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L’expérience en cours sur Adopteunanalphabète.com m’a donné du grain à moudre, matière à réflexion et tireli-pon-pon sur le chihuahua. Pourquoi pas, y’a toujours matière à réflexion. Dans toutes choses, si, si. Même dans les chihuahuas. Mais la question n’est pas là.

Dans quel monde vit-on mes braves gens!? En voilà une de question pour le moins pertinente. Un monde pourri jusqu’au trognon, voilà! Oui, bon ok. Mais encore? Niveau questions existentielles t’es à ton maximum ou on en remet une couche? Ouais, bon, bah ça va hein… Conscience en toc. Tic-toc-tic-toc, voici venir à grands pas cette nouvelle expérience en toc, elle aussi.

Aussi, en parlant d’aussi et des p’tits pois sont rouges, Mesdames, Mesdemoiselles et ex-Messieurs nouvellement Madame (le champs des possibles est infini), crions à l’infamie vous et moi. Pourquoi? Comment ça « pourquoi »? Tu sais pas??! Pourtant, c’est bien connu, niveau égalité homme-femme, c’est un zéro pointé pour la République. D’une part, parce que nombre de femmes elles-mêmes se suffisent et se complaisent devant leurs fourneaux de grands-mères et préfèrent regarder des séries catatoniques reflétant la vie qu’elles n’auront jamais, tout ça, sous fond d’anti-dépréciateurs. -Outch… reprends ton souffle…-; d’autres parts, parce que celles qui ont bien envie de fourrer la tête des premières dans leurs friteuses  se retrouvent trop peu nombreuses, la faute à cette putain de loi de causalité. Oui, bon, bref. En clair, c’est mal barré. A moins de se faire greffer une paire de balles de golf à l’entre-cuisses, faut pas se leurrer. On va en chier encore un moment.

Mais quitte à en chier encore un moment, autant que ce soit pour la bonne cause -aahh.. ce petit côté altruiste, si c’est pas mignooon… Hé oh! C’est moi que tu traites de filet mignon?? Oui, non. Fais pas gaffe. En ce moment, j’ai la grippe, j’prends des médocs, même moi j’arrive plus à me suivre… Mea culpa, mais nez qui coule beaucoup… –

Fin bon. Je reprends donc: Mais quitte à en chier encore un moment, autant que ce soit pour la bonne cause en appliquant un principe des plus simplistes. Oui, simpliste. Pourquoi chercher compliqué quand on peut faire simple? C’est complètement con.

Bref, l’effet papillon, tu connais? Bon, ben c’est pas ça. Du moins, pas autant. Mais c’est l’idée. L’idée de se dire que: un petit acte + un petit acte + un petit acte + tu m’as compris = Peut-être un acte avec beaucoup plus d’impact dans un avenir incertain. Et certainement loin. Mais bon, on est pas pressé. Ça fait des millénaires qu’on essaie de changer les choses, deux ou trois mille ans de plus, qu’est ce qu’on en a à braire. Donc, en fait mes batailles, c’est surtout pour la gloire. Le soir je fais d’ailleurs souvent la fête toute seule en célébrant mes micros victoires. Mais ça, tu t’en fous. Passons donc.

J’entends déjà : « Mais qu’est-ce qu’elle a encore bien pu aller chercher comme expérience débile? »

« Débile », tu ne crois pas si bien dire. Puisque la semaine dernière, j’ai voulu acheter une pilule du lendemain. Mais en prévision d’un éventuel accro-chage mal arrimé.

« Hein???! Mais pourquoi faire? La pilule du lendemain, c’est pas un truc qu’on prend en prévision puisqu’on la prend le lendemain!!? Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire biscornue? »

Attends, bouge pas. Je t’explique. *Ménestrel, s’il vous plait! Veuillez m’aider à tout conjuguer au passé… Enfin, au moins la première ligne. Gracias muchacho.*

And once upon a time… Un soir, comme par hasard, me vint une idée bizarre. L’égalité sexuelle, mais quoi-qu’est-ce en réalité? Une chimère? Un conte pour fillette à boucles blondes? Un motif de non-rebellion des sexes? Que nenni. Du vent. Voilà ce que c’est. En quoi les hommes et les femmes sont-ils égaux sur un plan sexuel -sous-entendu: métabolique, sous entendu: anatomique et tout ce qui pique- ? Réponse: En rien. Arrêtons de prendre des saucisses de toulouse pour des boudins antillais. Nous sommes, et ce depuis la nuit des temps, fondamentalement différents.

