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L’expérience en cours sur Adopteunanalphabète.com m’a donné du grain à moudre, matière à réflexion et tireli-pon-pon sur le chihuahua. Pourquoi pas, y’a toujours matière à réflexion. Dans toutes choses, si, si. Même dans les chihuahuas. Mais la question n’est pas là.

Dans quel monde vit-on mes braves gens!? En voilà une de question pour le moins pertinente. Un monde pourri jusqu’au trognon, voilà! Oui, bon ok. Mais encore? Niveau questions existentielles t’es à ton maximum ou on en remet une couche? Ouais, bon, bah ça va hein… Conscience en toc. Tic-toc-tic-toc, voici venir à grands pas cette nouvelle expérience en toc, elle aussi.

Aussi, en parlant d’aussi et des p’tits pois sont rouges, Mesdames, Mesdemoiselles et ex-Messieurs nouvellement Madame (le champs des possibles est infini), crions à l’infamie vous et moi. Pourquoi? Comment ça « pourquoi »? Tu sais pas??! Pourtant, c’est bien connu, niveau égalité homme-femme, c’est un zéro pointé pour la République. D’une part, parce que nombre de femmes elles-mêmes se suffisent et se complaisent devant leurs fourneaux de grands-mères et préfèrent regarder des séries catatoniques reflétant la vie qu’elles n’auront jamais, tout ça, sous fond d’anti-dépréciateurs. -Outch… reprends ton souffle…-; d’autres parts, parce que celles qui ont bien envie de fourrer la tête des premières dans leurs friteuses  se retrouvent trop peu nombreuses, la faute à cette putain de loi de causalité. Oui, bon, bref. En clair, c’est mal barré. A moins de se faire greffer une paire de balles de golf à l’entre-cuisses, faut pas se leurrer. On va en chier encore un moment.

Mais quitte à en chier encore un moment, autant que ce soit pour la bonne cause -aahh.. ce petit côté altruiste, si c’est pas mignooon… Hé oh! C’est moi que tu traites de filet mignon?? Oui, non. Fais pas gaffe. En ce moment, j’ai la grippe, j’prends des médocs, même moi j’arrive plus à me suivre… Mea culpa, mais nez qui coule beaucoup… –

Fin bon. Je reprends donc: Mais quitte à en chier encore un moment, autant que ce soit pour la bonne cause en appliquant un principe des plus simplistes. Oui, simpliste. Pourquoi chercher compliqué quand on peut faire simple? C’est complètement con.

Bref, l’effet papillon, tu connais? Bon, ben c’est pas ça. Du moins, pas autant. Mais c’est l’idée. L’idée de se dire que: un petit acte + un petit acte + un petit acte + tu m’as compris = Peut-être un acte avec beaucoup plus d’impact dans un avenir incertain. Et certainement loin. Mais bon, on est pas pressé. Ça fait des millénaires qu’on essaie de changer les choses, deux ou trois mille ans de plus, qu’est ce qu’on en a à braire. Donc, en fait mes batailles, c’est surtout pour la gloire. Le soir je fais d’ailleurs souvent la fête toute seule en célébrant mes micros victoires. Mais ça, tu t’en fous. Passons donc.

J’entends déjà : « Mais qu’est-ce qu’elle a encore bien pu aller chercher comme expérience débile? »

« Débile », tu ne crois pas si bien dire. Puisque la semaine dernière, j’ai voulu acheter une pilule du lendemain. Mais en prévision d’un éventuel accro-chage mal arrimé.

« Hein???! Mais pourquoi faire? La pilule du lendemain, c’est pas un truc qu’on prend en prévision puisqu’on la prend le lendemain!!? Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire biscornue? »

Attends, bouge pas. Je t’explique. *Ménestrel, s’il vous plait! Veuillez m’aider à tout conjuguer au passé… Enfin, au moins la première ligne. Gracias muchacho.*

And once upon a time… Un soir, comme par hasard, me vint une idée bizarre. L’égalité sexuelle, mais quoi-qu’est-ce en réalité? Une chimère? Un conte pour fillette à boucles blondes? Un motif de non-rebellion des sexes? Que nenni. Du vent. Voilà ce que c’est. En quoi les hommes et les femmes sont-ils égaux sur un plan sexuel -sous-entendu: métabolique, sous entendu: anatomique et tout ce qui pique- ? Réponse: En rien. Arrêtons de prendre des saucisses de toulouse pour des boudins antillais. Nous sommes, et ce depuis la nuit des temps, fondamentalement différents.

Petit précepte d’anatomie:

Nous, les femmes: nous avons un vagin. Nous sommes des faiseuses de lardons, nous avons des overs pour ça, des règles pour nous le rappeler et des seins, pour nous la péter. Bref, nous sommes un fantasme avant de devenir des poules pondeuses.

Eux, les hommes: ils ont un pénis. Ils possèdent des bourses pour semer des graines et des poils pour tenir chaud l’hiver. En fait, ce sont des agriculteurs.

Donc, la seule chose qui nous rapprochent sur ce plan là, c’est le côté paysan de l’affaire. Un agriculteur a souvent des poules, mais n’en est pas une pour autant. Et vice-versa. Alors niveau égalité: nada. Mais c’est comme ça. T’y peux rien et eux non plus. Ça sert à rien de vouloir des trucs impossibles. La seule chose que nous, les femmes sommes en droit d’exiger (et attention, je précise que depuis le début je parle d’égalité se-xu-elle et pas d’égalité des droits. Qu’on ne vienne pas me faire un débat sur le « gnia gnia gnia… oui, c’est monstrueux c’que tu dis là… Et dire qu’à poste égal, on touche pas du tout le même salaire et bla bla bla… » Jm’en fous!! Je parle pas de ça, j’ai dit! Je parle phy-si-que. C’est clair??), c’est de se sentir suffisamment prémunies contre les joies de la maternité.

