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Comme les produits d’entretien, y’en a plein qui servent à rien.
Comme pour les chewings, y’a trop de parfum.
Comme le dentifrice, c’est selon les besoins.
Aussi, que tu sois adepte du premier prix, fondue de reliquat d’eau de Cologne, accro des marques avec ou sans bons de réduc, viens donc claquer ton temps dans cette grande surface chimérique…
Sexe, trash and Rock & Roll, benêt des temps modernes, épidermique de l’orthographe et cool of the gang viendront te supplier Ô toi, maîtresse démoniaque du rayonnage, de les balancer dans ton panier.
Quelque part, c’est jouissif.
Quelque part, c’est effrayant.
Quelque part, c’est insensé.
Mais quelque part, tu t’en foutras royalement.
La où il y a de la gène, y’a pas de plaisir il parait.
Oui, je me doute bien petit assistant de malheur que t’en as déjà l’eau à la bouche. Ceci dit, avant d’en arriver à découper les entrailles du sujet à la scie sauteuse, va d’abord falloir faire bosser un peu tes méninges pour sortir du flot et te démarquer de toute cette foule en furie. Aussi, comme prévu dans le préambulatoire, les trois points abordés ce jour se déclineront ainsi :
CHAPTER 1: L’inscription sur adopteunpoiluveluoupas.com et les méandres pour y parvenir,
CHAPTER 2: L’étalage trombinaire, qui fera de toi l’égérie momentanée de tous ces petits articles esseulés,
CHAPTER 3: Les descriptifs et autres présentations qui feront de toi la future aliénée de service tellement y ‘en a des trucs à remplir.
Eins, zwei, drei…. GO!

CHAPTER 1 : Inscription en contre basse.

Débutons par le début et commençons par la prise en main, c’est à dire: comment se rendre sur adopteunalphonse.com? Rien de plus simple! Tu te rends sur le site barre de recherche à l’appui et tu cliques sur le lien bleu de Gogol. Jusque là, ça va? Tant mieux. Parce que dis-toi bien que ça, c’était la partie simple et que les joyeusetés vont désormais commencer, Oyé! Oyé! T’as pris tes cachets? T’as pas trop bu de café et t’as 4h à perdre aujourd’hui? Ok, c’est cool. On va -tenter- de s’inscrire. Feu.

Nous voici donc à présent arrimés à la page de présentation. Beurk… C’est bien vrai qu’y a du monde là d’dans? Non, parce qu’y faut oser passer la frontière du gnan-gnan quand même… Allé, courage. On enfile son casque anti kitch à souhait et à tes souhaits et on plonge tête la première dans le rose chamalow. N’empêche, j’aimerais bien savoir qui est le connard qui a osé approfondir le cliché du « quand t’es une fille, t’aimes -obligatoirement- le rose barbie de ton enfance ». Sincèrement, je l’étranglerais bien avec ces bretelles d’arriéré de première. Comment tu veux rester naturelle dans un endroit pareil? Je sens déjà que j’ai les neurones qui se décollent… Bon, re-boot:  objectif concentration optimale. T’as pas le choix, va falloir faire avec *Adieu monde cruel!* Pfff… Heureusment qu’on est là pour une expérience scientifique, sinon ça f’rait déjà un bail que j’aurais zappé tout ce rose maléf… Tiens? Le fond est presque sympa par contre. Des parois capitonnées, on se croira presque dans le labo. Sauf que dans le labo c’est hachement plus glauque. Là c’est encore tout clair et mielleux à souhait. Qu’est ce qu’on en bouffe du rose dis donc ici… Y’à pas des p’tits coeurs tant qu’à faire?

adopteunmoutachuencoretoutrose.com

Du rose, du rose et si t’aimes pas: reprends en encore un peu quand même. Ça te fera les pieds…

AAAAAaaaaaaaaaaaahhhh!!!!! *GASPacho* Malédiction! OoooOOOooh c’te trouille!!! T’aurais du fermer ta mouille! Non mais t’as vu ça?? Des coeurs, y’en a jusque dans les yeux des mecs! Ça, plus la moustache rose… mais on est où? A la Gay Pride?? Merde, j’suis hétéro moi. Vive la déception.  Ah non, attends.. c’est une barre défilante: ça tourne! Y’en a plein d’autres des mecs! Oouuf..  *Fin du passage émotionnel intense*.

