Articles Tagués ‘non-sens’

Bon juste un p’tit mot doux pour di…

… TAGADA… TAGADA...

*Arrivée chevaline de Zorro, ancien héros reconverti (dans l’espoir de toucher une retraite) en contrôleur des B.I  (bonnes intentions) de ce blog capillotracté* 

– « Quoi?? Comment ça « doux »??! Mais kess’y t’arrive sérieux? A peine une phrase et t’as déjà fait exploser ton quota d’adjectifs mièvres: « Mot doux ». . . ça va pas la tête?  T’as mangé du bisounours c’ matin ou quoi?!!  Tu veux pt’ être un gros câlin pendant qu’on y est???!!! Rrrrhhaaaa non hein… Ça va pas se passer comme ça. T’arrête de suite avec les sensibleries ou je te signe direct, claro? »

– « Heu… o_O … ok… ok…  Peace brother… »

*Willing du canasson et départ sur pattes arrières aérodynamiques*…..  PATACLOP… PATACLOP… .PATACLOP….

Hum hum… alors, en fait *regard à droite, puis à gauche* …L’est parti l’aut con?… Je voulais juste te signaler que je suis pas décédée. Inutile donc d’appeler les pompiers, le G.I.G.N, ta grand mère pour me pleurer, bref…

I’m not dead.
I’m just overbooked…

Mais comment j’arrive à faire ça, moi? Pourtant je vis à la campagne. Pourtant je fais même pas un temps plein. Pourtant je suis quelqu’un de zen et en plus je dors peu. Ce qui devrait me laisser un temps considérable. Et ben, non. J’ai une vie de ministre. Abominaffreux, en ce moment je vois ma pendule tourner en mode energizer alors qu’elle fonctionne même pas…. (oui, c’est pas logique ce que je dis). C’est dramatique. Je suis le lapin blanc d’Alice. Toujours en retard. J’ai pas le temps….

Pas le temps m’occuper du troisième volet de « Adopte un malheureux ». Toujours en cours d’écriture…. Ça avance hein, mais à reculons. Soyons direct.

Pas le temps non plus de peaufiner mon sublissime article sur les seins de Valentin… Hein? …Ah non, c’est pas ça… bon, ben la Saint Valentin alors… Bref. J’aime pas quand j’ai des articles en suspens dans la tête. J’ai l’impression que ça déborde de partout et qu’il faudrait que je me ballade avec des bouchons d’oreilles pour tout bien garder au chaud. Quoi qu’il en soit, j’essaierai de le jeter quand même sur ce blog entre un brossage de dents matinal et un glandage succin un de ces jours/mois/siècles, on verra.

Mais j’ai tellement pas le temps… Pour dire, j’arrive même pas à trouver le temps de me faire une tarte avec ma pâte brisée achetée (donc toute faîte en plus) il y a au moins trois mois. D’ailleurs… ah bah merde… moi qui aime pas jeter… bonjour poubelle…  Et c’est parti pour une séance de kick boxing mental…

(>_<)○—— (^o^)○ *FIGHT !!*

Aussi, pour parer à ce manque de temps, j’ai décidé de me faire greffer une paire de bras supplémentaires. Le problème, c’est que c’est pas très sexe comme plan. Même un peu trop tentaculaire à mon sens. C’est toujours le même souci avec l’aspect pratique des choses: c’est moche. Me voici donc face à un atroce dilemme… L’utile? Ou l’agréable? D’ordinaire, j’arrive toujours à allier les deux. Ouais, d’ordinaire… Mais finalement, qu’est ce qu’il y a d’ordinaire dans ma vie?

Rien. Du moins, j’crois pas.

Psychologiquement, c’est le duel permanent à grands coups de fleurets entre mes esgourdes. C’est dingue d’être dingue à ce point là. Attention, je le vis bien, c’est pas la question. Mais il m’arrive de penser qu’en réalité j’ai une perfide siamoise qui s’est développée quelque part dans ma tronche et  qui, parfois, souvent, tout le temps… s’avère à l’extrême opposé de mes idées. Dans un sens, c’est pas pire. Ça me plait de pouvoir discourir avec moi même en étant à la fois juge, bourreau et condamnation! Mais ça en arrive aussi à me fatiguer. Et si je suis fatiguée en plus de manquer de temps, comment voulez-vous que je m’en sorte mes braves gens? Incurable. J’suis incurable. J’ai plus qu’à me faire un stock de Ginseng….

Matériellement, chez moi: c’est le ouaille. Beyrouth + le parcours de la viande Findus…. T’imagines même pas comme je ressemble à une caraque. Hé! oh! C’est propre, rangé quand même! Je ne suis pas bordélique… par pure fainéantise. Alors j’anticipe. Je déteste le rangement de dernière minute. Nan… En fait, j’aime juste pas le bordel. Nager au milieu des relevés de comptes qui traînent dans la vaisselle de la semaine dernière, très peu pour moi. Par contre, j’ai pas de table, je mange dans des bols, j’ai pété 5 de mes 6 magnifiques verres à pieds du coup je bois dans ce que je trouve, j’ai plus de machine à laver, plus de congel, mon plan travail est posé sur deux tréteaux et y’a un pneu de moto dans mon entrée… Hypra logique comme truc. Bref. Je vais pas non plus te décrire mon nid douillet, ça ne ferait que rajouter une couche à la peinture écaillée de mon portrait.