Oui parce qu’une fois de plus, à résultat égal:

-Les hommes, à part tâcher leurs draps à l’âge ingrat (et plus si affinité), ils n’ont qu’à acheter des capotes et prier pour qu’elles vivent leurs vies de protectrices à temps plein. Le cas échéant, même avec une conscience, un homme ne tombera pas enceinte. Donc: ze boucle is boucled. Fin du débat. Éventuellement dans le cadre d’une maldonne: une petite prise de sang pour vérifier qu’il ne soit pas atteint ailleurs que dans son amour propre et yallah! En avant pour de nouvelles aventures… extraconjugales ou extra tout court, on s’en fout. Voilà. C’est fini, sujet suivant.

– Mais les femmes… D’office  *Outch! Prends ta claque*, ça fait mal. Pour elles, pour nous, c’est une autre histoire. Une histoire qui commence dans le sang. Celui qui décrète que tu es désormais une femme apte à procréer et qu’à partir de cet instant T, tu vas souvent le regretter. Parlons crument, parlons douloureuse, mais  qui à déjà fait le compte de tout ce que ça coute justement d’être une femme? En dehors des nausées et de cette sensation d’écrasement intra-utérine les jours ou tu fais tourner la mayonnaise… Entre les prix -qui ne cessent d’augmenter- des protections menstruelles, les capotes que t’achètes en prévision au cas ou du peut-être il en aura pas, etc. etc. Quel investissement!! Investissement financier, investissement de temps, de patience et trop souvent…

de courage.

Welcome chez le spéléologue et son terrible arsenal! Oui, toi, femme, tu as bien compris. Je parle de ton ami le gynéco. Bien choisir son gynéco est déjà une sacrée épreuve en soi. Qui d’entre toutes n’est jamais repartie les jambes dépitées, écartées, défoncées par un baobab, en priant sa mère d’en trouver un BIEN, la prochaine fois… Avant goût amère. Même si parfois t’es remboursée, à ne jamais omettre: le gynéco n’est pas toujours qu’un homme bien et plein de tact. Il s’avère aussi, comme ton dentiste, ton généraliste, ton banquier et toutti quanti… un sale connard de commercial de supermarché -type « viens goûter mon saucisson qu’il est bon! Alors, il est bon? Bien, 79 e syouplé ». C’est un fait. Comme tous les praticiens, faut déjà en trouver un qui respecte des tarifs décents. Autant dire que le coup du « J’ai pas d’argent mais je peux vous rémunérer avec ma p’tite culotte », ça marche pas des masses. Ensuite, faut pas non plus tomber sur le gynéco que tu te demandes pourquoi qu’il est gynéco çui-là: « Quoi?? Vous avez forniqué? Vile créature des ténèbres!! Satan vous guette mon enfant, vous finirez dans les limbes abyssales toute perdue qu’on vous retrouvera jamais.. Paix à votre âme souillée et abeous corpus parapoux. » Glupps guttural de circonstance, ouais…  Enfin, te reste t-il à prier qu’avant, ton gynéco il était pas manoeuvre chez Caterpillar. Le maniement du spéculum est un art mon ami! J’en dénote d’ailleurs que si certains ne savent pas s’en servir, il en va sans doute de même avec leur b… Bref. C’est Madame qui doit le regretter.

Sinon, en dehors du mec normalement névrosé qui se cache sous sa blouse immaculée la plupart du temps, se terre aussi parfois le distributeur de la pilule la plus chère du Monde (inscrite au Guiness). Tandis que tu lui avais bien précisé que TU VOULAIS une pilule REMBOURSÉE par la sécu parce qu’après tout -c’est un peu normal quand même- LUI, il entend: « S’il vous plaît Monsieur, donnez-moi la pilule LA PLUS CHERE que vous ayez en stock,  j’ai trop d’argent sur mon compte épargne en ce moment. » Ce qu’il fait, sans une once d’hésitation. Et quand t’arrives à la pharmacie juste après ton rendez-vous et que la pharmacienne te sort « 90 euros s’il vous plait. Mais attention, y’en a que pour deux mois avec ça », toi t’entends: « Dans ton cul, lulu ». Après ce coup de trav et une chute sévère dans les pommes, t’as la mort, la rage de ta vie et tu veux sa mort à cet empaf… MAIS: comme il est déjà 18h02 et que le cabinet est fermé et qu’en plus il est à 30km de chez toi (vas savoir pourquoi on croit toujours que les spécialistes sont plus performants quand ils sont loin…), tu rentres. Ultra-vénère. Mais t’as ta pilule. « Soyez déjà contente » que te dit la secrétaire avec sa voix de gramophone quand t’appelles le lendemain pour qu’on te refasse une ordonnance. Faut dire aussi que c’est une vieille catho de chez Naze-arrête comme on en fait plus. Elle, elle est contre toute forme de contraception. Et le ketchup (ne parlons même pas de l’avortement, elle qui a 12 rejetons élevés à la moutarde…) Finalement et en désespoir de cause, tu reprends un rendez-vous avec cette vieille bique parce que t’arrives pas à passer ton bras à travers le combiné pour l’étrangler et que de toutes façons, c’est pas raisonnable. T’auras pas ta pilule pas chère en la zigouillant cette morue. Nouveau rendez-vous: dans trois mois. Be happy.

Voilà donc comment tu finis par te retrouver en urgence chez ton généraliste en pleurant parce que depuis que tu prends cette nouvelle pilule hors de prix, t’as tes règles. Soit deux semaines. Et qu’au final, pour une raison totalement indépendante de ta volonté -vu tout le coeur et l’investissement que tu as pu y mettre- t’es quand même enceinte! Youpiii!!

La suite est longue et les variantes nombreuses. Inutile de préciser que lorsque tout ce passe bien, ben c’est bien. Mais il ne suffit QUE d’une fois, d’un seul mauvais gynéco, d’une seule secrétaire à la moralité étroitement pas large, et de tout un tas d’autres facteurs X pour que ta vie devienne un enfer. Un véritable enfer. Et l’enfer, ça dure toujours une éternité. Ne soyons pas pressé.

