Articles Tagués ‘divagations’

Prolixe ou laconique? Puceau ou grabataire? Placide ou coléreux? Altruiste ou orgueilleux? Adonis ou disgrac.. dieux du ciel! Cérébral ou pain beurré? Substantif ou vaporeux? Abstème ou dipsomaniaque? Saint père ou fils de p***? Sociable ou anti-social? Nanti ou disetteux? Réaliste ou éthéré? Moutarde ou wasabi? Bref…

C’est la guerre des antonymes.

C’est aussi la guerre des styles et des envies.

Et encore plus celle des préjugés.

Salutation petit assistant, me voici enfin (Pfiou… c’est pas trop tôt!) de retour du pays des Merveilles. Oui, j’te jure: des Merveilles. C’est curieux comme certains jours on est curieux. Curieux de connaitre l’étymologie de certains mots par exemple *comme je regrette d’avoir loosé sur l’option « Latin » plus jeune… R.I.P*. Et en ce qui concerne celle du mot « merveille » justement, y’a matière à satisfaire le plus fouineur des curieux. Tu veux jouer? Ok, alors suis moi, je t’explique. Sur wikipédia -l’encyclopédie du tout en rien- tu t’aperçois que « merveille » vient du latin mirabilia qui vient lui même de mīrābilis. T’es content, mais tu sais toujours pas c’que ça veut dire. Alors tu cliques sur mīrābilis et là surprise! Tu découvres que c’est une latinerie composée de mirari et de son suffixe -bilis . Oui, non mais là, c’est n’importe quoi… Faut que j’ouvre deux onglets maintenant… Putain mais tu crois pas qu’ils auraient pu résumer un peu?! Pas que ça à foutre, Oh!! Bon, tout ça pour dire que ce con (oui, ma tension monte là…) de suffixe -bilis signifierait -able; -ible; et aurait le sens actif de « bon à » et le sens passif de « qui est ». Tandis que, pour aller au fond des choses, mirari semblerait provenir de miror apparenté à mirus qui soit: est un four à bois; soit est le conditionnel de miri qui lui… n’a pas encore de descriptif concernant son étymologie. . .

Quand faut en finir... Faut en finir...

Toutefois, t’apprends quand même quelque part qu’il y a une notion d’étonnement, d’admirable, etc… Et que tout ça mis bout à bout, d’autant plus avec le suffixe, ça donne qu’il faut avant tout que je me mette au latin. C’est merveilleux…

 … Quoi?? Ai-je bien dis « merveilleux »? Ben oui, je l’ai dit! HA HA!! N’y avait-il pas un sens caché dans tout cela? STOP! Non, mais dans quoi je m’emporte encore… C’est parce que j’ai pas écrit depuis un bail ça. Forcément ça me démange. Digression, quand tu nous tiens..

Donc, pour en revenir à la merveillosité du truc, c’est étonnent, détonnent et casse toi y les dents. Étrangetés extraordinairophiles, drones patentés… Avec un peu d’imagination, je suis sûre que tu pourrais même te prendre pour Alice… Tiens, d’ailleurs c’est ce qu’on va faire: à partir de tout de suite, tu es Alice.
Et dans ton monde emplie de ces magnifiques hautes herbes bleues qui tapissent cet univers déglingué, contemple un peu ces ahurissants champignons psychotropes  sur fond de soleil vert…. et… Ok, t’es imprégnée? Bien. Maintenant, laisse moi te présenter la faune ambiante et déambulante qui peuple ce monde étrange. En tête ou sans, c’est selon, les soldats de la Reine de coeur guidés par la folie de leur amour. Ça, y’en a masse. Des tas qui en feront des tonnes. Des tonnes de roses qu’ils peindront en rouge et arroseront de Champagne. Puissant rituel, prépare toi petite fleur à te faire ravaler la façade au pétillant.
A l’orée du bois, y’a aussi les frères Teedledee and TeedleDum. Tu sais, les p’tits mecs bizarres qui se dandinent en te contant des épopées fantastiques, garnies d’autant de messages subliminaux que de moral. NB: Si jamais t’es psy, ça devrait t’intéresser. Sinon, ça risque juste de te gonfler. A toi de voir.
Dans la série des étrangetés on trouve aussi le Dodo et son manque de clarté et de détermination. Là, posé sur son rocher, tentant de te faire courir après… mais après quoi en fait? Tu sais pas, alors tu te casses. Évidemment, c’est aussi rempli de Chapeliers fous de toi, de Lièvres de Mars-et-ça-repart et autres Chats du Cheshire. Tiens d’ailleurs, tu sais ce qu’il dit le Chat foin en vérité? Non? Je t’ai bien gonflé avec l’étymologie de « merveilleux »? Alors, bouge pas. J’vais maintenant te saouler avec la chansonnette du chat taré:

« Fleurpageons Les rhododendroves
Gyrait et vomblait dans les vabes,
On frimait vers les pétunias
et les momerates embradent. »

Voilà, c’est fini pour la pseudo-séance culturelle. Revenons-en (définitivement, promis) à nos chats volants et à nos soucoupes qui miaulent…

Mise en bouche

Cher petit Lys. Toute perdue et esseulée que tu puisses être dans ce fabuleux labyrinthe nauséeux, laisse moi me prendre pour Dieu un instant (c’est tellement jouissif) en te guidant entre ces rayonnages sinistrés. T’éclairer sur les sentiers de la perdition, voilà mon but . Et te présenter les dangers à encourir, ma mission. Voyons la composition de tout ce souk. Pourquoi souk? Parce que c’est tout en vrac là dedans. Mais quelques points sont tout de même important.

-> Les Amanticides ou tes futurs prétendants. Chevaliers servants de l’impossible. Profil sans nécessairement de fil conducteur, sélection de la côte de maille, pesage, empesage, voire lourdage en bonne et due forme. Et oui, les princes charmants le sont tous tant qu’ils ont un bon gros cimeterre bien phallique entre leurs doigts. Mais attention gueule d’amour, une fois désarçonné le boulet t’apparaîtra. Et que la force de t’en séparer soit avec toi.  A achever dans l’honneur, ou pas. Question de conscience, ou pas là aussi. Gravitent aussi les différentes façons de prendre en main ton destin et d’entretenir ton égo. Notamment en ce qui concerne les charmes autorisateurs, les recherches sectaires et les jolis mots doux. A ne pas oublier: « miaou le chat » (<= dénomination du « tchat » sur adopteunanimal3615SPA.com).

-> Les Rivaloïdes. Système d’exploitation malveillant visant à te faire jalouser un prétendant auquel tu ne prétendrais jamais en temps normal. Quel intérêt? Sans doute autant que les points. C’est à dire: aucun. Mais ça, on en reparlera plus tard.

Es-tu fin prête petite inconsciente? Prête à défier le mâle pour ton plus grand bien?

Alors Adieu.

 Prise en main et doigts dans la prise:

Te voilà connectée, ta jupette est bien repassée et tes belles boucles bien bouclées. Mais… personne. Personne à l’horizon, désert de Gobi et tutti frutti. Étrange… Bizarre même. Bizarre, vous avez dit bizarre? Oui, j’ai dit bizarre. Mais pas tant puisqu’en réalité faut que je te dise un truc. Un truc méga important de chez primordial qui fera que si t’es pas au parfum, tu vas déchanter très vite. Et te désinscrire de colère  avant de te mettre la tête dans la four par désespoir. Pour ne pas finir sur une glauquerie, je vais te parler des « autorisations » et des « charmes » qui vont de paire.

Retiens bien ce que je vais te dire: il faut au-to-ri-ser tes prétendants à venir te tailler la bavette. Tu es la Reine petite Alice; ne l’oublie jamais. C’est donc à toi d’accepter de ton doigt divin -via le bouton prévu à cet effet- une discussion hasardeuse avec un parfait inconnu.

Comment ça se passe? A quoi ça ressemble? Tu penses bien que je ne vais pas te laisser dans le flou. D’ailleurs, je t’ai fais quelque clichés. Et pour le reste, j’va t’expliquer.

Une fois ton profil mis en ligne (voir partie 2), tous les princes du monde peuvent venir voir ta page, jusque là pas de soucis. Mais… Et même grand MAIS, pour entrer en contacts avec eux, c’est une autre paire de manches. Sache donc avant tout que tes princes se divisent déjà en deux castes: celle des nantis et celle des tout-plein-d’espoir. Le premier groupe étant le moins regardant à la dépense, donc: celui qui paye. Oui, je te l’avais déjà dit, pour les hommes c’est payant. Et quand tu payes, tu te vois conférer l’immense privilège d’envoyer « un charme ». Un charme? Qu’es aco??Et comment savoir que t’en as reçu un? Alors tout d’abord, le charme, c’est ça:

Charme adopte

Évidemment, pour des raisons de sécurité nationale, la photo, de même que le pseudo ont du subir quelques modifications… J’ai pas envie qu’on m’attente un procès d’intention par la suite.
J’suis pas QUE folle… non plus.