Petit précepte d’anatomie:

Nous, les femmes: nous avons un vagin. Nous sommes des faiseuses de lardons, nous avons des overs pour ça, des règles pour nous le rappeler et des seins, pour nous la péter. Bref, nous sommes un fantasme avant de devenir des poules pondeuses.

Eux, les hommes: ils ont un pénis. Ils possèdent des bourses pour semer des graines et des poils pour tenir chaud l’hiver. En fait, ce sont des agriculteurs.

Donc, la seule chose qui nous rapprochent sur ce plan là, c’est le côté paysan de l’affaire. Un agriculteur a souvent des poules, mais n’en est pas une pour autant. Et vice-versa. Alors niveau égalité: nada. Mais c’est comme ça. T’y peux rien et eux non plus. Ça sert à rien de vouloir des trucs impossibles. La seule chose que nous, les femmes sommes en droit d’exiger (et attention, je précise que depuis le début je parle d’égalité se-xu-elle et pas d’égalité des droits. Qu’on ne vienne pas me faire un débat sur le « gnia gnia gnia… oui, c’est monstrueux c’que tu dis là… Et dire qu’à poste égal, on touche pas du tout le même salaire et bla bla bla… » Jm’en fous!! Je parle pas de ça, j’ai dit! Je parle phy-si-que. C’est clair??), c’est de se sentir suffisamment prémunies contre les joies de la maternité.

Oui parce qu’une fois de plus, à résultat égal:

-Les hommes, à part tâcher leurs draps à l’âge ingrat (et plus si affinité), ils n’ont qu’à acheter des capotes et prier pour qu’elles vivent leurs vies de protectrices à temps plein. Le cas échéant, même avec une conscience, un homme ne tombera pas enceinte. Donc: ze boucle is boucled. Fin du débat. Éventuellement dans le cadre d’une maldonne: une petite prise de sang pour vérifier qu’il ne soit pas atteint ailleurs que dans son amour propre et yallah! En avant pour de nouvelles aventures… extraconjugales ou extra tout court, on s’en fout. Voilà. C’est fini, sujet suivant.

– Mais les femmes… D’office  *Outch! Prends ta claque*, ça fait mal. Pour elles, pour nous, c’est une autre histoire. Une histoire qui commence dans le sang. Celui qui décrète que tu es désormais une femme apte à procréer et qu’à partir de cet instant T, tu vas souvent le regretter. Parlons crument, parlons douloureuse, mais  qui à déjà fait le compte de tout ce que ça coute justement d’être une femme? En dehors des nausées et de cette sensation d’écrasement intra-utérine les jours ou tu fais tourner la mayonnaise… Entre les prix -qui ne cessent d’augmenter- des protections menstruelles, les capotes que t’achètes en prévision au cas ou du peut-être il en aura pas, etc. etc. Quel investissement!! Investissement financier, investissement de temps, de patience et trop souvent…

de courage.

Welcome chez le spéléologue et son terrible arsenal! Oui, toi, femme, tu as bien compris. Je parle de ton ami le gynéco. Bien choisir son gynéco est déjà une sacrée épreuve en soi. Qui d’entre toutes n’est jamais repartie les jambes dépitées, écartées, défoncées par un baobab, en priant sa mère d’en trouver un BIEN, la prochaine fois… Avant goût amère. Même si parfois t’es remboursée, à ne jamais omettre: le gynéco n’est pas toujours qu’un homme bien et plein de tact. Il s’avère aussi, comme ton dentiste, ton généraliste, ton banquier et toutti quanti… un sale connard de commercial de supermarché -type « viens goûter mon saucisson qu’il est bon! Alors, il est bon? Bien, 79 e syouplé ». C’est un fait. Comme tous les praticiens, faut déjà en trouver un qui respecte des tarifs décents. Autant dire que le coup du « J’ai pas d’argent mais je peux vous rémunérer avec ma p’tite culotte », ça marche pas des masses. Ensuite, faut pas non plus tomber sur le gynéco que tu te demandes pourquoi qu’il est gynéco çui-là: « Quoi?? Vous avez forniqué? Vile créature des ténèbres!! Satan vous guette mon enfant, vous finirez dans les limbes abyssales toute perdue qu’on vous retrouvera jamais.. Paix à votre âme souillée et abeous corpus parapoux. » Glupps guttural de circonstance, ouais…  Enfin, te reste t-il à prier qu’avant, ton gynéco il était pas manoeuvre chez Caterpillar. Le maniement du spéculum est un art mon ami! J’en dénote d’ailleurs que si certains ne savent pas s’en servir, il en va sans doute de même avec leur b… Bref. C’est Madame qui doit le regretter.

