle. N’empêche que je commence sérieusement à me demander quel est le funeste connard qui l’a inventé…

… cette règle.

Et si jamais tu as l’impression d’être une de ces exceptions: fais passer ton numéro, j’ai un plan pour les grenouillères…

Ps: Le Nébularium tient à signaler qu’aucun protagoniste -même présentant d’étranges similitudes avec des personnages de la réalité- n’a été  verbalement agressé durant cette véridique entrevue. Ceci dit, la production décline toutefois toute responsabilité quand à la véracité de ces dires…