Bien se remémorer par la même occasion que la pilule ne te sauve pas non plus à 100% des bébés. Et ne t’empêchera pas de bien développer une saloperie d’MST, quoi qu’il en soit.

A ce propos, le savais-tu? Certaines maladies sexuellement transmissibles passent à travers les pores du préservatifs. Non? Tu ne le savais pas? Dommaaage. C’est pourtant la vérité.  Prenons le cas du papillomavirus for the exempeul. Mais qu’est ce que c’est que cette maladie? C’est tout doux comme nom, pourtant… On dirait que des papillons vont te sortir du… Hum. Ben non, c’est beaucoup moins chantant que ça en a l’air. Le traitement également, surtout quand on commence à parler « lazer ». Passons. C’était pour l’info. Rien à voir avec le sujet initial. Mais j’aime les digressions. Tu dois commencer à le savoir, non…

Ouf… question pilule, c’est réglé. Question pilule. Les reste en revanche euh… Je vais faire un condensé. Etre enceinte, ne pas l’être, le vouloir mais ne pas pouvoir. Ou l’inverse. L’être et ne pas le vouloir. Les visites chez les spécialistes. Le choix. Le regard sur soi. L’avis de l’autre, ou pas. Son propre avis. Sa propre envie. Les délais. La douleur. L’argent, saloperie. La culpabilité ou la fierté. Voire les deux associées. Les sentiments. Les hormones. Ta vie qui prend un nouveau tournent. Ton corps qui prend de nouvelles formes. La peur. La joie. L’argent, encore une fois…

Bref. Des pages, je pourrais t’en écrire. Des cas particuliers, je pourrais t’en trouver des millions. Nous sommes tous des cas particuliers. Mais ce qui importe, c’est surtout de savoir à quel point c’est difficile d’être une femme à certains moments. D’être une femme sur un plan physique. D’être une femme sur un plan chimique, métabolique et pathétique. Et de se dire qu’il y aura toujours un putain de micro pourcentage pour te faire flipper. Un micro pourcentage qui te dira « t’as plus le choix, c’est trop tard ». Un micro pourcentage qui te dira « et si t’avais pu le faire, est ce que tu l’aurais vraiment fait? ».

Voilà. Pour résumer. Moi, j’aime parer aux éventualités. Ces éventualités qui te retournent les tripes à plus savoir qu’en faire de toute cette bidoche. Voilà comment j’en suis arrivée à me dire que si nous les femmes, on pouvait avoir le choix, sans en passer par toutes ces épreuves, par toutes ces personnes, par tous ces délais et tous ces regards sentencieux et ben c’était juste -normal-. Et parfaitement réfléchi.

Me suis-je donc rendue à la pharmacie dans cet optique.
Déambulant dans les rayons, j’ai refais mon stocks d’acérola, pris quelques cachetons type paracétamol et c’est déjà pas mal. Je suis pas « cachetons » à la base . Et je me suis pointée à la caisse, l’air enjoué comme à mon habitude. Traîtresse que je suis, le pharmacien ne m’a pas vu venir avec mes grands sabots.

*En posant mon stocks de vitamines sur le comptoir*
– « Bonjour. »
– « Bonjour. C’est tout ce qu’il vous faut? »
– « Non. Je souhaiterai également la pilule du lendemain. »
*Silence gêné de l’apothicaire pourtant trentenaire*: silence optimal d’ailleurs pour une jeune fille qui manquerait de confiance en elle, par exemple. Note: Très chères mamans aimantes, ayez des discussions avec vos filles. Et surtout, expliquez leurs que vous serez toujours prêtes à les accompagner pour récupérer la pilule de la honte si un jour ça devait arriver. Le regard du pharmacien peut-être le meilleur des rebrousse chemins… Heureusement, moi je m’en fous. J’suis vieille et j’ai peur de rien.
– « Ah…  Vous avez eu un rapport non protégé? »
*Détendue, nature peinture*
– « Non. Mais peut-être un jour. »
*Mode malaise: activé*
– « Je ne comprends pas dans ce cas. Pourquoi voulez-vous cette pilule? »
– « Au cas ou… Les accidents sont plus nombreux qu’on ne le croit. »
– « Oui, bien sur. Mais attention, ce n’est pas du paracétamol. Il faut vous protéger Madame. »
– « Excusez-moi, mais insinuez-vous que je ne le fasse pas? »
– « Non, ce n’est pas ça. Mais prenez-vous la pilule? Avez-vous des rapports réguliers avec protection? »
– « Là n’est pas la question. Je crois que vous vous méprenez (oui, je parle bien quand j’veux). En aucun cas je ne vous dit que je ne me protège pas, ni que je ne le ferais pas et encore moins que je vais prendre cette pilule comme un doliprane. Me prenez vous pour une idiote immature? »
– « Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, m… »
– « Je l’espère bien. Alors écoutez-moi. Si j’avais passée les portes de votre échoppe la larme à l’oeil et le regard honteux pour vous balbutier à demi-mots qu’hier, j’avais fauté et que par mégarde notre condom s’en était trouvé en piteux état, qu’auriez-vous fait, Monsieur? Si ce n’est me sermonner -vu comme vous êtes bien parti et que c’est un peu votre métier-  en me mettant en garde contre les MST? Rien. Vous vous seriez retourné, auriez saisi l’objet de ma demande et me l’auriez donné avec un regard compatissant. Ou méprisant, allez-savoir. Mais voyez-vous, je ne suis pas de ces personnes qui attendent de se retrouver sans alternative pour venir supplier une autre personne -en l’occurrence: vous, Monsieur-  qui détient un pouvoir sur mon potentiel devenir. Être une femme est déjà assez complexe en soi pour ne pas avoir à se sentir une fois encore dépendante d’un facteur non-maîtrisable, de mauvaises conditions reportant la prise de ce contraceptif d’urgence au delà des 72h d’efficacité maximale. Ce qui, au delà, me forcerait à être dans l’impossibilité de jouir d’un droit inaliénable: celui de choisir. Et de choisir sereinement. Et pas le lendemain et dans la hâte. Me comprenez-vous? Ne croyez-vous pas qu’il soit aussi normal d’avoir ce type de pilule aussi bien chez moi que chez vous? Car dans la finalité, n’en revient-on pas à sa fonction première : « vite et au cas où »? Ou êtes-vous de ceux qui pensent que c’est là une faveur que vous nous faîtes, à nous, pauvres femelles procréatrices en flagrant délit de doute avéré?  »
*Silence* « Et bien je dois vous dire Madame, que je n’avais jamais vu ceci sous cet angle. Effectivement, en ce sens, vous n’avez pas tort. »
– « Je vous remercie. »
– « Reste un dernier détail. »
– « Lequel? »
– « La date de péremption. Si cette pilule n’est valable qu’une dizaine de jours, votre théorie tombe à l’eau. On regarde? »
*Va chercher la boite. La retourne dans tous les sens. Relève les yeux *
– « 2017. »
– « Bien. Je peux vous régler par carte? »