Sinon, en dehors du mec normalement névrosé qui se cache sous sa blouse immaculée la plupart du temps, se terre aussi parfois le distributeur de la pilule la plus chère du Monde (inscrite au Guiness). Tandis que tu lui avais bien précisé que TU VOULAIS une pilule REMBOURSÉE par la sécu parce qu’après tout -c’est un peu normal quand même- LUI, il entend: « S’il vous plaît Monsieur, donnez-moi la pilule LA PLUS CHERE que vous ayez en stock,  j’ai trop d’argent sur mon compte épargne en ce moment. » Ce qu’il fait, sans une once d’hésitation. Et quand t’arrives à la pharmacie juste après ton rendez-vous et que la pharmacienne te sort « 90 euros s’il vous plait. Mais attention, y’en a que pour deux mois avec ça », toi t’entends: « Dans ton cul, lulu ». Après ce coup de trav et une chute sévère dans les pommes, t’as la mort, la rage de ta vie et tu veux sa mort à cet empaf… MAIS: comme il est déjà 18h02 et que le cabinet est fermé et qu’en plus il est à 30km de chez toi (vas savoir pourquoi on croit toujours que les spécialistes sont plus performants quand ils sont loin…), tu rentres. Ultra-vénère. Mais t’as ta pilule. « Soyez déjà contente » que te dit la secrétaire avec sa voix de gramophone quand t’appelles le lendemain pour qu’on te refasse une ordonnance. Faut dire aussi que c’est une vieille catho de chez Naze-arrête comme on en fait plus. Elle, elle est contre toute forme de contraception. Et le ketchup (ne parlons même pas de l’avortement, elle qui a 12 rejetons élevés à la moutarde…) Finalement et en désespoir de cause, tu reprends un rendez-vous avec cette vieille bique parce que t’arrives pas à passer ton bras à travers le combiné pour l’étrangler et que de toutes façons, c’est pas raisonnable. T’auras pas ta pilule pas chère en la zigouillant cette morue. Nouveau rendez-vous: dans trois mois. Be happy.

Voilà donc comment tu finis par te retrouver en urgence chez ton généraliste en pleurant parce que depuis que tu prends cette nouvelle pilule hors de prix, t’as tes règles. Soit deux semaines. Et qu’au final, pour une raison totalement indépendante de ta volonté -vu tout le coeur et l’investissement que tu as pu y mettre- t’es quand même enceinte! Youpiii!!

La suite est longue et les variantes nombreuses. Inutile de préciser que lorsque tout ce passe bien, ben c’est bien. Mais il ne suffit QUE d’une fois, d’un seul mauvais gynéco, d’une seule secrétaire à la moralité étroitement pas large, et de tout un tas d’autres facteurs X pour que ta vie devienne un enfer. Un véritable enfer. Et l’enfer, ça dure toujours une éternité. Ne soyons pas pressé.

Bien se remémorer par la même occasion que la pilule ne te sauve pas non plus à 100% des bébés. Et ne t’empêchera pas de bien développer une saloperie d’MST, quoi qu’il en soit.