Une jolie p’tite carte de visite du boy-scout en question, gratifiée de la mention « Autoriser? » Haaa… C’était donc ça le rapport avec le « charme »… C’est parce que t’es « charmée »… Non, mais c’est vrai, j’suis con des fois aussi… Libre à toi de visiter son profil avant de faire ton choix, partial au possible évidemment. Autrement, pour savoir si tu as bel et bien été charmée, rien de plus simple: dans la barre au dessus de la carte de visite, vois la « baguette magique ». C’est ça. Et si à côté il y a un zéro, c’est que c’est pas la peine d’aller voir. Non, ne t’infliges pas ce mal non nécessaire…

Discrimination affinitaire

Méfiance, tout de même. Ne te laisse pas embarquer trop vite. Pense qu’il y a aussi: LES AUTRES. Ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas payer. Argumentation qui se défend, sachant qu’en tous les cas c’est toi qui mène la danse. Et cette danse, tu vas pouvoir la rythmer à ton bon plaisir via le mode « recherche ». Mode qui pourrait fonctionner à merveilles et te faire gagner un temps considérable si et  seulement si TOUS les profils étaient convenablement remplis. Malheureusement, beaucoup d’hommes sont de grosses feignasses (oui je sais, je t’apprends rien là) et passent sans même s’en apercevoir à côté de toi, petite perle rare et de ton caddie fantasmagorique.  Remarque, dans un sens c’est déjà un critère de sélection. Voire un élagage sévère pour ces messieurs qui ne daignent pas jouer le jeu. Tant pis. Fais toi plaise et commence donc par la recherche sur critères géographiques:

1- Recherche critères géographiques

C’est à partir de là qu’entrent en scène tes goûts et autres préférences. A savoir: si ta recherche est plutôt axée sur une relation de proximité ou un éternel amour impossible. Hey… Mine de rien, c’est une bonne question ça! Ça permet de faire un point sur tes attentes inavouées. Es-tu du genre sangsue? Besoin d’un homme réconfortant, chauffeur de lit à plein temps? Ou es-tu une globe-trotteuse? La grande aventure c’est ton credo. Voyage au bout de la terre pour expérience jusqu’au bout de la nuit, mais de façon ponctuelle? D’office, quelques questions existentielles se rapportant essentiellement à ton mode de vie se posent. Fais ton choix et magne-toi. On a encore pas mal de boulot.

Deuxième partie de la recherche: les critères physiques. Whaooh… Comme c’est original. Mais utile, faut avouer.

2- Recherches critères physiques

Bon, qu’est ce tu préfères?
Avec ou sans yeux? Avec ou sans cheveux? Poils? Densité osseuse? Pression atmosphérique, etc… Vraiment, c’est féérique.

Pas besoin de t’expliquer qu’il faut cocher des cases, alors sujet suivant: les critères stylistiques…

3- Recherches critères Stylistiques

Vêtements, life style et autres particularités… Que du profond, en somme.
Ouais, mais en somme de quoi? C’est surtout ça la question, au fond.

Uch… Alors là, ça se complexifie déjà un max. Quel style de chaussettes tu kiffes, toi? Perso, tant qu’elles sont propres, ça me va. Et en dehors de ça… euh… et vu le champs des possibles.. Pfff… ben démerde toi. De rien. A ça, vient s’ajouter la « life style ». A prononcer à l’américaine et la bouche en cul de poule, sinon c’est pas drôle.

D’ailleurs, petite parenthèse au sujet du cul de poule. Figure-toi que j’ai découvert au fil de plusieurs discussions à propos de mes photos -aux antipodes de la séduction- que pas mal de mecs n’aiment pas trop ça en vrai. Pas mes photos, hein… parait que ça en a fait marrer certains, les autres ayant pris peur. Je te parle des photos de nanas qui font de beaux gros faux bisous devant leur objectif. Trop « fake ». Voilà, je te le dis, après t’en fait ce que tu veux. Moi, je m’en balance. Fin de la parenthèse.

Donc « life style » disais-je. Je vais encore passer pour une sale réac’ mais franchement, qu’est ce qu’on en a à foutre? Et qu’est-ce que ça veut bien pouvoir dire ça encore? Hyper relatif comme question… Parce que t’as été en Belgique voir tatie, t’es un aventurier c’est ça? Waoooh… le guedin… Dans ce cas,  sihier t’as décidé de te faire une omelette pour te changer des pâtes, tu dois être un ambitieux, non? Bon, bref. C’est nul comme truc et ça doit faire passer à côté de tout un tas de mecs bien ces conneries. Ce qui finalement, concerne également ces histoires de sélection en matière de fringues.

La même pour les signes particuliers. A moins que tu sois vraiment réfractaire et bien sectaire, qu’est ce t’en a à braire..?

Bon allons, la suite. (oui, j’en ai marre… j’sais jamais si faut écrire « allé » ou « allez ». Puis, de toutes façons ça veut rien dire d’abord ! Si?)

Critères d’admission favorable:

4- Recherches critères d'amission favorable

Je profite de cet encadré pour te dire que ça, c’est en partie tout neuf. J’ai eu le droit de participer au remastering du site pendant l’expérience. Et ben laisse moi te dire une chose: si déjà avant c’était prise de tête, aujourd’hui c’est juste bon à te l’arracher…

 Ok, là ça devient enfin pertinent. Surtout si tu sais ce que tu veux, ou tu ne veux pas justement. Bon, moi j’étais bien tentée de tout cocher niveau « fonctions » avant de me rappeler -Damned- que la perfection n’existe pas. Dommage, ça manque des fois.

En ce concerne la « livraison » par contre… booarf… Y’a des trucs bien, j’dis pas le contraire. Mais il me semble quand même que tout le reste c’est du superflu. J’aurais bien préféré qu’ils s’occupent de remédier aux problèmes de bugs récurrents plutôt que de tenter de nous faire marrer avec toutes ces cases qui font mal au crâne. Comme dans tous les supermarchés, plus y’a de choix et plus ça me saoule. Alors là, autant dire que toute ma boite d’efferalgan y est passée. Courage, fuyons.

Fuyons pour nous envoler vers la dernière partie de la recherche (pas trop tôt -_-), soit: les critères addictifs.

5- Recherche critères addictifs

Qu’est ce tu manges? Qu’est ce tu bois? Combien tu fumes?
Vraiment, ça me rappelle la dernière fois où je suis allée chez le médecin.
Et la branlée qu’il m’a mis une fois les réponses données…

 Euh… là… *véto* Je n’insinuerais rien… Sauf qu’à ce stade y’a encore plein de choses à lire et crois moi, tu finiras par souhaiter que ça s’arrête.

Lances ta recherche, un panel d’apollons s’offre à toi désormais. Vas-y, éclate toi. Visite les profils, jubile devant les photos et gave toi tant que possible. Avant que ça te gave tout court. C’est pernicieux comme truc, ooooooh oui… A chaque fois que tu visites un profil, untel sait que tu l’as reluqué. Et untel + untel + untel + untel = des tas de tels. Ah non.. pas encore pardon. Comme je te l’ai déjà expliqué, aucun homme ne peux correspondre avec toi sans ton aval. Donc, soit ces Messieurs se fendent d’un charme parce qu’ils ont raqué pour ça et là, ne te reste pour qu’à les autoriser ou pas (oui, je t’ai déjà dit tout ça mais faut que je me résume un peu aussi ou je vais finir par me paumer…); soit ils attendent patiemment comme la belle aux bois dormants que tu les trouves via la recherche, que même que je viens de tout t’expliquer comment faut faire. Oui, mais c’est pas fini! C’est jamais fini d’ailleurs avec ce site… Parce que bon, toi tu te ballades l’air de rien et pendant ce temps là, eux ils bavent parce qu’ils ont vu que t’es passée chez eux. Mais, dis-toi que c’est pas parce que t’es venue les lorgner que ça débloque la messagerie… non… non… non… du tout.

Là encore, faut les autoriser. Quel boulot de castratrice quand même… Kiffant, hein?

L’amour au prix de gros.

 Mais comment faire pour savoir qui a visité ta page ? Comme pour les charmes, regarde dans la barre du haut et vois cet oeil maléfique pointé sur toi. Oui, oui. A côté de la baguette magique, c’est pas une boule de billard, mais bien un oeil. Et le chiffre/nombre à côté, c’est le nombre de fois où tu as intrigué. Lorsque tu cliques dessus, voilà ce qui apparaît:

11- Visiteurs en tous genres

Voilà ce qui se passe quand tu vas fouiner. Alors, heureuse??