D’entrée, on ne sait déjà plus où donner de la tête. On t’allèche en t’abreuvant grassement avec les promos en tous genres. Du coup, là tu te dis que normalement y’en a bien un qui devrait te correspondre dans le lot. Mouais… Satanée propagande en réalité. Énorme appât pour poisson goulu, on te balance le box office des barbus-ou-il-est-ton-visage-en-dessous, des promos pour des rouquins hérétiques, des liquidations sur les bigoudés bouclés frisés, des geek en perf et des tatoués…. Quoi? T’as bien dit « des tatoués »?? Are U seriooouuuus????!! Wooaaaw…. savent y faire les salops! *Regard vitreux et avide* Vas-y, fais péter les tatoués juste deux minutes, j’veux voir…

*Clic* (o_O) ?…

*Cliiiic-clic-cli-cli-clic x 1000*   .. GGNNNNN….

Marche pas… Mais pourquoi ça marche pas …Rrrhaaaaaaa…  \(>o<)/ ….!!!! Et pourquoi c’est tout noir tout à coup?!? Mais laisse moi entrer bordel!!

En fait, voilà d’où qu’il vient le problème:

Entête de l’invit’: Pourquoi autant de femmes sont belles sur adopte?
Euh…. Si je te réponds que je m’en fous, tu prends??

Un sondage!!? Mais c’est quoi ct’embrouille?? Je viens de cliquer sur les tatoués et je me retrouve avec un questionnaire! J’suis même pas encore entrée, qu’est-ce tu veux me demander, sérieux?? Ah nan, merde. C’est une invit’, regarde comme y faut aussi… Mais comment donc une invit’, d’abord? Personne m’a invité, j’suis venue toute seule. Alors pourquoi on m’invite à un truc où je suis déjà? A y est, je comprends déjà plus rien. J’veux juste voir les tatoués moi!!  C’est tout!!

Et ben nan, tu peux pas. Faut d’abord t’inscrire. Frustrant, hein…
Bon allé, de la technique. On reprend son souffle, on récupère son calme, on remplit le bordel et hop! *Clic* sur « obtenir une invitation » (la grosse barre rose avec un panier à côté au cas ou t’ais des doutes. Ou que tu sois vrraaaiment miro..). Fort bien.  A partir de cet instant, dis-toi que tu vas passer des plombes à essayer de t’inscrire parce que le site: y bug à donf. Alors, courage petit-suiss’idaire. Ma zen-attitude t’accompagne et aléa jacta Mr propre.

Quoi? T’as déjà fini? Moi qui voulais aller me faire un café… et merde… Bon bah la suite dans ce cas.

CHAPTER 2: Pop Art et Norte quoi.

Quand tu as bien validé ton compte et que tu arrives enfin sur la page présentée ci-dessous, c’est comme ça que ça se passe:

– First: Tu trouves un pseudo. Logique. Bon,  j’ai peur de rien, j’suis une guedin donc Madness (soit => « folie » en anglais, si jamais t’as raté les cours..) ça ira bien.  Mais tu peux aussi choisir « Calinette » ou « la belle du 75 » s’tu veux… Moi je suis tarée, c’est de notoriété publique. Normal que je mette un pseudo qui me corresponde. Sans quoi cette expérience ne rimerait plus à rien. J’vais pas aller me surnommer « fleur de lys », ou « raiponce » puisqu’on a dit que le but c’était de conserver sa personnalité. Et je crois que le pseudo ça a son importance la d’dans. C’est la mise au fait du genre d’individu que tu présentes. Pire! C’est ta deuxième image sans le côté barbant de la pose en sus. Tiens, d’ailleurs en parlant d’image… C’est l’heure de faire péter tes photos, la gravure. Youpidou et on y va…

Pseudo et photos

Tape ta ganache et moue le kawa…

Ah ouais mais nan.