Professionnellement, c’est comme dans mon appart. Le cataclysme. La foire au n’importe quoi. Pas que j’ai pas de boulot puisque je t’ai dis que je faisais pas un temps plein plus haut (non, mais tu suis  des fois ou pas???..). C’est juste que j’ai un CV qui ressemble à un mix entre une liste de courses et l’annuaire des pages jaunes . Pourtant, j’ai fait des études. J’ai même pratiqué le métier pour lequel je me la suis donné à l’école. Et puis j’ai décartonné sévère et tout envoyé valser. J’ai eu des opportunités que j’ai saisi par défaut avant de tout lâcher par pure hantise d’une routine prévisionnelle… Et oui, j’ai cette formidable faculté de m’ennuyer profondément une fois que je maîtrise le sujet. A t-il donc fallut que je réfléchisse à un boulot ou on ne s’emmerde jamais… Pas simple pour moi tout ça. Trouver un job qui correspond d’avantage à mes idéaux qu’à un salaire florissant, faut être con quand même. C’est ça, j’suis vraiment débile en fait. A tel point que j’ai rien trouvé comme autre connerie que de travailler avec des humains, pour des humains. Imagine… Moi et mes idées chelous, on fait des ravages. Ça déboîte.

A ce stade, je me dis que tu dois rien comprendre à ma vie. Et ben tu sais quoi? T’as pas tort. En même temps, qu’est ce qu’il y aurait à comprendre? Que nib. Surtout pour toi. Moi, je sais où je vais. J’ai des panards à GPS intégré, donc pas de soucis. J’ai des projets, des envies et aucune raison de m’affoler par rapport à tout ça. Sauf en ce qui concerne ce foutu temps. Ça, je reconnais que ça m’agace prodigieusement. Et ce qui m’agace encore plus, c’est d’avoir fait tout un soliloque pour m’expliquer pourquoi j’ai pas le temps. Alors que pendant ce temps là, j’aurai pu avancer sur bien d’autres choses à la place.

Bref, je voulais te dire que j’ai pas le temps. Et ça me saoule.

Mais promis, dès que j’arrive à mettre un coup de godasse dans ma pendule, je reviende. Croix de bois, croix de fer, de toutes façons j’irai en Enfer.

Mais je gère 😉

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Je suis un bouc. Je suis une chèvre. Je suis une enragée nécrosée patentée. Pas tentée. Ou trop, justement.

A tort ou à raison? Je m’en fous. Je suis un modèle de dépravation, la rouille d’un coffre de caisse. Mais je ne suis pas rouillée. Salement propre. Faussement  plastiquée. Un cocktail molotov massivement licencieux. Une contradiction à l’état pur. Un trop plein de vacuité.

Je suis blasée. Lassée, émoussée, désabusée. Et pourtant pas assez abusée. Jamais rassasiée. Mais de quoi? D’impressions, d’expressions. Expansion massive du manque, dilatation des sens, essence grivoise. Peur de rien. Manque du tout au tout. Cylindre percé, à quoi ça sert. Certainement, ça sert. C’est déjà ça.

Savoir, ne pas savoir. Chercher ou laisser faire. Se laisser faire et se faire lasser. Enlacer. Enlace-moi, salace associé. Funeste camé, accro taré. Ami dément. Démens et signe. Assume et sûr. Mais ne signe pas si t’es pas sûr. Jamais. L’imprévisible est ma dope. Horloge fracassée contre les murs, j’fais tout à l’envers. Envers et contre tous. Toujours dans mon sens. Mais quel sens ça a, encore une fois.

Et si ça n’en avait pas. Pour une fois.

Et si ça devait en avoir un. Pourquoi pas.

Putain de truisme. Putain de médiocrité banale. Lapalissade est parfois haute à franchir quand on respecte sa vie d’affranchie. La chute sévère, un repère. Le bond en avant. Mais j’étais bonne avant. Bonne à rien. Bonne à croire, à boire l’eau de l’abreuvoir jusqu’au curare. Faillible défaillance, aujourd’hui efficience émaillée, éraillée, éventrée. Infatigablement pas lassée. Encore une fois, enlace-moi.

Le sexe ou l’amour? L’amour du sexe ou le sex pistol? Tant que tu me pistes, ça me va. Quant à savoir pourquoi, quant à savoir toujours, quant à savoir ne pas savoir, ça m’est égal. Ou pas, va savoir. Mais si je savais, ça n’aurait aucun intérêt. Et des intérêts, j’en ai. Gourgandine impie ingambe et turbulente, révolutionne moi tout ce qui ne bat pas. Instruis-moi des sentiments. Tout ce qui me manque. Sans mentir.

Même si je mens souvent.

Sinon ça n’aurait aucun sens.

Et voilà, j’y suis enfin arrivée.
Pour la première fois de ma vie, j’aurai réussi à boycotter:

ET Noël
ET le jour de l’An.