Voilà. Voilà comment sous les apparences d’une pute, on finit pas passer pour une Sainte.

Mais en ce qui me concerne, je ne me sens ni l’une, ni l’autre. Il est vrai et je soutiens parfaitement le bon vieux contraceptif régulier car il n’en demeure pas moins nécessaire pour éviter ce qu’on l’on qualifie trop souvent et à tort « d’accident de parcours ». Mais qu’est ce qu’un « accident de parcours »? Une erreur. Et bien si c’est une erreur, laissez-moi vous dire Mesdames, que nous en sommes toutes une belle par excellence et par définition. C’est vrai, c’est toujours de notre faute, limite si on ne se féconde pas toutes seules. Et oui, pas de chance, on nous a appris que: NOUS faisions « des erreurs de parcours »; NOUS oublions notre pilule; NOUS tombions *Plouf!* enceintes; NOUS portions le fruit de « … » au choix: notre péché, notre amour, notre inconscience, notre humanité, notre faillibilité, etc…; NOUS devions faire attention et plus encore. C’est vrai, nous devons faire attention. Mais nous devons surtout faire attention à ne pas nous sentir anormales, amorales et inhumaines lorsque nous nous devons de faire certains choix que les hommes n’aurons jamais à faire.

Dans un tout autre registre, si tu veux un de ces quatre je t’expliquerai aussi comment j’ai fais involontairement péter un plomb à un vendeur de sextoys…

Et à un vendeur de machine à laver…

Et à mon vendeur en internet…

Et à la boulangère…

Et…

Et…

Et… c’est tellement bon d’être curieux. Contrairement à ce qu’on en dit, c’est le plus beau des défauts.

Même si je reste persuadée que ça n’en est pas un 😉

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Je suis un bouc. Je suis une chèvre. Je suis une enragée nécrosée patentée. Pas tentée. Ou trop, justement.

A tort ou à raison? Je m’en fous. Je suis un modèle de dépravation, la rouille d’un coffre de caisse. Mais je ne suis pas rouillée. Salement propre. Faussement  plastiquée. Un cocktail molotov massivement licencieux. Une contradiction à l’état pur. Un trop plein de vacuité.

Je suis blasée. Lassée, émoussée, désabusée. Et pourtant pas assez abusée. Jamais rassasiée. Mais de quoi? D’impressions, d’expressions. Expansion massive du manque, dilatation des sens, essence grivoise. Peur de rien. Manque du tout au tout. Cylindre percé, à quoi ça sert. Certainement, ça sert. C’est déjà ça.

Savoir, ne pas savoir. Chercher ou laisser faire. Se laisser faire et se faire lasser. Enlacer. Enlace-moi, salace associé. Funeste camé, accro taré. Ami dément. Démens et signe. Assume et sûr. Mais ne signe pas si t’es pas sûr. Jamais. L’imprévisible est ma dope. Horloge fracassée contre les murs, j’fais tout à l’envers. Envers et contre tous. Toujours dans mon sens. Mais quel sens ça a, encore une fois.

Et si ça n’en avait pas. Pour une fois.

Et si ça devait en avoir un. Pourquoi pas.

Putain de truisme. Putain de médiocrité banale. Lapalissade est parfois haute à franchir quand on respecte sa vie d’affranchie. La chute sévère, un repère. Le bond en avant. Mais j’étais bonne avant. Bonne à rien. Bonne à croire, à boire l’eau de l’abreuvoir jusqu’au curare. Faillible défaillance, aujourd’hui efficience émaillée, éraillée, éventrée. Infatigablement pas lassée. Encore une fois, enlace-moi.

Le sexe ou l’amour? L’amour du sexe ou le sex pistol? Tant que tu me pistes, ça me va. Quant à savoir pourquoi, quant à savoir toujours, quant à savoir ne pas savoir, ça m’est égal. Ou pas, va savoir. Mais si je savais, ça n’aurait aucun intérêt. Et des intérêts, j’en ai. Gourgandine impie ingambe et turbulente, révolutionne moi tout ce qui ne bat pas. Instruis-moi des sentiments. Tout ce qui me manque. Sans mentir.

Même si je mens souvent.

Sinon ça n’aurait aucun sens.