Déjà, c’est pas drôle. Parce qu’en dessous de l’emplacement pour télécharger tes photos, sont inscrits les 8 commandements d’adoptepasuntorsenu.com. Prêt? Feu? Les voici rien que pour toi…

Quelques règles sont à respecter au niveau des photos :

  1. La photo doit obligatoirement vous représenter (exit : dessins, paysages, animaux, stars)
  2. La photo doit être claire : ni floue, ni trop retouchée sur logiciel.
  3. La photo ne doit pas représenter plusieurs personnes
  4. Pas d’enfant (même vous petit(e))
  5. Pas de nudité (même torse nu) ou à caractère pornographique
  6. Pas de publicité et ni de données personnelles (adresse, e-mail, téléphone, site web)
  7. Pas de représentations d’armes, de drogue ou d’argent
  8. La photo doit être au format: .jpg, .jpeg, .png ou .bmp

Inutile de dire qu’au début, je les avais pas lu ces règles. Ça me saoule les règles… Si tu savais comme je les lis jamais… Donc forcément, ma première photo  de couverture a été recalée pour outrage à la loi numéro 2. Bonnn… On va la jouer plus conventionnel dans ce cas. C’est parti pour la photo de type « ennuyeuse à prise instannée », surtout en ce jour de sale gueule. Et celle là -forcément- elle est passée. Fais ch***. A noter quand même qu’une fois ton profil rempli et ton caddie prêt à démarrer, tu peux -en fin de compte- mettre n’importe quelle photo. Tout le monde s’en tape, y’a plus aucune modération d’aucune sorte. Même celle qui a été recalée au début, elle passe. Et même celles qui ne respectent pas les lois: 1, 2, 3, 5, elles passent aussi. Par contre en ce qui concerne les lois: 4, 6, 7 et éventuellement 8,  j’avoue que j’avais la flemme d’essayer. Donc si ça te prend de le faire, tiens moi au jus.

Bon, ça c’est fait. On passe à quoi maintenant?

CHAPTER 3: Les R.G* de l’amour.

Capillotractif

Premier encadré:
« Qui je suis? » Ouh ben là, tu m’en poses une sévère…
Second encadré: « Ce que je recherche chez un homme? » Pas trop de puces déjà… et puis bah après euh… Un prince charmant? Nan, ça c’est ringard.

Et ben on passe aux formulaires cerfa, tiens! Le plus important: les descriptions. A savoir: qui tu es et ce que tu recherches chez un homme. Alors là, vas-y, fais toi plaise. Parce que dans ce domaine, y’a aucune fausse censure comme pour les photos. Je le sais parce que j’ai essayé et que tout est passé. Juste un truc à respecter: 100 caractères minimum par descriptif. Le mieux étant d’avoir un chouille d’imagination que même. Ou au moins un truc à dire. Parce que des profils absolument pas du tout remplis, y’en a des tas. Et là, j’dis ça pour les unes commes pour les uns, à moins d’être une putain de gravure de mode  qui te permettra de te croire exempté de remplir ce que tu es au dedans *sale narcissique, vas*, un conseil: le coup « non-renseigné » ou du « t’as qu’à me le demander… », ça fait fuir tout le monde. Alors, j’sais pas moi. Si t’es pas inspiré, tente une blague carambar ou vas copier sur les copains/copaines. Mais fais quelque chose. Ou viens pas pleurer. Mais nous reviendrons plus en détails sur la façon d’élaguer les prétendants dans la prochaine partie. Patience mon ami.