Waaoooh !! Des tas de beaux gosses avides de te connaitre. Ou alors, se sont juste paumés les pauvres. Possible aussi. Mais ça, t’es pas censée le savoir. Alors, fais ta vie. A côté de chaque magnifique photo et sous le résumé de chaque profil tu trouveras quatre icônes. La première étant celle pour visiter le profil du Don Juan. La seconde, faite exprès pour t’inciter à céder à la panique en balançant Doudou comme un paquet de chips écrasées dans ton caddie. La troisième, pour envoyer un message. Et la dernière -Ô joie- pour l’autoriser à entrer en contact avec toi. Voilà, moi j’ai rarement envoyé des mails, mais je me suis bien lâchée sur les autorisations en me disant que seuls les vrais intéressés viendraient me taquiner de la plume. Ou du clavier en l’occurrence.  Ceci étant, intéressés ne signifie en rien intéressants. Je me suis donc aussi bien fait bananer. Comme quoi, on ne peut pas toujours parer à tout. Heureusement qu’on peut tout de même les bloquer ces petits boulets… Look the Exempeul:

Profiliation

Un panonceau se cache dans cette image… Sauras tu le trouver?

Ah ces concepteurs de site, quels malins! Z’ont vraiment pensé à tout. Sauf à faire apparaitre de façon évidente que tu peux dégager qui tu souhaites. Mais ne t’inquiètes, je suis là. A côté du panneau de sortie de secours -qui bien évidemment n’existe pas en réalité- est écrit (… mais en rose, c’est pour que tu vois bien que je te l’ai mis en rouge) « BLOQUER » et « SIGNALER CE BOULET ». Encore une fois, pas besoin de te faire un laïus, t’as déjà bien compris à quoi ça sert petite maligne…

J’en profite pour te montrer ce que c’est qu’un profil complet, histoire que tu ne tombes pas des nues.

Profiliation 2

 Descriptions trop souvent bâclées lorsqu’elles ne sont pas pourvues de la mention « n’a pas encore rempli ce putain d’encadré et ne le fera jamais ». Parfois, souvent, trop même on te sert le fameux « et pour le reste, viens me le demander/le découvrir ». « Hé! Oh! Tu crois qu’on te voit pas venir avec grands sabots… Non mais elle sert à quoi cette page alors?! » Vraiment, on a beau être des déesses en puissance, ça n’empêche pas qu’on nous prend quand même trop souvent pour des quiches.

C’est un fait, les descriptions de ces Messieurs sont majoritairement pourries. En revanche, côté shopping liste, ça se la donne là! Tiens donc? On aurait subitement retrouvé l’usage de ces doigts? Ben voyons… Remarque, vu la pertinence de certaines contenus, mieux aurait-il valut ne rien mettre pour le coup. « Oui, alooors moaaa je recherche tout simplement quelqu’un de naturelleuhh… qui soit bien dans sa têteuuh et s’assume. Mais qu’elle n’ait pas trop de caractère. « 

corde01

 Non mais tu te rends compte de l’ampleur de la connerie, là… Et encore, j’en ai trouvé des biens plus pires…

 J’en profiter pour glisser un mot à l’attention de nos amis les sportifs: VOUS NOUS GONFLEZ. Typique de cette engeance. Sont sportifs, alors tu dois l’être aussi. Si ce n’est plus. Quitte à être con comme un balais, tout le monde s’en tape. Non mais qu’est ce que c’est que cette discrimination les gars? Vous ne pouvez décidément pas nous foutre la paix deux minutes!?! C’est quoi ces plans ou faut toujours tout faire ensemble? « Chérie réveille toi, il est 4h52… On est en retard pour notre jogging dominical » « Ta gueule… J’me suis couchée y’a 20 minutes parce que Oui-oui s’est encore réveillé toutes les heures cette nuit et que t’as pas daigné bouger ton cul… ». Et oui, z’avez beau être tout mimis et tout plein de muscles, z’êtes pas mieux que les autres. Et nous les nanas, on se retrouve souvent -grâce à vous- avec bien d’autres choses à foutre que du sport. Puis on a d’autres passions aussi. Et on ne vous emmerde pas avec. Je me vois bien en train de te demander si t’aimer tricoter. Non mais…

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Les options… Ha… les optiiiiooonns… C’est nul. Encore une fois, c’est souvent rempli par le vide et quand ça ne l’est pas, ça devrait l’être. Ci dessus, l’exemple même du mâle dans toutes sa splendeur.

Harcèlement consenti.

Question mots doux ou la petite enveloppe dans la barre du haut, une ou deux p’tites images pour que situes et on passe à la suite:

6- Doux messages

Ta boite de réception avec tous les petits messages attentionnés que tu veux conserver.
Sinon, y’a une poubelle en haut.

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Rien de bien fracassant. Même au niveau des smileys.
Suggestion: créer des smileys « arc bandé de flèches » et « angelos aux joues bien roses ». Je suis sûre qu’y aura moyen de s’amuser après.

A y est, tu sais tout. Tout sur les profils, tout sur les autorisations, sur comment bloquer les boulets, etc. Manque rien? Ah si! J’ai failli oublier… Viens avec moi, je vais te présenter mon chat..

                                                         ……. o_O ???

Aucune proposition indécente la dedans, je te parle seulement de « Miaou » le tchat d’adopte. Que tu peux d’ailleurs trouver comme moi, c’est à dire par le plus grand des hasard, en cliquant toujours dans la barre du haut sur l’espèce de bulle un coeur fondant à l’intérieur… Ah non merde, c’est le kinder bueno ça…

9- Miaou le chat

Voilà, c’est formidable. Maintenant, tu peux même te faire harceler en direct…

Consoeurs désavouées.

C’est drôle, j’y aurais presque cru. Presque réussi à me laisser convaincre que ce site n’était dédié qu’aux nanas et ce sans arrière pensée. Quelle candide j’aurais fait! Hypocrisie mon amie ou le propre des femelles en rut. Parano à gogo, nos « rivales » sont également nommées « amies » selon le contexte et on ne sait plus à quel seins se vouer… Je trouvais aussi que ça manquait d’une pointe de testostérone. Fallait bien qu’ils provoquent un truc du genre « combat d’amazones dans la boue » pour attiser un peu le désir de ces Messieurs et leur donner l’envie de se laisser traiter de boulets…  A savoir aussi que sur chaque profil des potentiels amants que tu consultes sont étalés les noms et portraits de tes méchantes ennemies. Perso, la compète c’est pas mon truc… jamais ressenti ce besoin de me mesurer à n’importe qui pour me sentir bien, d’où mon manque d’intérêt pour toute cette partie que je vais quand même furtivement te résumer. Je vais prendre sur moi…

Donc, comme le veux AUM (diminutif d’Adopte Un Mec, si t’avais pas compris) toutes les autres Alice du site sont considérées comme des ennemies. Soit, s’il le faut, sortons les crocs. Oui mais non en fait, parce que comme la fonction prévue à cette effet l’indique, tu peux retrouver des amies parmi le site… Heu… mais c’est pas un peu dichotomique comme truc? Faudrait savoir. Soit c’est la gue-guerre intra-gonzesses; soit c’est la joyeuse foire, copinade, et tout le bordel. Pas les deux. Quoi que. En fait c’est vrai qu’on est vachement douées pour ça nous les nanas. Se faire de gros câlins tout en s’arrachant mutuellement les tifs. Du moins, dans les stéréotypes. Et chez adoptedesemmerdes.com, niveau stéréotype on est quand même à fond…  Alors rentre dans le moule si ça t’amuses. Mais ne viens surtout pas me chouiner dans les pattes derrière.

Exemple typique: Quand nous ne sommes pas des rivales armées de string, nous sommes de « douces amies ». On peux se retrouver, papoter et agiter nos langues de putes avant de s’échanger nos bons coups. Trop aimables, merci.

8- Echangisme

Décryptage de cet échangisme officieux:
« Ce vibro ne vous a pas satisfait? Soyez cool et proposez le à une copine! »
Z’auriez pu au moins avoir l’honnêteté de dire les choses clairement les gars…

Question: Est-ce qu’une seconde a été pris en compte l’ampleur du cataclysme émotionnel, là? Sans parler du combat de hyènes que ce genre d’idées peut engendrer? Franchement, à côté de deux nanas qui se prêtent leurs jouets sans s’entretuer derrière, le conflit au Mali c’est de la rigolette. Sauf que c'(est pas drôle. Attention, je ne dis pas que c’est impossible. Fin bon, là c’est tout un débat etj’ai pas envie de m’étaler sur le sujet. Point of the line.

Inutilité probante.

Enfin, on arrive presque à la fin (pas trop tôt, je commence à avoir les doigts qui fument). Et pour finir en beauté, parlons de trucs sans intérêts. Comme les points. Quoi? Ne me dis pas qu’avec tout le tas d’images que je t’ai balancé, tu ne les as pas vu!? Bon, alors pour te situer les points: c’est en haut à droite et bien rose flash pour que tu puisses exulter à chaque fois qu’ils grimpent un peu plus. Est-ce que ça veut dire que t’as la côte? Heu…. non. En fait, ça veut rien dire du tout. Si ce n’est tenter de te calibrer, il n’est là qu’une question d’égo à flatter. On te refile des points à chaque fois qu’on visite ta page (oui, t’es bonne), on t’en injecte aussi pour les envois de mails, quand tu jettes n’importe qui dans panier…. Bref, on te gave de points jusqu’à la glotte. Quoi que tu fasses. Le truc c’est juste d’être un minima présente et active. Que tu sois cul de jatte, belle à se damner ou con comme un bulot, tout ça n’a pas d’importance. Du moins, en dehors de celle que tu lui donnes.