A ce propos, le savais-tu? Certaines maladies sexuellement transmissibles passent à travers les pores du préservatifs. Non? Tu ne le savais pas? Dommaaage. C’est pourtant la vérité.  Prenons le cas du papillomavirus for the exempeul. Mais qu’est ce que c’est que cette maladie? C’est tout doux comme nom, pourtant… On dirait que des papillons vont te sortir du… Hum. Ben non, c’est beaucoup moins chantant que ça en a l’air. Le traitement également, surtout quand on commence à parler « lazer ». Passons. C’était pour l’info. Rien à voir avec le sujet initial. Mais j’aime les digressions. Tu dois commencer à le savoir, non…

Ouf… question pilule, c’est réglé. Question pilule. Les reste en revanche euh… Je vais faire un condensé. Etre enceinte, ne pas l’être, le vouloir mais ne pas pouvoir. Ou l’inverse. L’être et ne pas le vouloir. Les visites chez les spécialistes. Le choix. Le regard sur soi. L’avis de l’autre, ou pas. Son propre avis. Sa propre envie. Les délais. La douleur. L’argent, saloperie. La culpabilité ou la fierté. Voire les deux associées. Les sentiments. Les hormones. Ta vie qui prend un nouveau tournent. Ton corps qui prend de nouvelles formes. La peur. La joie. L’argent, encore une fois…

Bref. Des pages, je pourrais t’en écrire. Des cas particuliers, je pourrais t’en trouver des millions. Nous sommes tous des cas particuliers. Mais ce qui importe, c’est surtout de savoir à quel point c’est difficile d’être une femme à certains moments. D’être une femme sur un plan physique. D’être une femme sur un plan chimique, métabolique et pathétique. Et de se dire qu’il y aura toujours un putain de micro pourcentage pour te faire flipper. Un micro pourcentage qui te dira « t’as plus le choix, c’est trop tard ». Un micro pourcentage qui te dira « et si t’avais pu le faire, est ce que tu l’aurais vraiment fait? ».

Voilà. Pour résumer. Moi, j’aime parer aux éventualités. Ces éventualités qui te retournent les tripes à plus savoir qu’en faire de toute cette bidoche. Voilà comment j’en suis arrivée à me dire que si nous les femmes, on pouvait avoir le choix, sans en passer par toutes ces épreuves, par toutes ces personnes, par tous ces délais et tous ces regards sentencieux et ben c’était juste -normal-. Et parfaitement réfléchi.

Me suis-je donc rendue à la pharmacie dans cet optique.
Déambulant dans les rayons, j’ai refais mon stocks d’acérola, pris quelques cachetons type paracétamol et c’est déjà pas mal. Je suis pas « cachetons » à la base . Et je me suis pointée à la caisse, l’air enjoué comme à mon habitude. Traîtresse que je suis, le pharmacien ne m’a pas vu venir avec mes grands sabots.