Deux heures plus tard, quand tu t’es bien engloutis tous tes doigts tellement tu leur en veux de ne pas avoir trouvé la tournure adéquate pour ta présentation, tu lâches tout. Tu vas te dégourdir les guibolles, fumes ta clope en une taf et tu vas te servir un bon verre de pinard (parait que ça déshinnibe… J’dis ça, j’dis rien. Mais ça peut en aider certains…) . Puis, négligemment tu poses tes doigts sur les clavier et tu les laisses frétiller comme des p’tites truites. Et là, miracle! T’as pondu un truc plutôt convaincant. A la fin, tu vérifies si y’a pas trop de fautes, parce que mine de rien y’a plein de mecs qu’y aiment pas ça, tu verras. Enfin, tu publies.

Comme je t’avais promis du détail, du croustillant et de l’expérience poussée… Chose promise, chose due, tu ne vas pas être déçu. Puisque qu’à partir de cet instant, pour toi je m’exhibe et te dévoile toute l’opération. Toute.  De fond en comble et sans tabous.. Rien à foutre… A commencer par les descriptifs.

Description:

Qui je suis? Arrf… Une tireuse de langue professionnelle, t’as qu’à voir les photos… Sinon, L’autre jour on m’a dit que j’étais pragmatique, mais de là à l’affirmer tout de suite comme ça… -_- …
Bon ok, ok… C’est vrai, je suis pragmatique. Et parfaitement versatile en contrepartie. Les contraires s’attirent, s’opposent et puis s’annulent, c’est bien connu. Je suis donc la perfection même.

Oui, mais parce que non, en fait. En réalité, j’ai un sens de l’humour assez déplorable, plutôt noir et dont le sens m’échappe encore quelquefois. Je porte des chaussettes aux motifs psychédéliques qui t’envoûtent dès que tu poses les yeux dessus et je déteste les salsifis. J’aime les choses simples, exception faite des simplets. Je suis plus ou moins diplomate en fonction du temps et révolutionnaire, sauf le Dimanche.
Mes goûts musicaux sont horribles et instables, la TV est ma pire ennemie et mes lectures laissent à désirer pour cause de ne pas être politiquement correctes. Je bois, je fume, voue un culte à la caféine et en plus j’suis pas vraiment très belle.
Voilà, dans les grandes lignes c’est à peu près ça.

Et maintenant qu’on a fait le tour de mes défauts, deux options s’offrent à toi désormais:

1- Me zapper direct -genre: ni vu, ni connu- en oubliant tout ce que tu viens de lire parce que, non,c’est pas vrai: une fille, ça peut pas être comme ça. Normalement, une fille ça a plein de papillons qui lui volent dans les cheveux et ça sent bon le printemps… Bref, salut.

2- Passer au-dessus de mon atroce carafon et me parler un peu du tien qui n’est pas parfait non plus, j’en suis sûre.
Mais tu sais quoi? Ça tombe bien. J’aime pas les gens parfaits.

PS: Fan de foot, s’abstenir.
De rien. 

Et pour la « Shoping-List », même principe:

– un jeune éphèbe, mais plutôt dans la trentaine;
– un geek qui sait se modérer autant que moi me coiffer;
– un intello qui m’apprendrait encore plus de choses jusqu’à ce que mon cerveau éclate;
– un écrivain, un poète… bref, un romantique. Mais qui fasse surtout la cuisine et le ménage;
– mon double au masculin. Quoi? Narcissique, moi? Que nenni..
Bon sinon, un beau ténébreux et fringuant, cynique et/ou ironique avec beaucoup d’humour (mais pas TROP lourd quand même, hein…) et aux moeurs décalés prêt à boire du vin jusqu’à point d’heure en discutant de tout et de rien;
– Toi, peut-être? Si tu n’es ni fan de foot, ni amoureux de ta voiture et encore moins de ta mère.. Vas-y, tente ta chance. Je ne mords pas (enfin… pas trop).