Dernière chose, si jamais tu t’ennuies, que t’es perdue, déçue ou simplement une brelle en matière d’approche (pas grave, hein… personne n’est parfait, t’inquiètes) te reste t-il le fameux « lab » et ses conseils de pros à découvrir. Mouif, « pros » c’est peut-être un peu fort comme mot. En clair, c’est une sorte de mini magasine pour filles que j’avoue n’avoir même pris la peine d’essayer de lire. Rien que les titres m’ont suffit. Mais bon, on est pas toutes pareil non plus…

10- Truc inutile

Le « lab »
Bande de narvalos…. Oser me copier!
Ça y est, z’ont réussi à m’atteindre dans mon égo… Bande de salops!

Conclusion pas si hâtive.

Ok, Alice. On va se faire un p’tit bilan PAF! Arrivée de l’impitoyable spleen. Et des impitoyables clichés dont on nous assène constamment. Nos jolies frimousses ne sont qu’une parade à un commerce des plus rentables. Celui de l’amour. Comme celui du sexe et de la solitude. Solitude, qui parfois rallie tout autant qu’elle te bouffe tout cru. Et pour parer à cette solitude, adopteuncontratprécaire.com ne te propose que deux alternatives.

La rencontre « amoureuse », autrement dénommée « C.D.I ». Et la rencontre  « sexuelle » ou « C.D.D ». C’est très bien bien tout ça mais et après? « … Heu… Comment ça et après? On nous suggère insidieusement qu’il n’existe que deux alternatives, qu’est-ce que tu veux de plus? » « Oh ben, tu le sais que j’aime bien foutre le Bronx, moi… ». Malheureusement, c’est vrai. Je ne fais pas partie de cette espèce qui arrive bille en tête et fermée comme une huître à toute autre idée que celles savamment enfoncées à grands coups de taloches dans le crâne. Donc, j’explore. Et je déplore. Oui, je déplore qu’à l’heure ou nous pourrions tous être bien plus ouverts, libres et un temps soit peu modernes, nous demeurions en réalité hermétiques à l’infinitude possibilités qui s’offrent à nous et à nos désirs inavoués. Pourquoi? Qu’est ce qui nous retient? Traditionalisme désuet? Consensus religieux? Moral? Ok. Mais et le bien-être dans tout ça?

Aussi, bien plus que de savoir si l’on peut rester soi-même pour rencontrer quelqu’un, c’est ça que j’ai trouvé sur adoptedesidéaux.com: une clarté sur la nature des relations que je souhaite. Et à l’inverse, ce que je refuse d’accepter. Même si la tentation de se laisser emporter pour plaire et satisfaire est constante, j’avoue. *Amen*

Je suis donc ravie d’annoncer que mon fameux bonhomme tout triste s’était fourvoyé. Il est bel et bien possible de faire des rencontres qui ne soient pas falsifiées. Le plus dur n’étant au final, pas tant la rencontre. Mais ce qui se passera par la suite: la grande inconnue. L’amour, ses dérivés, les choix, les déceptions et bien d’autres encore. Personne n’est à l’abri de rien.

C’est ça qui est beau. Et moi, je l’avais oublié.

Constat final et redondances.

Dis-moi au revoir petite Alice, j’ai besoin de retrouver mon assistant. Nous avons des choses, des choses graves à nous dire. Parce que là, je la ressens bien ta déception concernant cette expérience. Je me doute que tout le long de cet interminable troisième et dernier volet, t’aurais bien souhaité que je bave en détail sur ce qui m’est arrivée personnellement. T’aurais bien voulu quelques photos, voire quelques anecdotes concernant mes rencontres, leurs provenances et l’aboutissement ou pas qui en aurait découlé. Et bien je vais te dire une chose, ou même deux ou trois…. Je n’ai pas rédigé cet article dans le but de vanter mes exploits ou d’afficher un quelconque tableau de chasse sur ce blog damné. Non, vraiment, c’était pas ça l’idée. Et si jamais tu t’attendais à ce que je le fasse, sache que ça me déçoit. Je veux bien croire que je ne semble pas nette les trois quart du temps, que ma moralité soit parfois étrange, que mes écrits s’en ressentent de la même façon et qu’un coup sur deux tu te demande ce qui a bien pu me passer par la tête pour en arriver là… Mais soyons claires: on est pas chez Biba ici. Et en dehors de catharsis librement exprimées en ces lieux, jamais au grand jamais tu ne me liras en train de dévoiler ma vie, celle des autres en m’adonnant à de la délation gratuite. Et malsaine pour le coup. Parce que s’il y a bien une chose que je me sais ne pas être, c’est bien ça. Mauvaise et malsaine. Venimeuse, sans doute, surtout lorsque la mouche de l’empathie vient me frôler l’oreille mais ça s’arrête là. Ni plus ni moins. J’espère que tu m’as compris. Et si jamais tu t’es tapé toute la lecture de cet article dans ce but précis, crois bien que j’en suis navrée.

Version 2.0, Ok. Ça c’est fait.

Du moins dans les grandes lignes 😉

-THE END-

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Je suis un bouc. Je suis une chèvre. Je suis une enragée nécrosée patentée. Pas tentée. Ou trop, justement.

A tort ou à raison? Je m’en fous. Je suis un modèle de dépravation, la rouille d’un coffre de caisse. Mais je ne suis pas rouillée. Salement propre. Faussement  plastiquée. Un cocktail molotov massivement licencieux. Une contradiction à l’état pur. Un trop plein de vacuité.

Je suis blasée. Lassée, émoussée, désabusée. Et pourtant pas assez abusée. Jamais rassasiée. Mais de quoi? D’impressions, d’expressions. Expansion massive du manque, dilatation des sens, essence grivoise. Peur de rien. Manque du tout au tout. Cylindre percé, à quoi ça sert. Certainement, ça sert. C’est déjà ça.

Savoir, ne pas savoir. Chercher ou laisser faire. Se laisser faire et se faire lasser. Enlacer. Enlace-moi, salace associé. Funeste camé, accro taré. Ami dément. Démens et signe. Assume et sûr. Mais ne signe pas si t’es pas sûr. Jamais. L’imprévisible est ma dope. Horloge fracassée contre les murs, j’fais tout à l’envers. Envers et contre tous. Toujours dans mon sens. Mais quel sens ça a, encore une fois.

Et si ça n’en avait pas. Pour une fois.

Et si ça devait en avoir un. Pourquoi pas.

Putain de truisme. Putain de médiocrité banale. Lapalissade est parfois haute à franchir quand on respecte sa vie d’affranchie. La chute sévère, un repère. Le bond en avant. Mais j’étais bonne avant. Bonne à rien. Bonne à croire, à boire l’eau de l’abreuvoir jusqu’au curare. Faillible défaillance, aujourd’hui efficience émaillée, éraillée, éventrée. Infatigablement pas lassée. Encore une fois, enlace-moi.

Le sexe ou l’amour? L’amour du sexe ou le sex pistol? Tant que tu me pistes, ça me va. Quant à savoir pourquoi, quant à savoir toujours, quant à savoir ne pas savoir, ça m’est égal. Ou pas, va savoir. Mais si je savais, ça n’aurait aucun intérêt. Et des intérêts, j’en ai. Gourgandine impie ingambe et turbulente, révolutionne moi tout ce qui ne bat pas. Instruis-moi des sentiments. Tout ce qui me manque. Sans mentir.

Même si je mens souvent.

Sinon ça n’aurait aucun sens.

Quand t’as les poils de nez qui congèlent dès le matin, quand t’as des stalactites dans les cheveux et le coule qui nez, rien ne vaut un bon peu de dynamite ionisée à la Banane Metalik pour te redonner le power .

Un groupe à la Gore & Roll qu’on m’a gentiment fait découvrir il y a peu ( j’étais où pour être passée à côté?? Arff.. sans doute dans la remise du labo à faire la lessive de mes blouses maculées de sang bain de bouche..). Bref, ça déchire, ça déboîte ça tue et ça sent bon le glauque comme j’aime. Ravie de les avoir rencontré.