*En posant mon stocks de vitamines sur le comptoir*
– « Bonjour. »
– « Bonjour. C’est tout ce qu’il vous faut? »
– « Non. Je souhaiterai également la pilule du lendemain. »
*Silence gêné de l’apothicaire pourtant trentenaire*: silence optimal d’ailleurs pour une jeune fille qui manquerait de confiance en elle, par exemple. Note: Très chères mamans aimantes, ayez des discussions avec vos filles. Et surtout, expliquez leurs que vous serez toujours prêtes à les accompagner pour récupérer la pilule de la honte si un jour ça devait arriver. Le regard du pharmacien peut-être le meilleur des rebrousse chemins… Heureusement, moi je m’en fous. J’suis vieille et j’ai peur de rien.
– « Ah…  Vous avez eu un rapport non protégé? »
*Détendue, nature peinture*
– « Non. Mais peut-être un jour. »
*Mode malaise: activé*
– « Je ne comprends pas dans ce cas. Pourquoi voulez-vous cette pilule? »
– « Au cas ou… Les accidents sont plus nombreux qu’on ne le croit. »
– « Oui, bien sur. Mais attention, ce n’est pas du paracétamol. Il faut vous protéger Madame. »
– « Excusez-moi, mais insinuez-vous que je ne le fasse pas? »
– « Non, ce n’est pas ça. Mais prenez-vous la pilule? Avez-vous des rapports réguliers avec protection? »
– « Là n’est pas la question. Je crois que vous vous méprenez (oui, je parle bien quand j’veux). En aucun cas je ne vous dit que je ne me protège pas, ni que je ne le ferais pas et encore moins que je vais prendre cette pilule comme un doliprane. Me prenez vous pour une idiote immature? »
– « Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, m… »
– « Je l’espère bien. Alors écoutez-moi. Si j’avais passée les portes de votre échoppe la larme à l’oeil et le regard honteux pour vous balbutier à demi-mots qu’hier, j’avais fauté et que par mégarde notre condom s’en était trouvé en piteux état, qu’auriez-vous fait, Monsieur? Si ce n’est me sermonner -vu comme vous êtes bien parti et que c’est un peu votre métier-  en me mettant en garde contre les MST? Rien. Vous vous seriez retourné, auriez saisi l’objet de ma demande et me l’auriez donné avec un regard compatissant. Ou méprisant, allez-savoir. Mais voyez-vous, je ne suis pas de ces personnes qui attendent de se retrouver sans alternative pour venir supplier une autre personne -en l’occurrence: vous, Monsieur-  qui détient un pouvoir sur mon potentiel devenir. Être une femme est déjà assez complexe en soi pour ne pas avoir à se sentir une fois encore dépendante d’un facteur non-maîtrisable, de mauvaises conditions reportant la prise de ce contraceptif d’urgence au delà des 72h d’efficacité maximale. Ce qui, au delà, me forcerait à être dans l’impossibilité de jouir d’un droit inaliénable: celui de choisir. Et de choisir sereinement. Et pas le lendemain et dans la hâte. Me comprenez-vous? Ne croyez-vous pas qu’il soit aussi normal d’avoir ce type de pilule aussi bien chez moi que chez vous? Car dans la finalité, n’en revient-on pas à sa fonction première : « vite et au cas où »? Ou êtes-vous de ceux qui pensent que c’est là une faveur que vous nous faîtes, à nous, pauvres femelles procréatrices en flagrant délit de doute avéré?  »
*Silence* « Et bien je dois vous dire Madame, que je n’avais jamais vu ceci sous cet angle. Effectivement, en ce sens, vous n’avez pas tort. »
– « Je vous remercie. »
– « Reste un dernier détail. »
– « Lequel? »
– « La date de péremption. Si cette pilule n’est valable qu’une dizaine de jours, votre théorie tombe à l’eau. On regarde? »
*Va chercher la boite. La retourne dans tous les sens. Relève les yeux *
– « 2017. »
– « Bien. Je peux vous régler par carte? »

Voilà. Voilà comment sous les apparences d’une pute, on finit pas passer pour une Sainte.

Mais en ce qui me concerne, je ne me sens ni l’une, ni l’autre. Il est vrai et je soutiens parfaitement le bon vieux contraceptif régulier car il n’en demeure pas moins nécessaire pour éviter ce qu’on l’on qualifie trop souvent et à tort « d’accident de parcours ». Mais qu’est ce qu’un « accident de parcours »? Une erreur. Et bien si c’est une erreur, laissez-moi vous dire Mesdames, que nous en sommes toutes une belle par excellence et par définition. C’est vrai, c’est toujours de notre faute, limite si on ne se féconde pas toutes seules. Et oui, pas de chance, on nous a appris que: NOUS faisions « des erreurs de parcours »; NOUS oublions notre pilule; NOUS tombions *Plouf!* enceintes; NOUS portions le fruit de « … » au choix: notre péché, notre amour, notre inconscience, notre humanité, notre faillibilité, etc…; NOUS devions faire attention et plus encore. C’est vrai, nous devons faire attention. Mais nous devons surtout faire attention à ne pas nous sentir anormales, amorales et inhumaines lorsque nous nous devons de faire certains choix que les hommes n’aurons jamais à faire.

Dans un tout autre registre, si tu veux un de ces quatre je t’expliquerai aussi comment j’ai fais involontairement péter un plomb à un vendeur de sextoys…

Et à un vendeur de machine à laver…

Et à mon vendeur en internet…

Et à la boulangère…

Et…

Et…

Et… c’est tellement bon d’être curieux. Contrairement à ce qu’on en dit, c’est le plus beau des défauts.

Même si je reste persuadée que ça n’en est pas un 😉

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Enfin, j’ai trouvé. Remarque, mieux vaut tard que… qu.. qu’encore plus tard, hein.
Because à force d’attendre, ben y’ a un moment ou c’est trop tard.
Simply life.