Ok. Mission « coule-toi toute seule » accomplie.
Qu’est ce qu’on fait maintenant? Ben tu remplis encore des trucs et des trucs et des truuuuucs!! Rhhaaaa..!! Et allé… Donne ton âge, ton lieu de résidence, la couleur de tes yeux, la dimensions de tes cheveux et leurs impacts sur ton Q.I, ton style de fringues, tes origines, ta taille, ton poids, les signes particuliers, ta profession, si tu bois de l’alcool, si tu fumes et si tu manges. Waoooow…!! Et ça, c’est juste ta page d’accueil, en gros. Tiens, voilà le rendu:

détails virulents

Estimations, grammage, plumage et déplumage.
Bref, t’en auras pour ton ramage…

Après, rien que pour toi, y’a une page sur laquelle t’étales tes goûts et tes couleurs à ton bon plaisir. A toi de ne pas la rendre trop terne et de rester au plus près de toi même:

gouts

Tes hobbits… euh hobbies, tes préférences musicales, littéraires, cinématographiques et…
… télévisuelles. La question qui tue.

Et puis une autre avec tes préférences sexuelles. En ce qui me concerne, j’ai rien rempli exprès pour ne pas avoir que des chacals dans mes futurs prétendants. Et puis je crois aussi que ça c’est un truc qui se découvre une fois que t’as dépassé le stade du café et que tu t’apprêtes à entrer en scène sous la couette:

sexo

Un des nombreux inconvénients: les réponses pré-enregistrées qui sont censées te correspondre. Deux options:
– mentir,
-ne rien mettre.
Pour être en parfaite adéquation avec cette expérience, j’ai opté pour ne rien y mettre.

Et puis encore une dernière page axée sur ta personnalité… Enfin, que tu crois. Du cul, du cul et encore du cul!!!:

personnalité

Flots d’inepties dont la profondeur reste inestimée et inestimable tant c’est intrusif.

Bon, cette fois ça y est. On a fait le tour. Tu peux enfin commencer à aller te balader dans les rayons. Mais demain. Parce que là, t’es saoulée. Et il est 04h22, faut que tu lèves dans deux heures.

La prochaine fois, je t’expliquerais tout bien comment ça fonctionne parce que crois moi, sous les apparences Mattel de ce site se révèle un labyrinthe cruel qui peut vite t’atteindre profondément dans ton égo. Te vouant à errer pendant des siècles, si t’as pas pigé le principe. Donc, en perspective: la découverte de tes potentiels amis/amants/etc., tes rivales, les boulets, les charmes et les charmeurs pas forcément charmants, les points, les autorisations, le tchat, les mots doux et roudoudou poupidou.. Tu vas en avoir pour ton sou. Mais les histoires de blé, c’est surtout pour les mecs. Honneur aux Dames, mentionnons tout de même que pour nous, c’est gratis.

Quant à savoir si c’est gratifiant, fais-toi ton opinion. Quoi qu’il en soit, c’est gratiné.

-FIN DE LA PARTIE 2-

*R.G: Renseignements Généraux.

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Et voilà, j’y suis enfin arrivée.
Pour la première fois de ma vie, j’aurai réussi à boycotter:

ET Noël
ET le jour de l’An.

Pas peu fière sur ce coup là, j’avoue. Passer entre les mailles du filet s’avère hautement complexe. Toutes ces invitations en veux-tu-pas en voilà-quand-même… Bref, pour me féliciter de cette irrémédiable décision, ce soir, je mange de la terrine au piment d’espelette. Oui bon, ok. T’en a  rien à braire de mes histoires de pâté. Non mais je t’explique, ça fait un bail que j’ai arrêté ces saletés. Oui, je parle du pâté, là… Mais bon, exceptionnellement… et puis c’est du bon celui là, du bio roulé sous les aisselles de mémé et tout… Le top of the top, en somme. Fallait bien ça pour fêter ma victoire. Bonne bouteille de vin à l’appui, bon pain, bonne terrine donc et bons… … ??…  (`_´)ゞ  … Mais où t’est-ce qu’y sont-ils passés?…..