Et si tu aimes, ne te prives pas d’écouter le reste. Youtubededentifrice est fait pour ça 😉

Comme les produits d’entretien, y’en a plein qui servent à rien.
Comme pour les chewings, y’a trop de parfum.
Comme le dentifrice, c’est selon les besoins.
Aussi, que tu sois adepte du premier prix, fondue de reliquat d’eau de Cologne, accro des marques avec ou sans bons de réduc, viens donc claquer ton temps dans cette grande surface chimérique…
Sexe, trash and Rock & Roll, benêt des temps modernes, épidermique de l’orthographe et cool of the gang viendront te supplier Ô toi, maîtresse démoniaque du rayonnage, de les balancer dans ton panier.
Quelque part, c’est jouissif.
Quelque part, c’est effrayant.
Quelque part, c’est insensé.
Mais quelque part, tu t’en foutras royalement.
La où il y a de la gène, y’a pas de plaisir il parait.
Oui, je me doute bien petit assistant de malheur que t’en as déjà l’eau à la bouche. Ceci dit, avant d’en arriver à découper les entrailles du sujet à la scie sauteuse, va d’abord falloir faire bosser un peu tes méninges pour sortir du flot et te démarquer de toute cette foule en furie. Aussi, comme prévu dans le préambulatoire, les trois points abordés ce jour se déclineront ainsi :
CHAPTER 1: L’inscription sur adopteunpoiluveluoupas.com et les méandres pour y parvenir,
CHAPTER 2: L’étalage trombinaire, qui fera de toi l’égérie momentanée de tous ces petits articles esseulés,
CHAPTER 3: Les descriptifs et autres présentations qui feront de toi la future aliénée de service tellement y ‘en a des trucs à remplir.
Eins, zwei, drei…. GO!

CHAPTER 1 : Inscription en contre basse.

Débutons par le début et commençons par la prise en main, c’est à dire: comment se rendre sur adopteunalphonse.com? Rien de plus simple! Tu te rends sur le site barre de recherche à l’appui et tu cliques sur le lien bleu de Gogol. Jusque là, ça va? Tant mieux. Parce que dis-toi bien que ça, c’était la partie simple et que les joyeusetés vont désormais commencer, Oyé! Oyé! T’as pris tes cachets? T’as pas trop bu de café et t’as 4h à perdre aujourd’hui? Ok, c’est cool. On va -tenter- de s’inscrire. Feu.

Nous voici donc à présent arrimés à la page de présentation. Beurk… C’est bien vrai qu’y a du monde là d’dans? Non, parce qu’y faut oser passer la frontière du gnan-gnan quand même… Allé, courage. On enfile son casque anti kitch à souhait et à tes souhaits et on plonge tête la première dans le rose chamalow. N’empêche, j’aimerais bien savoir qui est le connard qui a osé approfondir le cliché du « quand t’es une fille, t’aimes -obligatoirement- le rose barbie de ton enfance ». Sincèrement, je l’étranglerais bien avec ces bretelles d’arriéré de première. Comment tu veux rester naturelle dans un endroit pareil? Je sens déjà que j’ai les neurones qui se décollent… Bon, re-boot:  objectif concentration optimale. T’as pas le choix, va falloir faire avec *Adieu monde cruel!* Pfff… Heureusment qu’on est là pour une expérience scientifique, sinon ça f’rait déjà un bail que j’aurais zappé tout ce rose maléf… Tiens? Le fond est presque sympa par contre. Des parois capitonnées, on se croira presque dans le labo. Sauf que dans le labo c’est hachement plus glauque. Là c’est encore tout clair et mielleux à souhait. Qu’est ce qu’on en bouffe du rose dis donc ici… Y’à pas des p’tits coeurs tant qu’à faire?

adopteunmoutachuencoretoutrose.com

Du rose, du rose et si t’aimes pas: reprends en encore un peu quand même. Ça te fera les pieds…

AAAAAaaaaaaaaaaaahhhh!!!!! *GASPacho* Malédiction! OoooOOOooh c’te trouille!!! T’aurais du fermer ta mouille! Non mais t’as vu ça?? Des coeurs, y’en a jusque dans les yeux des mecs! Ça, plus la moustache rose… mais on est où? A la Gay Pride?? Merde, j’suis hétéro moi. Vive la déception.  Ah non, attends.. c’est une barre défilante: ça tourne! Y’en a plein d’autres des mecs! Oouuf..  *Fin du passage émotionnel intense*.

D’entrée, on ne sait déjà plus où donner de la tête. On t’allèche en t’abreuvant grassement avec les promos en tous genres. Du coup, là tu te dis que normalement y’en a bien un qui devrait te correspondre dans le lot. Mouais… Satanée propagande en réalité. Énorme appât pour poisson goulu, on te balance le box office des barbus-ou-il-est-ton-visage-en-dessous, des promos pour des rouquins hérétiques, des liquidations sur les bigoudés bouclés frisés, des geek en perf et des tatoués…. Quoi? T’as bien dit « des tatoués »?? Are U seriooouuuus????!! Wooaaaw…. savent y faire les salops! *Regard vitreux et avide* Vas-y, fais péter les tatoués juste deux minutes, j’veux voir…

*Clic* (o_O) ?…

*Cliiiic-clic-cli-cli-clic x 1000*   .. GGNNNNN….

Marche pas… Mais pourquoi ça marche pas …Rrrhaaaaaaa…  \(>o<)/ ….!!!! Et pourquoi c’est tout noir tout à coup?!? Mais laisse moi entrer bordel!!

En fait, voilà d’où qu’il vient le problème:

Entête de l’invit’: Pourquoi autant de femmes sont belles sur adopte?
Euh…. Si je te réponds que je m’en fous, tu prends??

Un sondage!!? Mais c’est quoi ct’embrouille?? Je viens de cliquer sur les tatoués et je me retrouve avec un questionnaire! J’suis même pas encore entrée, qu’est-ce tu veux me demander, sérieux?? Ah nan, merde. C’est une invit’, regarde comme y faut aussi… Mais comment donc une invit’, d’abord? Personne m’a invité, j’suis venue toute seule. Alors pourquoi on m’invite à un truc où je suis déjà? A y est, je comprends déjà plus rien. J’veux juste voir les tatoués moi!!  C’est tout!!

Et ben nan, tu peux pas. Faut d’abord t’inscrire. Frustrant, hein…
Bon allé, de la technique. On reprend son souffle, on récupère son calme, on remplit le bordel et hop! *Clic* sur « obtenir une invitation » (la grosse barre rose avec un panier à côté au cas ou t’ais des doutes. Ou que tu sois vrraaaiment miro..). Fort bien.  A partir de cet instant, dis-toi que tu vas passer des plombes à essayer de t’inscrire parce que le site: y bug à donf. Alors, courage petit-suiss’idaire. Ma zen-attitude t’accompagne et aléa jacta Mr propre.

Quoi? T’as déjà fini? Moi qui voulais aller me faire un café… et merde… Bon bah la suite dans ce cas.

CHAPTER 2: Pop Art et Norte quoi.

Quand tu as bien validé ton compte et que tu arrives enfin sur la page présentée ci-dessous, c’est comme ça que ça se passe:

– First: Tu trouves un pseudo. Logique. Bon,  j’ai peur de rien, j’suis une guedin donc Madness (soit => « folie » en anglais, si jamais t’as raté les cours..) ça ira bien.  Mais tu peux aussi choisir « Calinette » ou « la belle du 75 » s’tu veux… Moi je suis tarée, c’est de notoriété publique. Normal que je mette un pseudo qui me corresponde. Sans quoi cette expérience ne rimerait plus à rien. J’vais pas aller me surnommer « fleur de lys », ou « raiponce » puisqu’on a dit que le but c’était de conserver sa personnalité. Et je crois que le pseudo ça a son importance la d’dans. C’est la mise au fait du genre d’individu que tu présentes. Pire! C’est ta deuxième image sans le côté barbant de la pose en sus. Tiens, d’ailleurs en parlant d’image… C’est l’heure de faire péter tes photos, la gravure. Youpidou et on y va…

Pseudo et photos

Tape ta ganache et moue le kawa…

Ah ouais mais nan.

Déjà, c’est pas drôle. Parce qu’en dessous de l’emplacement pour télécharger tes photos, sont inscrits les 8 commandements d’adoptepasuntorsenu.com. Prêt? Feu? Les voici rien que pour toi…

Quelques règles sont à respecter au niveau des photos :

  1. La photo doit obligatoirement vous représenter (exit : dessins, paysages, animaux, stars)
  2. La photo doit être claire : ni floue, ni trop retouchée sur logiciel.
  3. La photo ne doit pas représenter plusieurs personnes
  4. Pas d’enfant (même vous petit(e))
  5. Pas de nudité (même torse nu) ou à caractère pornographique
  6. Pas de publicité et ni de données personnelles (adresse, e-mail, téléphone, site web)
  7. Pas de représentations d’armes, de drogue ou d’argent
  8. La photo doit être au format: .jpg, .jpeg, .png ou .bmp

Inutile de dire qu’au début, je les avais pas lu ces règles. Ça me saoule les règles… Si tu savais comme je les lis jamais… Donc forcément, ma première photo  de couverture a été recalée pour outrage à la loi numéro 2. Bonnn… On va la jouer plus conventionnel dans ce cas. C’est parti pour la photo de type « ennuyeuse à prise instannée », surtout en ce jour de sale gueule. Et celle là -forcément- elle est passée. Fais ch***. A noter quand même qu’une fois ton profil rempli et ton caddie prêt à démarrer, tu peux -en fin de compte- mettre n’importe quelle photo. Tout le monde s’en tape, y’a plus aucune modération d’aucune sorte. Même celle qui a été recalée au début, elle passe. Et même celles qui ne respectent pas les lois: 1, 2, 3, 5, elles passent aussi. Par contre en ce qui concerne les lois: 4, 6, 7 et éventuellement 8,  j’avoue que j’avais la flemme d’essayer. Donc si ça te prend de le faire, tiens moi au jus.