Comme les produits d’entretien, y’en a plein qui servent à rien.
Comme pour les chewings, y’a trop de parfum.
Comme le dentifrice, c’est selon les besoins.
Aussi, que tu sois adepte du premier prix, fondue de reliquat d’eau de Cologne, accro des marques avec ou sans bons de réduc, viens donc claquer ton temps dans cette grande surface chimérique…
Sexe, trash and Rock & Roll, benêt des temps modernes, épidermique de l’orthographe et cool of the gang viendront te supplier Ô toi, maîtresse démoniaque du rayonnage, de les balancer dans ton panier.
Quelque part, c’est jouissif.
Quelque part, c’est effrayant.
Quelque part, c’est insensé.
Mais quelque part, tu t’en foutras royalement.
La où il y a de la gène, y’a pas de plaisir il parait.
Oui, je me doute bien petit assistant de malheur que t’en as déjà l’eau à la bouche. Ceci dit, avant d’en arriver à découper les entrailles du sujet à la scie sauteuse, va d’abord falloir faire bosser un peu tes méninges pour sortir du flot et te démarquer de toute cette foule en furie. Aussi, comme prévu dans le préambulatoire, les trois points abordés ce jour se déclineront ainsi :
CHAPTER 1: L’inscription sur adopteunpoiluveluoupas.com et les méandres pour y parvenir,
CHAPTER 2: L’étalage trombinaire, qui fera de toi l’égérie momentanée de tous ces petits articles esseulés,
CHAPTER 3: Les descriptifs et autres présentations qui feront de toi la future aliénée de service tellement y ‘en a des trucs à remplir.
Eins, zwei, drei…. GO!

CHAPTER 1 : Inscription en contre basse.

Débutons par le début et commençons par la prise en main, c’est à dire: comment se rendre sur adopteunalphonse.com? Rien de plus simple! Tu te rends sur le site barre de recherche à l’appui et tu cliques sur le lien bleu de Gogol. Jusque là, ça va? Tant mieux. Parce que dis-toi bien que ça, c’était la partie simple et que les joyeusetés vont désormais commencer, Oyé! Oyé! T’as pris tes cachets? T’as pas trop bu de café et t’as 4h à perdre aujourd’hui? Ok, c’est cool. On va -tenter- de s’inscrire. Feu.

Nous voici donc à présent arrimés à la page de présentation. Beurk… C’est bien vrai qu’y a du monde là d’dans? Non, parce qu’y faut oser passer la frontière du gnan-gnan quand même… Allé, courage. On enfile son casque anti kitch à souhait et à tes souhaits et on plonge tête la première dans le rose chamalow. N’empêche, j’aimerais bien savoir qui est le connard qui a osé approfondir le cliché du « quand t’es une fille, t’aimes -obligatoirement- le rose barbie de ton enfance ». Sincèrement, je l’étranglerais bien avec ces bretelles d’arriéré de première. Comment tu veux rester naturelle dans un endroit pareil? Je sens déjà que j’ai les neurones qui se décollent… Bon, re-boot:  objectif concentration optimale. T’as pas le choix, va falloir faire avec *Adieu monde cruel!* Pfff… Heureusment qu’on est là pour une expérience scientifique, sinon ça f’rait déjà un bail que j’aurais zappé tout ce rose maléf… Tiens? Le fond est presque sympa par contre. Des parois capitonnées, on se croira presque dans le labo. Sauf que dans le labo c’est hachement plus glauque. Là c’est encore tout clair et mielleux à souhait. Qu’est ce qu’on en bouffe du rose dis donc ici… Y’à pas des p’tits coeurs tant qu’à faire?

adopteunmoutachuencoretoutrose.com

Du rose, du rose et si t’aimes pas: reprends en encore un peu quand même. Ça te fera les pieds…

AAAAAaaaaaaaaaaaahhhh!!!!! *GASPacho* Malédiction! OoooOOOooh c’te trouille!!! T’aurais du fermer ta mouille! Non mais t’as vu ça?? Des coeurs, y’en a jusque dans les yeux des mecs! Ça, plus la moustache rose… mais on est où? A la Gay Pride?? Merde, j’suis hétéro moi. Vive la déception.  Ah non, attends.. c’est une barre défilante: ça tourne! Y’en a plein d’autres des mecs! Oouuf..  *Fin du passage émotionnel intense*.

D’entrée, on ne sait déjà plus où donner de la tête. On t’allèche en t’abreuvant grassement avec les promos en tous genres. Du coup, là tu te dis que normalement y’en a bien un qui devrait te correspondre dans le lot. Mouais… Satanée propagande en réalité. Énorme appât pour poisson goulu, on te balance le box office des barbus-ou-il-est-ton-visage-en-dessous, des promos pour des rouquins hérétiques, des liquidations sur les bigoudés bouclés frisés, des geek en perf et des tatoués…. Quoi? T’as bien dit « des tatoués »?? Are U seriooouuuus????!! Wooaaaw…. savent y faire les salops! *Regard vitreux et avide* Vas-y, fais péter les tatoués juste deux minutes, j’veux voir…

*Clic* (o_O) ?…

*Cliiiic-clic-cli-cli-clic x 1000*   .. GGNNNNN….

Marche pas… Mais pourquoi ça marche pas …Rrrhaaaaaaa…  \(>o<)/ ….!!!! Et pourquoi c’est tout noir tout à coup?!? Mais laisse moi entrer bordel!!

En fait, voilà d’où qu’il vient le problème:

Entête de l’invit’: Pourquoi autant de femmes sont belles sur adopte?
Euh…. Si je te réponds que je m’en fous, tu prends??

Un sondage!!? Mais c’est quoi ct’embrouille?? Je viens de cliquer sur les tatoués et je me retrouve avec un questionnaire! J’suis même pas encore entrée, qu’est-ce tu veux me demander, sérieux?? Ah nan, merde. C’est une invit’, regarde comme y faut aussi… Mais comment donc une invit’, d’abord? Personne m’a invité, j’suis venue toute seule. Alors pourquoi on m’invite à un truc où je suis déjà? A y est, je comprends déjà plus rien. J’veux juste voir les tatoués moi!!  C’est tout!!

Et ben nan, tu peux pas. Faut d’abord t’inscrire. Frustrant, hein…
Bon allé, de la technique. On reprend son souffle, on récupère son calme, on remplit le bordel et hop! *Clic* sur « obtenir une invitation » (la grosse barre rose avec un panier à côté au cas ou t’ais des doutes. Ou que tu sois vrraaaiment miro..). Fort bien.  A partir de cet instant, dis-toi que tu vas passer des plombes à essayer de t’inscrire parce que le site: y bug à donf. Alors, courage petit-suiss’idaire. Ma zen-attitude t’accompagne et aléa jacta Mr propre.