                                                                               ….. 。・°°・(>_<)・°°・。……
Et merde.
J’savais bien que j’oubliais un truc en faisant les courses. Les cornichons.. J’ai ou-bli-é les cornichons, Damned. Les cornards, la cerise sur le chapeau, le pompon sur le gâteau, bref. Misère de misère, saltimbanque hérétique, vas! Comment t’as pu te faire ça? Non mais je rêve, tu viens de foutre ta soirée en l’air, bougre de bougriture!!
Hé, hooOO… là, du calme. On arrête de se shampouiner la cervelle deux secondes. Ça va, c’est pas la mort non plus. Pense à tous ces gens qui ont été obligé de:

– se fader la  famille, belle famille, enfants de Navarre, amis dépressifs et/ou relous comprenant: copain exubérant même pas drôle, grue à talons aiguilles et rire fabriqué par des chinois, chien crade sur le tapis en coco tout neuf, musique de merde ou TV en fond sonore… Vas-y, fais toi plaise et complète la liste. C’est le moment ou jamais de te défouler.

– passer sur la roue des supplices, option repas intempestifs, interminables et indigestes. Et pour les encore moins chanceux, les damnés de la cuisine: la préparation du dit repas et tout le stress de série . Dis moi petit cuistot, alors c’est bon? T’as pris ta dose pour l’année, là? Ça y est, tu t’es bien juré tes grands Dieux (que tu peux laisser là où ils sont, les dérange pas pour moi) que l’année prochaine, ce sera plus toi? Arrf.. Fais moi rire. De toutes façons, ça se passe toujours comme ça, c’est d’un prévisible ennuyeux…
– « Mais pourquoi tu trembles chérie? »
– « Le pain!! oON A OUBLIE LE PAIN, Georges!!!!!!!… RRhhaaaaaa… *TAUX DE PRESSION OPTIMALE* … Vas y, prends un couteau et tranche moi la gorge, Georges! Plus jamais, tu m’entends?! Plus jamais je m’occupe du repas! »

Que tu dis. Puisque one year later:
– « Mais pourquoi tu trembles chérie? »
-« Les serviettes!! oON A OUBLIE LES SERVIETTES, Georges!!!!!!!… RRhhaaaa…… »
La suite, tu la connais.

– supporter Tonton Louis le facho, qu’on lui aurait bien mis notre poing dans sa grosse face d’arien, mais que finalement on dira rien parce que c’est les fêtes et qu’il ne faut en aucun cas jouer le justicier au risque de gâcher ces précieux instants de bonheur suprême. Et puis d’abord, on est lâche tolérant, nous. Quelle belle échappatoire, ça, « la tolérance ». Tiens, t’en veux un sujet de débat pour tes prochaines fêtes? En voilà un tout cuit : faut-il être tolérant? Faut-il passer au dessus de ces principes, passer au dessus à s’en avaler la langue, les amygdales et tout ce qui traîne quand on te sort -et avec le sourire, steuplé- : « qu’il faudrait mieux brûler tous ces étrangers qui nous piquent nos alloc », « que les clodos qui font la manche sont des faignants de première catégorie qui ne méritent rien de plus que leurs puces » et que « l’avortement est un crime divin, bénis sois-tu Saigneur » tandis que « l’excision est une excellente chose pour toutes ces putes du Tiers-Monde » ? (Ha! tu bouillonnes là, hein? Si, si, je le sens bien…) Alors, faut-il accepter des propos et/ou agissements de la part des autres qui vont à l’encontre de nos principes sous couvert d’être tolérant? allé, vas y, dis moi? Rendu des copies dans 2 heures.