Bon, ça c’est fait. On passe à quoi maintenant?

CHAPTER 3: Les R.G* de l’amour.

Capillotractif

Premier encadré:
« Qui je suis? » Ouh ben là, tu m’en poses une sévère…
Second encadré: « Ce que je recherche chez un homme? » Pas trop de puces déjà… et puis bah après euh… Un prince charmant? Nan, ça c’est ringard.

Et ben on passe aux formulaires cerfa, tiens! Le plus important: les descriptions. A savoir: qui tu es et ce que tu recherches chez un homme. Alors là, vas-y, fais toi plaise. Parce que dans ce domaine, y’a aucune fausse censure comme pour les photos. Je le sais parce que j’ai essayé et que tout est passé. Juste un truc à respecter: 100 caractères minimum par descriptif. Le mieux étant d’avoir un chouille d’imagination que même. Ou au moins un truc à dire. Parce que des profils absolument pas du tout remplis, y’en a des tas. Et là, j’dis ça pour les unes commes pour les uns, à moins d’être une putain de gravure de mode  qui te permettra de te croire exempté de remplir ce que tu es au dedans *sale narcissique, vas*, un conseil: le coup « non-renseigné » ou du « t’as qu’à me le demander… », ça fait fuir tout le monde. Alors, j’sais pas moi. Si t’es pas inspiré, tente une blague carambar ou vas copier sur les copains/copaines. Mais fais quelque chose. Ou viens pas pleurer. Mais nous reviendrons plus en détails sur la façon d’élaguer les prétendants dans la prochaine partie. Patience mon ami.

Deux heures plus tard, quand tu t’es bien engloutis tous tes doigts tellement tu leur en veux de ne pas avoir trouvé la tournure adéquate pour ta présentation, tu lâches tout. Tu vas te dégourdir les guibolles, fumes ta clope en une taf et tu vas te servir un bon verre de pinard (parait que ça déshinnibe… J’dis ça, j’dis rien. Mais ça peut en aider certains…) . Puis, négligemment tu poses tes doigts sur les clavier et tu les laisses frétiller comme des p’tites truites. Et là, miracle! T’as pondu un truc plutôt convaincant. A la fin, tu vérifies si y’a pas trop de fautes, parce que mine de rien y’a plein de mecs qu’y aiment pas ça, tu verras. Enfin, tu publies.

Comme je t’avais promis du détail, du croustillant et de l’expérience poussée… Chose promise, chose due, tu ne vas pas être déçu. Puisque qu’à partir de cet instant, pour toi je m’exhibe et te dévoile toute l’opération. Toute.  De fond en comble et sans tabous.. Rien à foutre… A commencer par les descriptifs.

Description:

Qui je suis? Arrf… Une tireuse de langue professionnelle, t’as qu’à voir les photos… Sinon, L’autre jour on m’a dit que j’étais pragmatique, mais de là à l’affirmer tout de suite comme ça… -_- …
Bon ok, ok… C’est vrai, je suis pragmatique. Et parfaitement versatile en contrepartie. Les contraires s’attirent, s’opposent et puis s’annulent, c’est bien connu. Je suis donc la perfection même.

Oui, mais parce que non, en fait. En réalité, j’ai un sens de l’humour assez déplorable, plutôt noir et dont le sens m’échappe encore quelquefois. Je porte des chaussettes aux motifs psychédéliques qui t’envoûtent dès que tu poses les yeux dessus et je déteste les salsifis. J’aime les choses simples, exception faite des simplets. Je suis plus ou moins diplomate en fonction du temps et révolutionnaire, sauf le Dimanche.
Mes goûts musicaux sont horribles et instables, la TV est ma pire ennemie et mes lectures laissent à désirer pour cause de ne pas être politiquement correctes. Je bois, je fume, voue un culte à la caféine et en plus j’suis pas vraiment très belle.
Voilà, dans les grandes lignes c’est à peu près ça.

Et maintenant qu’on a fait le tour de mes défauts, deux options s’offrent à toi désormais:

1- Me zapper direct -genre: ni vu, ni connu- en oubliant tout ce que tu viens de lire parce que, non,c’est pas vrai: une fille, ça peut pas être comme ça. Normalement, une fille ça a plein de papillons qui lui volent dans les cheveux et ça sent bon le printemps… Bref, salut.

2- Passer au-dessus de mon atroce carafon et me parler un peu du tien qui n’est pas parfait non plus, j’en suis sûre.
Mais tu sais quoi? Ça tombe bien. J’aime pas les gens parfaits.

PS: Fan de foot, s’abstenir.
De rien. 

Et pour la « Shoping-List », même principe:

– un jeune éphèbe, mais plutôt dans la trentaine;
– un geek qui sait se modérer autant que moi me coiffer;
– un intello qui m’apprendrait encore plus de choses jusqu’à ce que mon cerveau éclate;
– un écrivain, un poète… bref, un romantique. Mais qui fasse surtout la cuisine et le ménage;
– mon double au masculin. Quoi? Narcissique, moi? Que nenni..
Bon sinon, un beau ténébreux et fringuant, cynique et/ou ironique avec beaucoup d’humour (mais pas TROP lourd quand même, hein…) et aux moeurs décalés prêt à boire du vin jusqu’à point d’heure en discutant de tout et de rien;
– Toi, peut-être? Si tu n’es ni fan de foot, ni amoureux de ta voiture et encore moins de ta mère.. Vas-y, tente ta chance. Je ne mords pas (enfin… pas trop).

Ok. Mission « coule-toi toute seule » accomplie.
Qu’est ce qu’on fait maintenant? Ben tu remplis encore des trucs et des trucs et des truuuuucs!! Rhhaaaa..!! Et allé… Donne ton âge, ton lieu de résidence, la couleur de tes yeux, la dimensions de tes cheveux et leurs impacts sur ton Q.I, ton style de fringues, tes origines, ta taille, ton poids, les signes particuliers, ta profession, si tu bois de l’alcool, si tu fumes et si tu manges. Waoooow…!! Et ça, c’est juste ta page d’accueil, en gros. Tiens, voilà le rendu:

détails virulents

Estimations, grammage, plumage et déplumage.
Bref, t’en auras pour ton ramage…

Après, rien que pour toi, y’a une page sur laquelle t’étales tes goûts et tes couleurs à ton bon plaisir. A toi de ne pas la rendre trop terne et de rester au plus près de toi même:

gouts

Tes hobbits… euh hobbies, tes préférences musicales, littéraires, cinématographiques et…
… télévisuelles. La question qui tue.

Et puis une autre avec tes préférences sexuelles. En ce qui me concerne, j’ai rien rempli exprès pour ne pas avoir que des chacals dans mes futurs prétendants. Et puis je crois aussi que ça c’est un truc qui se découvre une fois que t’as dépassé le stade du café et que tu t’apprêtes à entrer en scène sous la couette:

sexo

Un des nombreux inconvénients: les réponses pré-enregistrées qui sont censées te correspondre. Deux options:
– mentir,
-ne rien mettre.
Pour être en parfaite adéquation avec cette expérience, j’ai opté pour ne rien y mettre.

Et puis encore une dernière page axée sur ta personnalité… Enfin, que tu crois. Du cul, du cul et encore du cul!!!:

personnalité

Flots d’inepties dont la profondeur reste inestimée et inestimable tant c’est intrusif.

Bon, cette fois ça y est. On a fait le tour. Tu peux enfin commencer à aller te balader dans les rayons. Mais demain. Parce que là, t’es saoulée. Et il est 04h22, faut que tu lèves dans deux heures.

La prochaine fois, je t’expliquerais tout bien comment ça fonctionne parce que crois moi, sous les apparences Mattel de ce site se révèle un labyrinthe cruel qui peut vite t’atteindre profondément dans ton égo. Te vouant à errer pendant des siècles, si t’as pas pigé le principe. Donc, en perspective: la découverte de tes potentiels amis/amants/etc., tes rivales, les boulets, les charmes et les charmeurs pas forcément charmants, les points, les autorisations, le tchat, les mots doux et roudoudou poupidou.. Tu vas en avoir pour ton sou. Mais les histoires de blé, c’est surtout pour les mecs. Honneur aux Dames, mentionnons tout de même que pour nous, c’est gratis.

Quant à savoir si c’est gratifiant, fais-toi ton opinion. Quoi qu’il en soit, c’est gratiné.

-FIN DE LA PARTIE 2-

*R.G: Renseignements Généraux.