Quoi? T’as déjà fini? Moi qui voulais aller me faire un café… et merde… Bon bah la suite dans ce cas.

CHAPTER 2: Pop Art et Norte quoi.

Quand tu as bien validé ton compte et que tu arrives enfin sur la page présentée ci-dessous, c’est comme ça que ça se passe:

– First: Tu trouves un pseudo. Logique. Bon,  j’ai peur de rien, j’suis une guedin donc Madness (soit => « folie » en anglais, si jamais t’as raté les cours..) ça ira bien.  Mais tu peux aussi choisir « Calinette » ou « la belle du 75 » s’tu veux… Moi je suis tarée, c’est de notoriété publique. Normal que je mette un pseudo qui me corresponde. Sans quoi cette expérience ne rimerait plus à rien. J’vais pas aller me surnommer « fleur de lys », ou « raiponce » puisqu’on a dit que le but c’était de conserver sa personnalité. Et je crois que le pseudo ça a son importance la d’dans. C’est la mise au fait du genre d’individu que tu présentes. Pire! C’est ta deuxième image sans le côté barbant de la pose en sus. Tiens, d’ailleurs en parlant d’image… C’est l’heure de faire péter tes photos, la gravure. Youpidou et on y va…

Pseudo et photos

Tape ta ganache et moue le kawa…

Ah ouais mais nan.

Déjà, c’est pas drôle. Parce qu’en dessous de l’emplacement pour télécharger tes photos, sont inscrits les 8 commandements d’adoptepasuntorsenu.com. Prêt? Feu? Les voici rien que pour toi…

Quelques règles sont à respecter au niveau des photos :

  1. La photo doit obligatoirement vous représenter (exit : dessins, paysages, animaux, stars)
  2. La photo doit être claire : ni floue, ni trop retouchée sur logiciel.
  3. La photo ne doit pas représenter plusieurs personnes
  4. Pas d’enfant (même vous petit(e))
  5. Pas de nudité (même torse nu) ou à caractère pornographique
  6. Pas de publicité et ni de données personnelles (adresse, e-mail, téléphone, site web)
  7. Pas de représentations d’armes, de drogue ou d’argent
  8. La photo doit être au format: .jpg, .jpeg, .png ou .bmp

Inutile de dire qu’au début, je les avais pas lu ces règles. Ça me saoule les règles… Si tu savais comme je les lis jamais… Donc forcément, ma première photo  de couverture a été recalée pour outrage à la loi numéro 2. Bonnn… On va la jouer plus conventionnel dans ce cas. C’est parti pour la photo de type « ennuyeuse à prise instannée », surtout en ce jour de sale gueule. Et celle là -forcément- elle est passée. Fais ch***. A noter quand même qu’une fois ton profil rempli et ton caddie prêt à démarrer, tu peux -en fin de compte- mettre n’importe quelle photo. Tout le monde s’en tape, y’a plus aucune modération d’aucune sorte. Même celle qui a été recalée au début, elle passe. Et même celles qui ne respectent pas les lois: 1, 2, 3, 5, elles passent aussi. Par contre en ce qui concerne les lois: 4, 6, 7 et éventuellement 8,  j’avoue que j’avais la flemme d’essayer. Donc si ça te prend de le faire, tiens moi au jus.

Bon, ça c’est fait. On passe à quoi maintenant?

CHAPTER 3: Les R.G* de l’amour.

Capillotractif

Premier encadré:
« Qui je suis? » Ouh ben là, tu m’en poses une sévère…
Second encadré: « Ce que je recherche chez un homme? » Pas trop de puces déjà… et puis bah après euh… Un prince charmant? Nan, ça c’est ringard.

Et ben on passe aux formulaires cerfa, tiens! Le plus important: les descriptions. A savoir: qui tu es et ce que tu recherches chez un homme. Alors là, vas-y, fais toi plaise. Parce que dans ce domaine, y’a aucune fausse censure comme pour les photos. Je le sais parce que j’ai essayé et que tout est passé. Juste un truc à respecter: 100 caractères minimum par descriptif. Le mieux étant d’avoir un chouille d’imagination que même. Ou au moins un truc à dire. Parce que des profils absolument pas du tout remplis, y’en a des tas. Et là, j’dis ça pour les unes commes pour les uns, à moins d’être une putain de gravure de mode  qui te permettra de te croire exempté de remplir ce que tu es au dedans *sale narcissique, vas*, un conseil: le coup « non-renseigné » ou du « t’as qu’à me le demander… », ça fait fuir tout le monde. Alors, j’sais pas moi. Si t’es pas inspiré, tente une blague carambar ou vas copier sur les copains/copaines. Mais fais quelque chose. Ou viens pas pleurer. Mais nous reviendrons plus en détails sur la façon d’élaguer les prétendants dans la prochaine partie. Patience mon ami.

Deux heures plus tard, quand tu t’es bien engloutis tous tes doigts tellement tu leur en veux de ne pas avoir trouvé la tournure adéquate pour ta présentation, tu lâches tout. Tu vas te dégourdir les guibolles, fumes ta clope en une taf et tu vas te servir un bon verre de pinard (parait que ça déshinnibe… J’dis ça, j’dis rien. Mais ça peut en aider certains…) . Puis, négligemment tu poses tes doigts sur les clavier et tu les laisses frétiller comme des p’tites truites. Et là, miracle! T’as pondu un truc plutôt convaincant. A la fin, tu vérifies si y’a pas trop de fautes, parce que mine de rien y’a plein de mecs qu’y aiment pas ça, tu verras. Enfin, tu publies.

Comme je t’avais promis du détail, du croustillant et de l’expérience poussée… Chose promise, chose due, tu ne vas pas être déçu. Puisque qu’à partir de cet instant, pour toi je m’exhibe et te dévoile toute l’opération. Toute.  De fond en comble et sans tabous.. Rien à foutre… A commencer par les descriptifs.