Pas peu fière sur ce coup là, j’avoue. Passer entre les mailles du filet s’avère hautement complexe. Toutes ces invitations en veux-tu-pas en voilà-quand-même… Bref, pour me féliciter de cette irrémédiable décision, ce soir, je mange de la terrine au piment d’espelette. Oui bon, ok. T’en a  rien à braire de mes histoires de pâté. Non mais je t’explique, ça fait un bail que j’ai arrêté ces saletés. Oui, je parle du pâté, là… Mais bon, exceptionnellement… et puis c’est du bon celui là, du bio roulé sous les aisselles de mémé et tout… Le top of the top, en somme. Fallait bien ça pour fêter ma victoire. Bonne bouteille de vin à l’appui, bon pain, bonne terrine donc et bons… … ??…  (`_´)ゞ  … Mais où t’est-ce qu’y sont-ils passés?…..

                                                                               ….. 。・°°・(>_<)・°°・。……
Et merde.
J’savais bien que j’oubliais un truc en faisant les courses. Les cornichons.. J’ai ou-bli-é les cornichons, Damned. Les cornards, la cerise sur le chapeau, le pompon sur le gâteau, bref. Misère de misère, saltimbanque hérétique, vas! Comment t’as pu te faire ça? Non mais je rêve, tu viens de foutre ta soirée en l’air, bougre de bougriture!!
Hé, hooOO… là, du calme. On arrête de se shampouiner la cervelle deux secondes. Ça va, c’est pas la mort non plus. Pense à tous ces gens qui ont été obligé de:

– se fader la  famille, belle famille, enfants de Navarre, amis dépressifs et/ou relous comprenant: copain exubérant même pas drôle, grue à talons aiguilles et rire fabriqué par des chinois, chien crade sur le tapis en coco tout neuf, musique de merde ou TV en fond sonore… Vas-y, fais toi plaise et complète la liste. C’est le moment ou jamais de te défouler.

– passer sur la roue des supplices, option repas intempestifs, interminables et indigestes. Et pour les encore moins chanceux, les damnés de la cuisine: la préparation du dit repas et tout le stress de série . Dis moi petit cuistot, alors c’est bon? T’as pris ta dose pour l’année, là? Ça y est, tu t’es bien juré tes grands Dieux (que tu peux laisser là où ils sont, les dérange pas pour moi) que l’année prochaine, ce sera plus toi? Arrf.. Fais moi rire. De toutes façons, ça se passe toujours comme ça, c’est d’un prévisible ennuyeux…
– « Mais pourquoi tu trembles chérie? »
– « Le pain!! oON A OUBLIE LE PAIN, Georges!!!!!!!… RRhhaaaaaa… *TAUX DE PRESSION OPTIMALE* … Vas y, prends un couteau et tranche moi la gorge, Georges! Plus jamais, tu m’entends?! Plus jamais je m’occupe du repas! »

Que tu dis. Puisque one year later:
– « Mais pourquoi tu trembles chérie? »
-« Les serviettes!! oON A OUBLIE LES SERVIETTES, Georges!!!!!!!… RRhhaaaa…… »
La suite, tu la connais.

– supporter Tonton Louis le facho, qu’on lui aurait bien mis notre poing dans sa grosse face d’arien, mais que finalement on dira rien parce que c’est les fêtes et qu’il ne faut en aucun cas jouer le justicier au risque de gâcher ces précieux instants de bonheur suprême. Et puis d’abord, on est lâche tolérant, nous. Quelle belle échappatoire, ça, « la tolérance ». Tiens, t’en veux un sujet de débat pour tes prochaines fêtes? En voilà un tout cuit : faut-il être tolérant? Faut-il passer au dessus de ces principes, passer au dessus à s’en avaler la langue, les amygdales et tout ce qui traîne quand on te sort -et avec le sourire, steuplé- : « qu’il faudrait mieux brûler tous ces étrangers qui nous piquent nos alloc », « que les clodos qui font la manche sont des faignants de première catégorie qui ne méritent rien de plus que leurs puces » et que « l’avortement est un crime divin, bénis sois-tu Saigneur » tandis que « l’excision est une excellente chose pour toutes ces putes du Tiers-Monde » ? (Ha! tu bouillonnes là, hein? Si, si, je le sens bien…) Alors, faut-il accepter des propos et/ou agissements de la part des autres qui vont à l’encontre de nos principes sous couvert d’être tolérant? allé, vas y, dis moi? Rendu des copies dans 2 heures.

–  Payer à crédit, en faire, se prostiputer, mettre la baraque en hypothèque, vendre un rein, le chien, le gamin, le prostiputer lui aussi, faire un casse, diler du crack, en fumer un peu au passage et pas être sage… Bref, tout et n’importe quoi pourvu que t’arrives pas les mains vides le jour J -non, mais ça se fait pas, c’est tout- et que tu puisses faire pleins de cadeaux inutiles aux personnes qui, en toute logique, n’aimeront pas ce que tu t’es fais chier à leur trouver de toutes manières. Comme tu n’aimeras pas ce qu’ils t’ont offert. Ouf… Heureusement que tu peux les revendre ces saloperies hein..? Quoi? Kessia? T’aimes pas le joli vase en porcelaine avec des petits canards dessus et les petites fleurs -en plastique- qui vont avec? Ben quoi? C’est Noël, on fait des cadeaux. On a pas dit des cadeaux -biens-.  Allé, sois pas bougon et vas quand même remercier l’autre tâche pour son geste. Et ses goûts de 1742. Et puis vas poser ton vase, là, sur la table du salon que tout le monde le voit bien. Voiiilà, c’est ça.