AVANT PROPOS:

Mon exécrable humeur de fin d’année s’étant grandement fait botter le train par ce prévisible et doux retour à la normal des choses (traduction: on a passé toutes ces fêtes à la con, enfin!!…..), c’est avec un certain enthousiasme -si, j’te jure- que le Nébularium annonce donc officiellement la réouverture de ses expériences en tous genres -mais surtout le mauvais. Aussi, prends garde Ô insaisissable ami incongru. J’ai bouffé le tube d’Acérola, sniffé mon dentifrice et cirer mes arpions. J’ai la pêche, la frite, la banane. Je suis une salade de fruits atomique qui pique et si t’avais déjà du mal à me suivre avant, cette année, tu vas disjoncter.

INTRODUCTION AU PRÉAMBULATOIRE:

Welcome & Welcome petit assistant diabolique. Que de nouvelles expériences à mener cette année! Es-tu prêt pour de nouvelles aventures *dit Fifrelin à Fanfreluche*? Oui? Super! Alors on démarre au taquet puisque l’équipe du labo est parti sonder l’insondable; s’est enfoncé dans les bas fonds des tréfonds très profonds pour aller racler l’atmosphère ambiante de cette engeance sociétale en manque de réconfort et autres inclinations du même ordre…
Bref,  reprends ton souffle, chope tes palmes et ta bouteille d’Oxycarbure… En rut pour le supermarché de l’Amûûûr!!

( >_<‘)corbeau-manga-absurde-tshirt

Non mais sans dec’,  j’plaisante pas là… Hop, hop, hop! Allé, on se bouge et on discute pas!
Quoi? « Si », tu veux qu’on discute? Bon bah ok (mais t’es relou quand même, faut que tu le saches..). Voici donc et en détails la démarche, le projet, le pourquoi du comment et le cheminement pour en arriver à cette déambulation dans ce supermarché finalement plus hard que discount.

Et bien voilà sale petit curieux. L’autre soir, posée dans mon canapé à errer un peu dans ma tête (comme d’hab, ouais.. pas faux) et surtout sur le net, je suis tombée sur un forum dans lequel un Gentlemen d’une classe peu connue, voire ancestrale, pleurait à chaudes larmes que son coeur reste à jamais de glace. Plus clairement, Mickey n’arrivait pas à se dégoter la p’tite Minnie de ses rêves. Naann.. Pas la caisse: une femelle. Ni dans la vie « réelle », ni sur internénette et tous ses sites de …* au choix: *rencontres, *gens cons*, *jambon, mets ce que tu veux, c’est cadeau. Bref, « Comment donc? Il a -RIEN- trouvé??! Pas possible, y doit pas être doué l’garçon… » me suis-je alors forcément demandée. T’imagines bien qu’y a de quoi se poser des questions quant au degrés de sociopathie du gars, quand tu lis ce type de commentaires… Surtout que c’est prouvé en plus! 37% des rencontres se font sur la toile de nos jours, selon un certain « Observatoire du célibat » (confrérie inconnue de nos services). Et puis des femmes, c’est comme les araignées, y’en a plein tout partout!! Comment se fesse t-il que lui il en trouve pas??! « C’est un psychopathe ou bien? Y veut la découper sa Géraldine, c’est pour ça qu’il trouve personne? Ah non, attends, t’as pas tout lu… »

Or donc, comme tu t’en doutes, j’ai bien tout lu. Et j’ai compris -Ô Joie- ce qui se passait chez ce brave monsieur. S’il se trouvait en échec, c’était simplement parce qu’il ne parvenait pas à -je cite :  » Trouver quelqu’un de VRAI. Quelqu’un qui ne soit pas différent de ce qu’il présente au début et qui se sente suffisamment bien dans sa peau pour assumer sa personnalité ». Bon là, ok. Ça se tient un peu plus comme raisonnement. A vrai dire, je suis même plutôt bien d’accord avec ça dans le fond. C’est vrai que quand tu rencontres quelqu’un, t’as tendance à te la jouer un peu plus que d’ordinaire, tu te peignes un peu mieux, tu vérifies que tes poils soient au niveau zéro sur une échelle de 1 à 10, 10 étant la note la plus velue… Tiens, tu mesures, voire censures carrément certains de tes propos, aussi… Bref. Tu te pervertis pour la « bonne cause ». Quoi? C’est pas comme ça qu’on dit?…  Mais peu importe.

Ce qui importe en revanche, c’est qu’il existe encore visiblement quelques personnes qui n’aiment pas que les autres qu’ils rencontrent ressemblent à des figurines de Kinder. Des gens qu’y aiment bien que t’aies encore un filet de bave au réveil, un grain de folie au quotidien et un brin de carburant dans le moteur. En gros, des gens qui vont t’apprécier pour ce que t’as dans le cigare et pas parce que ton paquet mentholé a la classe. C’est étonnant… « Mais d’où est ce qu’y débarque donc cet olibrius avec toutes ces idées issues d’un monde parallèle où les humains ne se prennent pas pour des droïdes? » Pas de bol. Le billet datant de 2011 et personne n’ayant jamais donné suite à ce débat, impossible de savoir si le Colonnel Moutarde avait fini par trouver sa belle ou s’il s’était voué aux gémonies avant de se suicider tout seul dans sa cuisine avec le chandelier. Pas cool, ça.. J’aime pas bien qu’on me laisse sur ma faim. Après je tricote du cerveau, je saute des mailles et je pète les plombs. Vieux chameau, vas…

Ne restait donc qu’une solution. Mener l’enquête.

Bien, maintenant tu sais comment j’en suis arrivée là. Tout simplement à cause d’un type triste qui un jour et par désespoir, a posté sur un forum célèbrement inconnu une question existentielle passée à la trappe. Et que depuis, ça hante mes nuits (oui, y’me faut pas grand-chose, je sais..). Et j’ai besoin de sommeil. La faute à mon côté plantigrade en pleine hibernation, ça.

PREAMBULATOIRE*

L’expérience désormais en cours vise ainsi à comprendre s’il est effectivement possible de rencontrer un(e) quelqu’un(e) sans avoir besoin de dissimuler sa personnalité. Le temps  imparti à tous ces tests s’échelonnera sur une durée d’un mois à un rythme irrégulier, ayant quand même un peu une vie à côté.

Liste du matos pré exploratoire:

– Un site de rencontre à la mode. ok => Mais y’en a des tas! Et ne disposant d’aucun sponsor assez saugrenu pour bien vouloir claquer son fric dans mes recherches à deux balles, déjà faut pas viser du payant. Ce qui élimine d’office un pourcentage non négligeable de sites. Et puis j’aimerais bien aussi pas trop me faire harceler quand même. Pas que je sois un canon, loin de là. Mais dans ce genre de lieux, t’as pas non plus besoin de l’être pour appâter tous les chiens du quartier… Il me faut donc un site où c’est juste moi et myself qui choisissions qui aura l’immense privilège de converser avec la baronne que je suis. Et puis, il faut que le site soit un peu connu quand même, sinon je vais vite tourner en rond. Et faudrait qu’il soit un peu kitch aussi, juste pour le fun. Ben voilà, ça y est, j’ai trouvé: le supermarché des tatoués, des barbus, des poils de carottes et compagnie: adopteunmec.com.

– Des photos. ok => Quatre, c’est pas mal. Pour commencer, deux sur lesquelles je semble présentable, normale. Ni à moitié à poil, ni farder à coup de truelle. Neutre et naturelle, en somme. Et deux autres ou alors là, niveau neutralité, ça se gâte déjà pas mal. Parce qu’en vérité j’aime pas ça les photos à la base. Me la jouer version Joconde immortalisée à tout jamais avec la pose de circonstance, ça me plait pas. C’est pas moi. Mon crédo c’est plutôt de me grimer en grimaçant, parce que là au moins j’ai l’impression de refléter nettement mieux l’énergumène qui je suis au quotidien. Je les ai donc sélectionné dans cet esprit, langue pendante à l’appui (je suis une experte en tirage de langue): la première un jour de grand « fous moi la paix avec ton appareil, tu veux… »; et la seconde en mode « j’viens de me lever, kessia? ». Voilà, je pense que c’est bon. J’suis blindée niveau portrait.

– Du temps. Prévoyant la longue liste de spams pour acheter des développeurs de pénis et autres gadgets à la mode qui risquaient de se pointer sur ma boîte mail, j’ai commencé par me créer une autre adresse entièrement dédiée à cette expérience. Une adresse que je pourrais supprimer sans scrupules par la suite. Après, faut se créer un compte sur adopteunouf.com. Remplir son profil, mettre ses photos sur sa page et commencer ses recherches. Trois premiers points que nous autopsierons jusque dans les moindres résidus nécrosés, ultérieurement.

– Accessoirement, tu peux également prévoir du café, des clopes, un punching ball et des chips pour passer le temps quand tu traîneras tes guêtres dans ce paquet de rayonnages virtuels.