–  Payer à crédit, en faire, se prostiputer, mettre la baraque en hypothèque, vendre un rein, le chien, le gamin, le prostiputer lui aussi, faire un casse, diler du crack, en fumer un peu au passage et pas être sage… Bref, tout et n’importe quoi pourvu que t’arrives pas les mains vides le jour J -non, mais ça se fait pas, c’est tout- et que tu puisses faire pleins de cadeaux inutiles aux personnes qui, en toute logique, n’aimeront pas ce que tu t’es fais chier à leur trouver de toutes manières. Comme tu n’aimeras pas ce qu’ils t’ont offert. Ouf… Heureusement que tu peux les revendre ces saloperies hein..? Quoi? Kessia? T’aimes pas le joli vase en porcelaine avec des petits canards dessus et les petites fleurs -en plastique- qui vont avec? Ben quoi? C’est Noël, on fait des cadeaux. On a pas dit des cadeaux -biens-.  Allé, sois pas bougon et vas quand même remercier l’autre tâche pour son geste. Et ses goûts de 1742. Et puis vas poser ton vase, là, sur la table du salon que tout le monde le voit bien. Voiiilà, c’est ça.

– finir dessécher à force de se bavouiller mutuellement dessus et aphone, faute de gueuler aux quatre vents -plus ceux que tu prends dans la mouille- « Bonne année, bonne santé », « Meilleurs voeux » et toutes les niaiseries à venir. Un peu d’innovation mordiable! Tellement académique, si artificiel, prémédité, circonscrit (et puis bien chrétien, aussi) de se balanstiquer des « je vous la souhaite bien bonne » à la pelle. Même quand t’aurais bien eu envie d’y lâcher un  » Que le cul te pèle, vil mécréant » à la place (oui, si tu l’aimes pas, tu l’aimes pas hein..). Politiquement incorrect, c’est certain. Mais laissons donc la politique à ceux qui sont payés pour. Même si ça ne se voit pas toujours.

….

Hum.. Hum… La liste est longue comme le bras du Père Coca Noël. Passons donc le reste sous silence -ça me changera- et revenons-en un peu à nos histoire de cornichons.

Le problème avec les choses addictives comme les condiments ou bien de fêtes de fin d’année, c’est que ça dénature pas mal le goût. Ce qui n’a plus aucun sens puisqu’à l’origine, il s’agissait seulement (=>pour les incroyants. Les autres, j’en parle même pas ou ça va prendre trois pages de plus… Déjà que j’me contiens) d’égayer ce quotidien  morose en y apportant un petit plus. Mais ce petit plus c’est bien trop vite transformé en Bonus-Champignon-Super-Mario-Bross-puissance-4 que si tu l’as pas, tu peux pas finir le jeu. Dans ton cul.
L’être humain est décidément un sale petit goret. Goinfre de bas étage, se rassembler tout simplement autour des personnes qu’on aime, c’était pas suffisant. Il en fallait plus. Le résultat? Un consensus tout aussi foireux que pernicieux, dont l’idée majoritaire se résume dorénavant à bien connaître la conjugaison du verbe « acheter ».
Et qui c’est qui a décidé de détraquer la machine à bonheur en transformant ces instants de convivialité en une énorme bombe à paillettes qui m’aveugle tellement les yeux que j’ai failli crier à l’attentat? Et bah oui, c’est toi. Et ton « pouvoir d’achat ». C’est vous, Ce sont eux. Ça aurait même pu être moi.  Mais en ce qui me concerne et malgré mes nombreux travers, je suis partie visiter la lune il y a déjà de cela fort longtemps sans jamais être vraiment redescendue. Depuis, je passe le plus clair de mon temps dans le flou de mon labo lunaire à rêver d’utopies, tout en sachant que c’est parfaitement illusoire. Et ça me fout le cafard.

Ça me fout le cafard de croire qu’il n’est désormais plus possible de passer de bons moments autour d’un grand et simple plat de on-s’en-fout-de-c’qu’y’a-dedans (spécialité locale) tout en jouant à des jeux de société et pourquoi pas, refaire encore une fois le Monde avec toi mon ami. Même si on aura tout oublié demain tellement on été torché.