La tête dans le sac comme chaque réveil de cette vie et mes cheveux qui s’étaient encore fait la guerre jusqu’au crépuscule, sans parler de cette omniprésente humeur de grizzli… Bref, en me levant ce matin, même ma super chopine de caféine en barre ne réussit à me sortir la tête de ce brouillard. Il y avait quelque chose de pourri dans l’air. Quelque chose qui clochait chez moi depuis plusieurs jours.
Enfin, plus que d’ordinaire.
Un enthousiasme mort, une envie de sortir subsaharienne et la perspective de voir quiconque me déclenchant d’odieux hoquets .
Enfin, encore plus que d’ordinaire.

Chez moi, c’est chronique. Et obsessionnel. Il me faut des périodes sabbatiques durant lesquelles je peux jouer le plantigrade mal luné jusqu’à en crever. Faire un reboot social et exhumer ma face cachée mise volontairement en standby le reste du temps. En somme, des périodes durant lesquelles je me laisse divaguer à mort. Fermée comme une huître, un gros tampon mental sur le front précédé de l’annotation « foutez-moi la paix » en guise de mémorandum .
Seulement cette fois-ci, aucun signe de divagation. Plus de rêves. Rien. Que dalle. Basta.
Comment donc? Ô Panique! Ô Désespoir! Mais qu’est-ce qui se passe dans ma tête, bon sang?
Un manque de magnésium, peut-être…
Non. Pourtant je sentais bien qu’à l’intérieur de mon petit cortex, s’agitaient insolemment une tripotée de neurones auto-didacts. Joyeux bordel que le leurs…  Bande de connards. Bon, et si j’entrais en communication, histoire de voir un peu ce qui s’y passe?

– « Heu hum… Dites euh, les gars.. j’peux venir? C’est pas que, mais j’me fais un peu chier en bas toute seule… »
– « Ha bah te voilà! Pas trop tôt… Bon, ok, tu viens. Mais tu fermes un peu ta gueule pour une fois et tu nous écoutes. Ca fait des plombes qu’on te révolutionne le cigare… On va pas t’organiser un festival  à chaque fois qu’on a quelque chose à te dire, non plus. T‘es pas la Reine d‘Angleterre, bordel…»
– « Non mais dis donc, toi la crevette, làà…. Tu vas te calmer un peu… »
– « NAN!! On est pas payé à l’heure, nous… Pas que ça à foutre, Ho! »
– « Ben.. envoyez-moi un texto la prochaine fois, ça ira plus vite… Z’êtes cons aussi… »

Bref.
Joyeux bordel. Et bonne année.
Et justement, chaque année, c‘est pareil. Pourtant, chaque année, j’oublie. Et du coup, c’est la dissidence chez les crevettes… heu.. neurones, mes neurones. * INSOLATED SYSTEM*
C’est pas compliqué pourtant, bon Dieu.. J’devrais m’en souvenir. Et ben, non. Faut toujours que je parte à la découverte de cette intra mutinerie générale pour m‘apercevoir qu’à l’approche des fêtes, de la fin de l’année et de la mort qui s’approche toujours un peu plus… Aahaa.. fatale destinée!… que je pète tout simplement un câble. Grille le tampon, fume le tapis, m’engouffre dans le siphon et un siphon, font, font, les petites marionnetteeeuuh….
En somme, en clair, entre autres, je fais le bilan :
0 _o )  <= Voyez donc mon air enthousiaste quant au résultat de cette année, parce que ben…Pppfffff…
Encore un échec.
Et en plus, je vieilli.
Et en plus je vieilli mal.
Encore plus mal… Mais qu’est-ce que je vais faire de moi??!

– « Ben, j’dirais bien des sushis mais t’aime pas ça… alors… »
– « Oh toi, ta gueule, hein… Tu ferais mieux de nous trouvez des idées parce que là, j‘tourne en rond.»
– « Ben, fais des gosses, ça t’occuperas! »
– « Non, mais t’es malade ou quoi? Tu me vois, MOI, avec des gosses ??! Trop LOL, allé c‘te guedin…»

Extrait d’une « Discussion avec moi-même » , paragraphe 1, § 12.
Invendable en librairie.