Ça y est petit alcolyte. Tu sais tout ce qu’il faut savoir pour débuter. Paré à l’abordage, Cap’tain Fracass? Bien. Alors, c’est parti. Allons chasser du mâle toi et moi… Non, ne me remercie pas. Incline-toi, ça devrait suffire.

m(_ _)m

Mouhahahaha…. !!!

-FIN DE LA PARTIE 1-

*Oui, promis… Un jour je ferais une page référençant tous ces mots inconnus et quasi-imprononçables qui t’énerves quand tu me lis. Mais ça, ce sera seulement le jour ou je n’aurais rien d’autre à foutre *TOURNE LES PAGES DE SON AGENDA*

Bon, ben demain ça devrait pouvoir se faire…

Panic Station

Publié: 08/12/2012 dans Pendemonium
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Il y a cette voix. Omniprésente. Etrangement lointaine, intimement proche. Probante inconnue reconnue de nulle part. Efficiente omniscience officiant au centre de cette jungle glauque, désertiquement bondée et fatalement éprouvante. Comme à cette heure, c’est la panique dans la station.
Les odeurs fluctuantes se mêlent à l’amertume vespérale d’une journée encore excessivement remplie. Paris,19h, un Lundi. La foule, agrégat de substances humaines diverses et furieusement variées, se meut en un raz de marée prompt à dévaster tout fossile mal avisé de l‘affronter. Spectaculairement effrayant. Etrangement paniquant et excitant à la fois. Le métro, lieu désespérément propice à toutes sortes d’errances fantasmagoriques où l’excavation d’ondes négatives dégagées se répercutent en moi telle une vision merveilleusement désaccordée. Teintant les parois. Sépia.

Il passe. Furtivement, hâtivement, il passe. Vite, trop. Pas le temps de voir son visage. Tant mieux.  Seulement sa tournure, son allure, son dos. Plaisant, vraiment très attirant. Mais déjà, il s’éloigne. Tout va si vite ici. Ne reste que son essence. Etourdissante, délicate, suave. Mes sens ont défailli au passage de cette capiteuse émanation poivrée. Et le trop peu de molécules encore en suspension dans l’air  me grisent instantanément malgré ce froid hivernal.
Je suis résolument ivre d‘un idéal olfactif.

Fantaisie. Occulte fantaisie. S’enticher d’une allure, d’un parfum sans visage, n’est-ce pas insidieux? Peu importe. Il s’est arrêté, là, sur le quai. Sensuelle contenance, galbe galvanisant, électrise-moi tant que tu veux. Je te vois. Je ne te lâcherai pas du regard, crois-moi. Malgré la distance, malgré la foule, je t’ai dans le viseur. C’est foutu. Non, ne te retourne pas. Laisse moi te voir à l’envers. T’imaginer dans le noir. Aspirer à mes obsessionnelles divagations. Si j’avais un cœur, il battrait à en crever. Si j’avais une âme, je la vendrais sans hésiter pour ne ressentir rien qu’une fois celle qui t‘anime. Mais je suis trop loin. Bien trop loin. Rapproche-toi. Non finalement, ne bouge pas. C’est moi qui viens. Ton odeur me manque. J’ai besoin d’un shoot.
Environ six mètres. Bonne distance. Ni trop loin, ni pas assez.
Des frissons dans le dos m’envahissent. Je tressaille. J’ai l’impression d’être un voyeur tapis dans ton ombre. Violer ton intimité, détailler tous tes gestes. C’est exaltant. Malhonnête et impardonnable. Mais pour ce crime, je veux bien être damnée cent fois.

Une femme t’aborde. Tu baisses la tête, découvre ton bras de la veste qu’élégamment tu portes pour regarder ta montre. Tu as de longues mains. Instinctivement ton regard se relève. Tu la regardes. « … 19h17 … ». Je l’ai entendu. Ta voix. Ni trop grave, ni trop aigüe. Assurée sans être arrogante. Regorgeant d’émotions. Délicieusement pénétrante. J’en veux plus. Désormais, j’en veux plus. Donne m’en d’avantage s’il te plaît.
Le métro approche. J’ai peur de te perdre au milieu de cette infinitude de gens. Je me rapproche encore un peu. Plus près, encore plus près. J’ai le palpitant qui panique. Je vais exploser.
Mais qu’est-ce que je fais? Sans te connaitre, je te suis déjà à la trace. Comme un chasseur dont la proie n’est autre que sa propre folie. C’est donc ça, je suis folle. Abusivement déséquilibrée. Tu m’as rendu dingue. Pourquoi? Comment?
Et puis, ça m’est égal. Du moment que je profite de ce magnifique cataclysme émotionnel.

Les portes s’ouvrent, tu t’écartes pour laisser descendre cet agglomérat de citadins compressés . Je ne te vois plus. Mais où es-tu? Non, ne me laisse pas seule au milieu de tout ce monde. J’ai peur. Diligemment, je m’avance  pour passer les portes. Mes pas sont grands, et le rythme prompt. Passer les portes, monter, te trouver. Je n’ai plus que cette idée en tête.

C’est la cohue dans le wagon. Mais je suis sûre que tu es là. Quelque part. Assis ou caché. Quelque part. Pourquoi je ne te vois pas? Je te sens pourtant. Tu n’es pas loin, je le sais. Accrochée à la barre centrale, j’ai l’air d’un sonar en perdition. Scannant chaque visage, décortiquant chaque corps, consumant chaque silhouette qui n’est pas toi. En vain. Me serais-je trompée? Ma précipitation à te croire monté à bord m’aurait perdue de toi? Impossible, je te sens. « … Pardon… » . Catalyseur. Soudain, je reconnais ta voix. Proche. Trop. Je détourne furtivement le tête, tu es là. Accolé à moi. A mon dos. J’ai reconnue ta main. Toi aussi tu tiens cette foutue barre. Juste là, derrière moi. Je te sens enfin. Tendrement contre moi. Je me sens rassurée.
Cette occurrence ne peut que me conforter à croire qu’il n’y a pas de hasard. Fermant les yeux, je profite de cet instant pour imaginer que tu m’enlaces, bien à l’abris contre ton torse, bien au chaud entre tes bras. Je suis bien.
Le métro stoppe. Brutalement les portes s’ouvrent une nouvelles fois. C’est de nouveau la panique. Un va et vient en tous sens. Inopportun. Je me retourne, tu n’es plus là. Je bondis alors hors du wagon, espérant te retrouver sur le quai. Je suis encore empreinte de cette accolade. Perdue, je ne sais plus où chercher. Trafic dense, excès d’affluence, cette fois tu t’es échappé. Le métro repart. Seuls quelques ombres fantomatiques errent à présent sur le quai. Comme moi.

Sépulcral moment. Je ne sais même pas à quel arrêt je me trouve. Et de toutes façons, je m’en fous. J’aurais pu me perdre encore d’avantage pour profiter de toi. « Reviens à la raison et rentre à la maison.. » songe-je, alors. « Plus que ça à faire maintenant… » . L’air hagard, le front bas, je me dirige en direction de la première sortie possible. Nouvel objectif. Partir, rentrer, oublier. Je marche de nouveau perdue dans ma tête. Je n’aurai pas vu ton visage, tes traits. Ton expression. « Tu n’es qu’une idiote. Mais qu’est-ce qui t’as pris? Et qu‘est-ce que tu croyais? Pourquoi ne pas l’avoir abordé…?». Désormais, c’est une certitude, ne plus jamais laisser passer une occasion. Ne plus jamais laisser s’envoler une si douce utopie. Quitte à me faire jeter. Pour accéder, il faut s’hasarder. S’éprouver, se risquer. Mais essayer. Tout débute par un commencement. Et tout commencement peut être provoqué lorsqu’on le désir. Et je désire. Je ne fais que ça, désirer. Et lui, je le désirai, oh oui. Fatale courtisane de l’inconcevable, croqueuse d’idéal, je ne suis plus à présent qu’une fantasque sotte aliénée à un parangon qui s’est évaporé en un éclair.
Furieuse après moi, je traîne les pieds, baisse encore un peu plus la tête. Je ne suis pas pressée de rentrer.

L’escalator n’est plus très loin. La sortie non plus. Maudit sois-tu, foutue sortie. J’arrive. J’arrive.
Une voix m’interpelle. Une voix que je connais. Ou plutôt que je reconnais « … Tenez. Vous avez fait tomber vos gants, Mademoiselle… » . Une belle voix. Ni trop grave, ni trop aigüe. Assurée sans être arrogante. Regorgeant d’émotions. Délicieusement pénétrante. Associée à de longues mains tenant mes gants. Je lève les yeux. Une sensuelle contenance, un galbe galvanisant m’électrisant tout autant que cette capiteuse émanation poivrée.
Ton visage. Ton sourire. Mon effarement. « .. Mademoiselle … vous allez bien? »
« Jamais mieux que maintenant… »
« Je peux vous accompagne à la sortie ? »
Et le trop peu de molécules encore en suspension dans l’air  me grisent instantanément malgré ce froid hivernal.
Je suis résolument ivre de mes rêves les plus fous.

Pourvu que tu y sois aussi.