Description:

Qui je suis? Arrf… Une tireuse de langue professionnelle, t’as qu’à voir les photos… Sinon, L’autre jour on m’a dit que j’étais pragmatique, mais de là à l’affirmer tout de suite comme ça… -_- …
Bon ok, ok… C’est vrai, je suis pragmatique. Et parfaitement versatile en contrepartie. Les contraires s’attirent, s’opposent et puis s’annulent, c’est bien connu. Je suis donc la perfection même.

Oui, mais parce que non, en fait. En réalité, j’ai un sens de l’humour assez déplorable, plutôt noir et dont le sens m’échappe encore quelquefois. Je porte des chaussettes aux motifs psychédéliques qui t’envoûtent dès que tu poses les yeux dessus et je déteste les salsifis. J’aime les choses simples, exception faite des simplets. Je suis plus ou moins diplomate en fonction du temps et révolutionnaire, sauf le Dimanche.
Mes goûts musicaux sont horribles et instables, la TV est ma pire ennemie et mes lectures laissent à désirer pour cause de ne pas être politiquement correctes. Je bois, je fume, voue un culte à la caféine et en plus j’suis pas vraiment très belle.
Voilà, dans les grandes lignes c’est à peu près ça.

Et maintenant qu’on a fait le tour de mes défauts, deux options s’offrent à toi désormais:

1- Me zapper direct -genre: ni vu, ni connu- en oubliant tout ce que tu viens de lire parce que, non,c’est pas vrai: une fille, ça peut pas être comme ça. Normalement, une fille ça a plein de papillons qui lui volent dans les cheveux et ça sent bon le printemps… Bref, salut.

2- Passer au-dessus de mon atroce carafon et me parler un peu du tien qui n’est pas parfait non plus, j’en suis sûre.
Mais tu sais quoi? Ça tombe bien. J’aime pas les gens parfaits.

PS: Fan de foot, s’abstenir.
De rien. 

Et pour la « Shoping-List », même principe:

– un jeune éphèbe, mais plutôt dans la trentaine;
– un geek qui sait se modérer autant que moi me coiffer;
– un intello qui m’apprendrait encore plus de choses jusqu’à ce que mon cerveau éclate;
– un écrivain, un poète… bref, un romantique. Mais qui fasse surtout la cuisine et le ménage;
– mon double au masculin. Quoi? Narcissique, moi? Que nenni..
Bon sinon, un beau ténébreux et fringuant, cynique et/ou ironique avec beaucoup d’humour (mais pas TROP lourd quand même, hein…) et aux moeurs décalés prêt à boire du vin jusqu’à point d’heure en discutant de tout et de rien;
– Toi, peut-être? Si tu n’es ni fan de foot, ni amoureux de ta voiture et encore moins de ta mère.. Vas-y, tente ta chance. Je ne mords pas (enfin… pas trop).

Ok. Mission « coule-toi toute seule » accomplie.
Qu’est ce qu’on fait maintenant? Ben tu remplis encore des trucs et des trucs et des truuuuucs!! Rhhaaaa..!! Et allé… Donne ton âge, ton lieu de résidence, la couleur de tes yeux, la dimensions de tes cheveux et leurs impacts sur ton Q.I, ton style de fringues, tes origines, ta taille, ton poids, les signes particuliers, ta profession, si tu bois de l’alcool, si tu fumes et si tu manges. Waoooow…!! Et ça, c’est juste ta page d’accueil, en gros. Tiens, voilà le rendu:

détails virulents

Estimations, grammage, plumage et déplumage.
Bref, t’en auras pour ton ramage…

Après, rien que pour toi, y’a une page sur laquelle t’étales tes goûts et tes couleurs à ton bon plaisir. A toi de ne pas la rendre trop terne et de rester au plus près de toi même:

gouts

Tes hobbits… euh hobbies, tes préférences musicales, littéraires, cinématographiques et…
… télévisuelles. La question qui tue.

Et puis une autre avec tes préférences sexuelles. En ce qui me concerne, j’ai rien rempli exprès pour ne pas avoir que des chacals dans mes futurs prétendants. Et puis je crois aussi que ça c’est un truc qui se découvre une fois que t’as dépassé le stade du café et que tu t’apprêtes à entrer en scène sous la couette:

sexo

Un des nombreux inconvénients: les réponses pré-enregistrées qui sont censées te correspondre. Deux options:
– mentir,
-ne rien mettre.
Pour être en parfaite adéquation avec cette expérience, j’ai opté pour ne rien y mettre.

Et puis encore une dernière page axée sur ta personnalité… Enfin, que tu crois. Du cul, du cul et encore du cul!!!:

personnalité

Flots d’inepties dont la profondeur reste inestimée et inestimable tant c’est intrusif.

Bon, cette fois ça y est. On a fait le tour. Tu peux enfin commencer à aller te balader dans les rayons. Mais demain. Parce que là, t’es saoulée. Et il est 04h22, faut que tu lèves dans deux heures.

La prochaine fois, je t’expliquerais tout bien comment ça fonctionne parce que crois moi, sous les apparences Mattel de ce site se révèle un labyrinthe cruel qui peut vite t’atteindre profondément dans ton égo. Te vouant à errer pendant des siècles, si t’as pas pigé le principe. Donc, en perspective: la découverte de tes potentiels amis/amants/etc., tes rivales, les boulets, les charmes et les charmeurs pas forcément charmants, les points, les autorisations, le tchat, les mots doux et roudoudou poupidou.. Tu vas en avoir pour ton sou. Mais les histoires de blé, c’est surtout pour les mecs. Honneur aux Dames, mentionnons tout de même que pour nous, c’est gratis.

Quant à savoir si c’est gratifiant, fais-toi ton opinion. Quoi qu’il en soit, c’est gratiné.

-FIN DE LA PARTIE 2-

*R.G: Renseignements Généraux.