– finir dessécher à force de se bavouiller mutuellement dessus et aphone, faute de gueuler aux quatre vents -plus ceux que tu prends dans la mouille- « Bonne année, bonne santé », « Meilleurs voeux » et toutes les niaiseries à venir. Un peu d’innovation mordiable! Tellement académique, si artificiel, prémédité, circonscrit (et puis bien chrétien, aussi) de se balanstiquer des « je vous la souhaite bien bonne » à la pelle. Même quand t’aurais bien eu envie d’y lâcher un  » Que le cul te pèle, vil mécréant » à la place (oui, si tu l’aimes pas, tu l’aimes pas hein..). Politiquement incorrect, c’est certain. Mais laissons donc la politique à ceux qui sont payés pour. Même si ça ne se voit pas toujours.

….

Hum.. Hum… La liste est longue comme le bras du Père Coca Noël. Passons donc le reste sous silence -ça me changera- et revenons-en un peu à nos histoire de cornichons.

Le problème avec les choses addictives comme les condiments ou bien de fêtes de fin d’année, c’est que ça dénature pas mal le goût. Ce qui n’a plus aucun sens puisqu’à l’origine, il s’agissait seulement (=>pour les incroyants. Les autres, j’en parle même pas ou ça va prendre trois pages de plus… Déjà que j’me contiens) d’égayer ce quotidien  morose en y apportant un petit plus. Mais ce petit plus c’est bien trop vite transformé en Bonus-Champignon-Super-Mario-Bross-puissance-4 que si tu l’as pas, tu peux pas finir le jeu. Dans ton cul.
L’être humain est décidément un sale petit goret. Goinfre de bas étage, se rassembler tout simplement autour des personnes qu’on aime, c’était pas suffisant. Il en fallait plus. Le résultat? Un consensus tout aussi foireux que pernicieux, dont l’idée majoritaire se résume dorénavant à bien connaître la conjugaison du verbe « acheter ».
Et qui c’est qui a décidé de détraquer la machine à bonheur en transformant ces instants de convivialité en une énorme bombe à paillettes qui m’aveugle tellement les yeux que j’ai failli crier à l’attentat? Et bah oui, c’est toi. Et ton « pouvoir d’achat ». C’est vous, Ce sont eux. Ça aurait même pu être moi.  Mais en ce qui me concerne et malgré mes nombreux travers, je suis partie visiter la lune il y a déjà de cela fort longtemps sans jamais être vraiment redescendue. Depuis, je passe le plus clair de mon temps dans le flou de mon labo lunaire à rêver d’utopies, tout en sachant que c’est parfaitement illusoire. Et ça me fout le cafard.

Ça me fout le cafard de croire qu’il n’est désormais plus possible de passer de bons moments autour d’un grand et simple plat de on-s’en-fout-de-c’qu’y’a-dedans (spécialité locale) tout en jouant à des jeux de société et pourquoi pas, refaire encore une fois le Monde avec toi mon ami. Même si on aura tout oublié demain tellement on été torché.

Ça me fout le cafard de constater à quel point le monde est bien apprivoisé d’attendre le moment des fêtes pour se convier mutuellement les uns chez les autres. Et de se laisser crever le reste de l’année.

Ça me fout le cafard se savoir qu’en règle général, c’est la majorité qui l’emporte. Putain de majorité…

Ça me fout le cafard d’avoir le cafard. A la place de ma terrine, j’aurai du acheter du chocolat pour me neurotransmettre du bonheur à grand coup d’endorphine. Mais ça me fout le cafard de penser à devoir en arriver là.

Ça me fout le cafard de me dire que tu ne comprendras surement pas ces lignes parce que t’es trop occupé à resserrer tes oeillères pour pas regarder le Monde qui s’écroule. Aussi, laisse moi quand même te rappeler que c’est justement parce que tu te voiles la face un peu plus chaque jour que le Monde se casse la gueule. Ce Monde, ton Monde que tu contribues à défoncer avec ta Visa-Gold-Master-Loose en ne réfléchissant pas un seul instant à ce que tu fais avec. Ni à pourquoi tu le fais.

Alors, vas-y. Prends du courage en barre et pose-toi la cette putain de question. Qu’est ce que tu veux faire avec toutes ces fêtes? Camoufler, agrémenter, pimenter, Bref.. Traficoter la banalité?
Mouaif… Fais gaffe quand même. Parce que c’est comme les cornichons. A force d’en mettre partout, on ne sait plus vraiment le goût que ça a en dessous.

….

Demain, 1er Janvier 2013, on aura dépassé toutes ces conneries. Et l’insipide train-train quotidien de la vie reprendra.
Tant mieux. Ce retour à la normal attendu avec une certaine avidité me fera sans doute enfin passer cette exécrable humeur qui, chaque fin d’année,  me gagne un peu plus.

Sans doute… Mais j’en doute.