Voilà ce qui me dilapide en ce moment, m’epprouvante et étale mon peu d’âme restante sur la roue des supplices: J’aime les gosses.
…Oui, je sais que, posé ça comme ça, à froid, ça peut faire drôle… (cherchez le double sens) Surtout pour moi qui me croyais à l‘abris de ce genre de vices…
Oui, parce qu’il faut avouer qu’avant, j’aimais pas du tout trop ça. Les enfants. Bébés, ados… bref. J’étais normale, quoi. Toutes ces p’tites choses excessivement baveuses et limite flippantes, n’ont jamais été ma tasse de thé.
Pourquoi? Parce que. Fin du texte. Naaan.. Je blague, hein:

GRAND A) :
1- pendant un bon moment, ça  parle pas ces bestioles. Et 2- quand ça découvre que ça possède des cordes vocales, ça baragouine par méandres onomatopiques jusqu’au jour ou 3- ça tente une phrase sans accord ni conjugaison. Plus tard, vers l’adolescence 4- ça gueule dans tous les sens et là, tu regrettes que finalement ça ne soit pas resté en phase 1-.
Et moi, j’aime pas qu’on me gonfle. Surtout le matin.

GRAND B) :
1- J’imaginais les premières années d’un môme chiantes à mourir pour cause de dépendance affectivo-abusive de la part des parents. « Aaa quiii céé le bibiii? Aaa quiii céééé..? ». Non, sans dec’. Même moi j’comprends pas c’que ça veut dire. Alors un chiard…
2- Craignant en retour (de bâton) dès l’âge ingrât, toutes sortes de reproches fondées et éternelles, comme:
– « Mai P’tain!! Pourkoi tu veu ap’s macheté  1 I-phone 12700-WXYZ !!?! O la yeuv, g 13 an, t‘sais!! G le droi 2 parlé par texto m1tenan…»
ou encore:
– « Tsss… tu t‘es encore gourée sur la marque de céréales… C’est des « Lions » que j’mange, pas des « golden Gram’s »! C’est pour les vieux de ta génération , ça: les « Golden Gram’s ». La prochaine fois, achète aussi des « Cheerios », t’auras l’impression de retomber en enfance.. (Re)Tsss…. fais chier. J’’retourne dans =>MA<= chambre me suicider les oreilles avec mon mp3 puisque tu me comprends pas dt’ façon… »
Fin du 2, début du 3- Glorieuse époque entrouvrant la porte de la fatale destinée émotionnelle qui attend notre jeune et bulbeux adolescent sur sa vie d’adulte, et qu’il manifestera:
– soit par une haine sans nom ni précédent quant au fait de ne pas avoir choisi (quand il n’était pas né) de venir au Monde. Tout cela dans le but de mieux s’irresponsabiliser encore un peu plus en justifiant le fait de sa propre existence par l’égoïsme profond et malveillant de ses géniteurs.
Bande de salops, vas…
– soit par un amour totalement désintéressé de l’héritage familial, accolé à un masque tragi-comique affiché sans relâche (des zygomatiques). Le but étant d’appuyer par pressions constantes sur la corde sensible de Papa et Maman, qui, de leurs côté n’aurons plus qu’une obsession: Abeous papam et culpabilisons, chéri.
– soit par un comportement étrangement sain, réglant ces comptes à mesure de sa vie de petit boulet sans chaînes. Ce qui, quoi qu’il en soit, ne garanti en aucun cas que des heurs à venir ne seront pas à prévoir. Un humain, c’est complexe. Et salement lunatique.

CONCLUSION par GRAND C) :
A part casser la tête des grands, bouffer un oxygène considérable de même qu’un espace vital pourtant indispensable, ça sert pas à grand choses les gamins. Néanmoins, y’a des trains d’idées qu’on arrête pas. Ou plus. Ô fatum destinée! Que me laisses-tu à penser? Que je suis finalement horriblement clichée et que pour satisfaire mes hormones de primate de même que mon égo démesuré, il me faudra un de ces jours  posséder un de ces étranges petits jouets?…
Un p’tit truc que tu pourras même aimer, lui apprendre des valeurs antédiluviennes en lui développant sa conscience innocente pour en faire un futur petit soldat de la vie… Oouuuh c’est choupidou!! Et vraiment trop naze.
J’ai vraiment des idées à la con en ce moment.

Mais heureusement dans mon Nébularium, j’ai parfaitement le droit de ne pas l’être…

Parfaite.