Ça me fout le cafard de constater à quel point le monde est bien apprivoisé d’attendre le moment des fêtes pour se convier mutuellement les uns chez les autres. Et de se laisser crever le reste de l’année.

Ça me fout le cafard se savoir qu’en règle général, c’est la majorité qui l’emporte. Putain de majorité…

Ça me fout le cafard d’avoir le cafard. A la place de ma terrine, j’aurai du acheter du chocolat pour me neurotransmettre du bonheur à grand coup d’endorphine. Mais ça me fout le cafard de penser à devoir en arriver là.

Ça me fout le cafard de me dire que tu ne comprendras surement pas ces lignes parce que t’es trop occupé à resserrer tes oeillères pour pas regarder le Monde qui s’écroule. Aussi, laisse moi quand même te rappeler que c’est justement parce que tu te voiles la face un peu plus chaque jour que le Monde se casse la gueule. Ce Monde, ton Monde que tu contribues à défoncer avec ta Visa-Gold-Master-Loose en ne réfléchissant pas un seul instant à ce que tu fais avec. Ni à pourquoi tu le fais.

Alors, vas-y. Prends du courage en barre et pose-toi la cette putain de question. Qu’est ce que tu veux faire avec toutes ces fêtes? Camoufler, agrémenter, pimenter, Bref.. Traficoter la banalité?
Mouaif… Fais gaffe quand même. Parce que c’est comme les cornichons. A force d’en mettre partout, on ne sait plus vraiment le goût que ça a en dessous.

….

Demain, 1er Janvier 2013, on aura dépassé toutes ces conneries. Et l’insipide train-train quotidien de la vie reprendra.
Tant mieux. Ce retour à la normal attendu avec une certaine avidité me fera sans doute enfin passer cette exécrable humeur qui, chaque fin d’année,  me gagne un peu plus.

Sans doute… Mais j’en doute.

Moi poison tortureur, suzerain de l’insoutenable, ensanglanteur de mots, j’éviscère sur ma fureur que je lance sur la table pour étaler ces maux et vous ouvrir le cœur.

En ces temps la noirceur de mon âme, de vos peurs, m’encourage à broyer tout espoir d’un suivant maladroit de pensées des béotiens latents. Ainsi j’empale l’avenir, égorge ces occupants, fends à la jugulaire les fats impénitents.

Ne pouvant obéir, ne tenant pas plier, je peste pour insurger, vous dépèce à saigner avec cette liesse rageuse d’intolérance suprême. Mon âme est un tourment exultant mes sens.

Obscènes mes positions, scabreux mes idéaux d’un futur bien trop noir pour y loger des couards, des veules et des poltrons, ainsi qu’un tas de cons harponnés au drapeau d’une nation qui prend l’eau.

Trépanation cinglante d’adeptes suffisants, je fauche votre indolence, mutile cette léthargie puis l’égruge et tamise, en exhume les débris que j’exhibe à l’envie morbide des érudits.

Traître à l’indifférence, insolemment je tranche, écartèle vos substances puis appose au fanon, la carcasse aussi rance qu’une âme de collabo, vos desseins atoniques face à l’empire dément.

Etêteur d’histrions, étripeur de bouffons, je m’ouvrirai les veines de mon plus long couteau, pour vous faire boire la haine qui coule de mon égo. Suppliciateur boucher missionnant pour raison d’expulser de vos êtres ce fiel nauséabond.

Ripailleur d’oies sauvages, exsanguineur félon, assassin je demeure et embroche une cité excisée de bon sens, flagornant les couillons.

Saignants Seigneurs, moi l’avilisseur, sacrifie l’hypocrite, dévore la vestale torpeur, vomi l’essence de votre inscience, viole la vertu de ce pays pour m’écrier le soir venu « A mort la tolérance » de cette défunte qu’est la France.

07/2011