C’est pas compliqué. Prends un facteur X et mélange le à une situation Y. Situation à l’origine bien établie, hyper coordonnée, réglée comme du papier à musique… Bref, Total Perfect, quoi.  Secoue, secoue ta bouteille pleine de bulles comme un ado dans un supermarché eeeeeeeeeeeeet … !! PSSHHIITT !! Ouvre là.

Devine ce qu’il en sort?

Inexorablement, rien de bon. Du gaz, du gaz à profusion jusque là lentement accumulé et qui en un instant, s’échappe à t’en faire péter la soupape. Champignon atomique, c’est pourtant pas faute d’avoir essayé de le retenir ce pétillant, mais il a tout de même fini par s’éventer. Obligé. Résultat: le Coca sans bulle, c’est dégueu. Et moi, j’en ai léger marre de me sentir forcée en l’avalant quand même, sous couvert que c’est bon pour me stopper cette saleté d’indigestion permanente. Parce que tu sais quoi? Non seulement c’est faux, ça stoppe rien du tout – QUE DALLE, même- mais en plus, tout le sucre ingurgité à en buter un diabétique me baigne les amygdales, me décoeure jusqu’aux tréfonds des tripes, et ce soir s’en est trop. Ce soir, je me les arrache, ces foutues tripes.

Ce soir, j’ai la gerbe. J’ai la gerbe et je pense bien qu’elle ne se passera pas avant un sacré moment. L’accumulation est une pilule bien difficile à avaler. Quoi qu’il en soit, c’est décidé. Je passerai le cap du nouvel an en tête à tête avec n’importe quel bon vieux DVD bien gore et une bonne bouteille de pinard. Décompresser de cette année pourrie, seule, sans personne à tuer, la seule chose dont j’ai envie.

Pourrie, oui. Parfaitement. Et puis tiens, 2011 aussi tant qu’on y est. Deux années pour le prix de même pas une à ajouter à mon tableau du temps perdu. Temps perdu… j’ai tant perdu à essayer d’être quelqu’un de bien. Alors qu’en réalité, je ne le suis pas. J’ai pourtant tout tenté. La tempérance, la diplomatie, faire office de tampon encreur à ta grosse machine à écrire… En vain. En vérité, je suis la peste noire et virulente. Ça me transpire par tous les pores. Une bactérie mangeuse de chair, voilà ce que je suis. Une bactérie dont l’insatiable appétit ne pense qu’à te dévorer la moelle osseuse en un éclair.

J’y peux rien, je suis comme ça. J’ai fait des efforts, j’te jure. Des cures pseudo-salvatrice « Viens boire ton urine avec moi… »  Vil gourou des ténèbres, vas.. , j’ai tenté les psy, l’alcool, la drogue, le sexe, le chocolat… mais rien n’y fait. C’est irrémédiable. Est ce que je suis damnée? Probablement. Je parle toute seule, bave la nuit et déambule toujours en tortillant du croupion parce que j’ai des chansons nazes coincée dans la tête.  Bon, ça encore, c’est pas grave. Ou pas pire, du moins. Ce qui l’est en revanche, c’est que je me sois auto-pervertie à la gentillesse fut un temps. Ce qui n’a absolument pas abouti, d’ailleurs. Sinon, je t’écrirais avec des p’tits coeurs partout ❤ un peu ❤ ❤ comme ça, quoi ❤ ❤ ❤ en te parlant des papillons qui virevoltent dans ma tête dès que je pense à toi ❤ ❤ …

Mais même ça, j’en suis incapable. Impotente des sentiments, je réfute, nie et recrache toute parole intègre et tolérante que je me suis forcée à me faire boire moi même -petite maso que je suis- durant cet écart de conduite.

Je ne suis pas intègre. Je suis le fruit d’une probité falsifiée, camouflée, étouffée. Je suis la fourberie à l’état pure. Je suis une chienne. Née pour mordre la vie aussi fort qu’elle m’a dévoré le coeur le jour ou il aurait dû commencer à battre. Depuis, j’erre dans les méandres ensanglantés de cette vie obstruée et savamment enduite d’hémoglobine projetée contre les parois pour l’épaissir encore un peu plus. Intouchable. Je ne suis qu’un démon dément qui aime uniquement dans l’extrême. Border-line constant, outrancier personnage, appelle moi comme tu voudras, ce soir j’ai la haine.

Ce soir je m’éveille pour tuer de nouveau. Moi qui dormais si paisiblement, qu’as tu fais là, malheureux? Pute satanique à la lame assassine, terminé la douceur. Place à la braise. Adieu Tolérance. Adieu, sale bribe d’humanité qui me collait aux basques depuis quelques temps. Faites donc place, vous autres bons sentiments. Et toi, salope de bienséance, casse toi. Cassez-vous tous!

Faites place et laissez revenir dans cette ronde endémique tout ce qui faisait de moi  l’être abjecte qui s’est perdu dans ses propres oubliettes. Rassure toi immonde moi,  je ne t’ai pas oublié. Comme je ne t’ai pas oublié, tu sais… Pensant te préserver, je t’ai seulement égaré. Pardonne moi. Allé, viens. Fais moi plaisir, et reviens. Déchire cette putain d’âme, réappropries toi ces répugnantes catacombes, fais en de nouveau l’antre de ta folie et sois en Reine. Reine du rien, mais Reine du tiens. Ebaudis tes convives, ils ne viendront pas sans attrait. Crie à la vicissitude, ton amie. Prie à l’instabilité, soeur cachée. Joins-y la passion, amour déchu. Saoule toi de l’hydromel de l’extase. Exalte tes fantasmes. Sublime la jouissance. Entiche toi de la fureur, fais toi violence. Et fais moi vivre.

Fais moi vivre, Ô toi mon moi, comme si on allait me trancher la tête ce soir. Fais moi exploser l’adrénaline. Si je pouvais rien qu’une dernière fois vivre à m’en sortir les viscères, je le ferais sans hésitation. Si je pouvais plonger du haut de cette tour sans fin, je le ferais sans une once de réflexion. Et si je pouvais arrêter de mettre des SI partout, je ne le ferais pas. Affabulation sans morale, l’illusoire est ma nature. Le chimérique mon tempérament. Je suis instable. Aussi instable que du C-4. Je rêve d’exploser en place publique pour finir en beauté.

Car ce soir j’ai la haine. Ce soir, je ne suis plus cette Elle. Celle que tu crois. Je ne suis que moi. Ce que j’ai toujours été. Folle à lier. Et dans la liesse. Mortel parmi tant d’autres. Faillible et partial. Pragmatique, parfois trop et pourtant si lunaire à la fois.

Ce soir j’ai la haine. La haine d’être hors de moi. Et d’être moi à la fois.

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Ladies & Gentlemen et autres,
A l’occasion des fêtes de Noël, Le Nébularium  vous annonce l’ouverture de son tout nouveau magasin:
-The Lips Shop-
– – – –
Bienvenu dans la boutique de la bouche !
Nouveau drugstore à la mode en matière de fantasmes.
Vous avez un(e) pote célibataire et vous ne savez pas quoi lui offrir pour les fêtes?
Pas de panique, ici on trouve de tout.
Du glam, du hard, du sexy, du dentifrice, pour homme, pour femme et pour le reste…
Allez, allez, M’sieurs Dames! Entrez donc!
Y’a du choix, des conseils et des promos…

(N.B: frais pour le porc *GROUIC* non inclus)

**** The Lips Shop ****

La force était avec nous hier. La preuve, on est encore (à peu près) tous là.

Et je dois dire que ça me contrarie un peu ct’affaire quand même, parce que j’avais volontairement omis de poster mon loyer pour tout claquer avant d’y passer.

Résultat:
j’suis fauché et en vie.
Week-end de merde.

Mais comme c’est Samedi et que c’est déjà une excellente raison en soi… bon en fait non, mais j’aime pas passer des plombes à me justifier inutilement.
Alors bref, c’est samedi.
Et le Samedi, c’est coucherie.

*EXIT*

« Qu’on m’empale celui qu’y a des piercings, là!! Quoi? Comment ça « c’est pas très chrétien » ?? Rien à foutre moi, d’vos conneries… Oh, et puis brûlez moi un ou deux roux qui traînent là, aussi… C’est vrai quoi, c’est pas la fête tous les jours.»

C’est vrai. C’est pas tous les jours la fête. Et cette année, on fêtera peut être même pas la bonne année, .
Non mais parce qu’avant de pouvoir se lécher confortablement la poire sous une boule de gui en plastoc de chine, faudra quand même  -juste- survivre à la fin du Monde, heeiiin… FAILING SYSTEM.
MAIS -Histoire d’être optimiste 2 minutes- admettons que l’apocalypse annoncée ne soit en fait qu’une sacrée bonne boutade de vieux Mayas décédés « OooOoh… It’s Joke? Realy? Ha ha ha! It was so funny… *FUCKING SMILE* … I Hate you. » , parlons un peu de ce qui se passera si on arrive jusqu’aux fêtes de Noël.
Déjà, faisons un point. Qu’es aco Noël?
Ne bougez pas mes chers petits, je vais vous compter l’histoire… et:

Once upon a time un couple joyeux qui vivait au milieu de pas grand chose.
Marie, femme au foyer et invétérée clubbeuse s‘échappait régulièrement le soir pour aller groover sur la piste du Nazareth‘Palace (célèbre boîte de nuit en ce temps) pendant que Joseph, mari ultra-conservateur et partisan de l’abstinence même post-mariage (Oooh le con…), s’occupait de ses bêtes.
Malheureusement et comme dans chaque conte il faut un élément perturbateur pour foutre les miquettes et révéler l’intrigue, Marie finit par se faire dûment violée sous GHB lors d‘une de ses escapades (normal, elle avait mis sa jupe de tepu). Bien sur, elle tomba enceinte (plouf) et il fallut peu de temps à Joseph pour s’apercevoir que sous sa toge, Marie portait le fruit de son erreur qu’elle payait le prix fort. Désabusé, il voulut divorcer pour ne pas subir les railleries alentours quant au comportement parfaitement volage de sa moitié. Mais, Marie qui était une sacrée p’tite futée, détourna son gros ventre en signe divin et réussit à faire passer sa vessie pour une lanterne. Expliquant à son époux que c‘était la faute de Gabriel, ange à temps plein, si elle se retrouvait dans cet état pitoyable. Plan qui fonctionna à merveilles puisque Joseph (crétin confirmé) la cru.
Pour oublier leur engueulade, il lui proposa d’aller faire un tour à Bethléem et de manger un bout dans un p’tit resto sympa. Seulement voilà, c’est la que ça se corse. Excès d’apéros, repas au gros rouge, digestion au génépi, Joseph n’était plus en état de conduire décemment sa charrette. Le mari éméché décida donc de se faire péter un hôtel pour la nuit et de repartir le lendemain. Marie était comblée. Mais, vas savoir pourquoi, les hôtels étaient tous bondés (comme par hasard…). Ils marchèrent, ils marchèrent…. Jusqu’à ce que, Joseph, les paupières lourdes et l’haleine empreinte d’émanations toxiques, ne pu avancer d’avantage. S’écroulant sans plus attendre sur une botte de foin non loin d’une étable. Ronflant tout son sou qu’il n’avait pas dépensé dans la chambre d’hôtel. C’est alors que Marie commença à se sentir mal. « Les crevettes n’étaient pas fraîches » pensa-t-elle. Des gargouillis, un mal de bide incroyable et une envie de gerber comme jamais, elle se jeta sur son sac et fouilla « Flûte! Plus d’Imodium… ». Ce qu’elle ne savait pas en réalité, c’est qu’elle était sur le point d’accoucher. Dans une étable pourrie, accompagnée d’un mari beurré. Vive la soirée.
Comme prévu, elle mis donc  bas un 25 Décembre à 0h12 (selon datation carbone).
Mais le pire restait à venir. Non loin de là, un boys band dans le vent, les « Rio’s Megas » (que les évangiles travestirent par la suite en « Rois Mages » – beaucoup plus révérencieux) rentraient eux aussi d’une soirée bien arrosée. Les bitchs avaient coulé à flot, le sky ingurgité en perf et la Marie Jeanne fumée jusqu’à la moquette (oui je sais, ça veut rien dire..). Bref.

Ne manquaient plus que quelques substances psychotropes à ajouter pour finir la soirée sur un bon trip. Et là: patatra. Game Over, gros spleen, chute sévère et descente aux enfers. Dans leurs délires, notre trio de stars cru apercevoir un énorme astéroïde s’apprêtant à dévaster l’Univers tout entier.
Fortement hallucinés et parfaitement résignés à l’idée de trépasser en haut du top 50, ils décidèrent d’assister à cette fin du monde en suivant l‘astre au plus près. C’est comme ça que sans GPS, ils traversèrent une bonne partie de l’Orient, découvrir l’Amérique, firent trois fois le tour du Louvre à cloche pieds et arrivèrent complètement défoncés dans l’étable où Marie venait d‘enfanter le premier humain suffisamment con pour finir empalé volontaire à 30 ans.
C’est sur ce quiproquo que la Nativité pris tout le sens qu’elle n’a pas.
(Pour ceux que la suite intéresse, bientôt un best-seller à paraître: « la vie cachée de Jésus, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander. » )

Depuis, chaque 25 Décembre, on célèbre cet évènement et c’est la méga teuf générale sur une grande partie du globe.
Enfin, pour tous ceux qui ont de quoi acheter des cadeaux. Les autres, ça compte pas.
Business, business.
Ne comptent pas en sus des pauvres, les incroyants, les croyants mais pas à ça, les rebelles végétariens anti-zigouille de dinde et nos amis de Green-Peace, qui veulent pas qu‘on tronçonne des sapins pour les afficher deux jours près du radiateur avent de les jeter à la benne. Pas sympas les gars, ça… qu’est-ce qu’on va décorer nous, maintenant??

Pour résumer, Noël est une secte dont les prétendants doivent impérativement:
1- Claquer un max de blé en un temps record (Rrrhoo.. Si on peut même plus se faire plaisir, hein…),
2 – N’avoir rien d’autre foutre ce jour là (mais laisser quand même la télé allumée au cas ou on se fasse chier pendant le repas en famille…),
3 – Connaître des chansons comme « Jésus revient, Jé.. éésus revient.. ! Jésus revient mais pas trop viiiite… » ,
4 – N’éprouver aucune honte à becter de la barbak à plumes. Et pour les mômes: des poussins compressés, également surnommés « Nuggets » (moins démoniaque)  ,
5 – Posséder un sapin, plante verte, chien… décoré outrageusement et avec tout le mauvais goût possible et inimaginable. Sinon, c’est pas drôle. (Au pire tu mets un bonnet rouge, ça passe aussi. Mais QUE si y clignote.)
Voilà donc les cinq points fondamentaux pour espérer adhérer au truc. Sans quoi tu sors => * EXIT* <= Merci d’emprunter la sortie la plus proche.

Et pour ajouter une dernière touche de youpidou à la magie de Noël, faut bien penser à préparer psychologiquement les p’tits n’enfants tout le reste de l‘année. En leurs expliquant que quelque part entre Roswell et le Pôle Nord, y’a p’tit gros tout rouge, armé d’autant de rennes que de patience, qui poireaute les miches au froid en buvant du Coca light avec une tripotée d’ours polaire… (enfin, les deux qui restent), tout ça  pour apporter dans la nuit du 24 Décembre, tous pleins de beaux cadeaux fabriqués par des nains de jardin sapés du plus moche des verts.
Ah, comme c’est miiiignon!
Bien évidemment, on passe sous silence et pour le plus grand bien de nos chérubins le fait que les p’tits lutins qui travaillent dans la grande usine du Père Noël; en plus de se peler leurs grandes oreilles; bossent avec acharnement H24 dans une cadence infernale. Le tout sans jamais parler de RTT ni de la retraite qu‘ils ne connaîtront pas puisque trop occupés à combler les attentes frénétiques et perpétuelles de la planète.
Quoi qu’il en soit et vue l’explosion consumériste de ces dernières décennies, nos p’tits potes en vert se trouvent fréquemment débordés. Donc, dans l’obligation de sous-traiter avec MadInTaïwan (nouveau pays émergeant), de déléguer à Samsung (ex-divinité Indoue) et de faire livrer par Zalando (frère de Flash Gordon).

Toujours plus vite, toujours plus beaux, toujours plus gros… toujours PLUS.
Nos exigences augmentent, explosent et sont sans appel. Nous devons avoir ce que nous avons ardemment désiré (2 minutes). A n’importe quel prix. Et dans n’importe quelle condition.
Tandis que nos p’tits larbins de lutins se ratatinent pour nous satisfaire aussi vite que le budget qui leur est imparti, décroit.

Ben moi j’trouve ça bien dommage parce qu’il y a de cela encore pas si longtemps, Noël, quand on était  gamin, c’était juste la fête la plus merveilleuse du Monde. On crampait tous sur le canapé en attendant le Vieux Barbu en mode furtif, histoire de lui taper la causette et vérifier s’il allait manger les cookies périmés qu‘on lui laissait près du sapin.
Quand on ouvrait nos cadeaux, c’était la surprise. Et on aimait ça les surprises. Sauf quand mémé Renée s’était plantée en offrant le dernier CD de Franck Mickaël alors qu’on avait demandé Mickaël Jackson…
Mais bon, à la rigueur on s’en fout, ça fait de bons souvenirs. Et c’est peut être juste ça qui est important au final. Des souvenirs.
Baffrer des papillotes à s’en faire exploser la rate, et pour celles qui avaient des pétards, les tympans. Puer la clémentine (qui curieusement avait des pépins en ce temps…) à trois kilomètres à la ronde, etc. Le bon temps, quoi. Aujourd’hui, les papillotes, c’est pour les yeuvs (vieux des temps modernes). Nouvelle forme d’obsolescence programmée, Ferrero a pris le contrôle. Kinder aussi. Ce qui en revient même de toutes façons. On mange des kinders bueno white (pour rappeler la neige, sans doute), des rochers Suchard (désolé, trouve pas le rapport), on boit du champagne vert et insipide que comme il s‘appelle « Ruinart » et qu’il nous a bien ruiné on fait semblant qu’il est bon, du foie gras ne reste que les OGM et les huîtres ne recèlent plus aucunes autres perles que celles des morceaux de goudron rejetés par paquebot express.
Y’a pas à dire, c’est vraiment chouette Noël aujourd’hui.
Durant les préparatifs, on se prend pour des ricains. Toujours plus de déco, toujours plus d’électricité, toujours plus d’argent qui file à toute allure direct dans les poches des manias de la manipulation. Parait qu’on a toujours eu dix ans de retard sur les Etats-Unis. Pas en ce qui concerne la connerie, visiblement.
On campe devant la Fnac en attendant la sortie de la dernière playstation 6200-S, la dernière Wi-U(uuuh..T’as vu chérie le prix qu’ça coûte..) que même les SDF du canal Saint Martin y s’foutent bien de notre gueule tellement nos tentes elles sont moches. On se fait livrer par Amazon, rue des Temps Modernes 69 666 TAYLORISMAVENUE. On fait des prêts, des crédits à taux 10 000 pour offrir la dernière Nespresso (normal, y’a Georges Clooney dedans) et on s’habille comme des nababs, histoire de ne pas ressembler à rien une fois par an.

Tout ça pour quoi au final? Revendre le maaaagnifique et hors de prix robot de cuisine High-teck-de-la-mort-qui-tue que belle maman s’est fait chier à commander sur Darty.fr. Faire tomber le nouveau portable dans les chiottes parce qu’il était dans la poche arrière du slim taille basse acheté sur razlatouffe.com avec les sous de papa… Noël. Laisser moisir dans un coin le pull vert lutin que tante Marie-Jeanne a tricoter avec la moquette (elle aussi) au profit du sweat Lacoste que tonton Louis à rapporter de Bangkok. Ou bien encore, on pleurniche que Madame ait reçu la voiture, la maison, la moitié des biens et la garde des mômes. Salope…
Finalement, pas de quoi se plaindre. On est tous comblé.

Mais c‘est quand même marrant parce que l’anagramme de CADEAU, c’est AUDACE.
Tout ce qu’on oublie d’apporter pendant les fêtes.
Normal, ça s’achète pas…

… encore.

On verra l’année prochaine.
Ah bah non, on sera tous morts.

Et bonne année.