AVANT PROPOS:

Mon exécrable humeur de fin d’année s’étant grandement fait botter le train par ce prévisible et doux retour à la normal des choses (traduction: on a passé toutes ces fêtes à la con, enfin!!…..), c’est avec un certain enthousiasme -si, j’te jure- que le Nébularium annonce donc officiellement la réouverture de ses expériences en tous genres -mais surtout le mauvais. Aussi, prends garde Ô insaisissable ami incongru. J’ai bouffé le tube d’Acérola, sniffé mon dentifrice et cirer mes arpions. J’ai la pêche, la frite, la banane. Je suis une salade de fruits atomique qui pique et si t’avais déjà du mal à me suivre avant, cette année, tu vas disjoncter.

INTRODUCTION AU PRÉAMBULATOIRE:

Welcome & Welcome petit assistant diabolique. Que de nouvelles expériences à mener cette année! Es-tu prêt pour de nouvelles aventures *dit Fifrelin à Fanfreluche*? Oui? Super! Alors on démarre au taquet puisque l’équipe du labo est parti sonder l’insondable; s’est enfoncé dans les bas fonds des tréfonds très profonds pour aller racler l’atmosphère ambiante de cette engeance sociétale en manque de réconfort et autres inclinations du même ordre…
Bref,  reprends ton souffle, chope tes palmes et ta bouteille d’Oxycarbure… En rut pour le supermarché de l’Amûûûr!!

( >_<‘)corbeau-manga-absurde-tshirt

Non mais sans dec’,  j’plaisante pas là… Hop, hop, hop! Allé, on se bouge et on discute pas!
Quoi? « Si », tu veux qu’on discute? Bon bah ok (mais t’es relou quand même, faut que tu le saches..). Voici donc et en détails la démarche, le projet, le pourquoi du comment et le cheminement pour en arriver à cette déambulation dans ce supermarché finalement plus hard que discount.

Et bien voilà sale petit curieux. L’autre soir, posée dans mon canapé à errer un peu dans ma tête (comme d’hab, ouais.. pas faux) et surtout sur le net, je suis tombée sur un forum dans lequel un Gentlemen d’une classe peu connue, voire ancestrale, pleurait à chaudes larmes que son coeur reste à jamais de glace. Plus clairement, Mickey n’arrivait pas à se dégoter la p’tite Minnie de ses rêves. Naann.. Pas la caisse: une femelle. Ni dans la vie « réelle », ni sur internénette et tous ses sites de …* au choix: *rencontres, *gens cons*, *jambon, mets ce que tu veux, c’est cadeau. Bref, « Comment donc? Il a -RIEN- trouvé??! Pas possible, y doit pas être doué l’garçon… » me suis-je alors forcément demandée. T’imagines bien qu’y a de quoi se poser des questions quant au degrés de sociopathie du gars, quand tu lis ce type de commentaires… Surtout que c’est prouvé en plus! 37% des rencontres se font sur la toile de nos jours, selon un certain « Observatoire du célibat » (confrérie inconnue de nos services). Et puis des femmes, c’est comme les araignées, y’en a plein tout partout!! Comment se fesse t-il que lui il en trouve pas??! « C’est un psychopathe ou bien? Y veut la découper sa Géraldine, c’est pour ça qu’il trouve personne? Ah non, attends, t’as pas tout lu… »

Or donc, comme tu t’en doutes, j’ai bien tout lu. Et j’ai compris -Ô Joie- ce qui se passait chez ce brave monsieur. S’il se trouvait en échec, c’était simplement parce qu’il ne parvenait pas à -je cite :  » Trouver quelqu’un de VRAI. Quelqu’un qui ne soit pas différent de ce qu’il présente au début et qui se sente suffisamment bien dans sa peau pour assumer sa personnalité ». Bon là, ok. Ça se tient un peu plus comme raisonnement. A vrai dire, je suis même plutôt bien d’accord avec ça dans le fond. C’est vrai que quand tu rencontres quelqu’un, t’as tendance à te la jouer un peu plus que d’ordinaire, tu te peignes un peu mieux, tu vérifies que tes poils soient au niveau zéro sur une échelle de 1 à 10, 10 étant la note la plus velue… Tiens, tu mesures, voire censures carrément certains de tes propos, aussi… Bref. Tu te pervertis pour la « bonne cause ». Quoi? C’est pas comme ça qu’on dit?…  Mais peu importe.

Ce qui importe en revanche, c’est qu’il existe encore visiblement quelques personnes qui n’aiment pas que les autres qu’ils rencontrent ressemblent à des figurines de Kinder. Des gens qu’y aiment bien que t’aies encore un filet de bave au réveil, un grain de folie au quotidien et un brin de carburant dans le moteur. En gros, des gens qui vont t’apprécier pour ce que t’as dans le cigare et pas parce que ton paquet mentholé a la classe. C’est étonnant… « Mais d’où est ce qu’y débarque donc cet olibrius avec toutes ces idées issues d’un monde parallèle où les humains ne se prennent pas pour des droïdes? » Pas de bol. Le billet datant de 2011 et personne n’ayant jamais donné suite à ce débat, impossible de savoir si le Colonnel Moutarde avait fini par trouver sa belle ou s’il s’était voué aux gémonies avant de se suicider tout seul dans sa cuisine avec le chandelier. Pas cool, ça.. J’aime pas bien qu’on me laisse sur ma faim. Après je tricote du cerveau, je saute des mailles et je pète les plombs. Vieux chameau, vas…

Ne restait donc qu’une solution. Mener l’enquête.

Bien, maintenant tu sais comment j’en suis arrivée là. Tout simplement à cause d’un type triste qui un jour et par désespoir, a posté sur un forum célèbrement inconnu une question existentielle passée à la trappe. Et que depuis, ça hante mes nuits (oui, y’me faut pas grand-chose, je sais..). Et j’ai besoin de sommeil. La faute à mon côté plantigrade en pleine hibernation, ça.

PREAMBULATOIRE*

L’expérience désormais en cours vise ainsi à comprendre s’il est effectivement possible de rencontrer un(e) quelqu’un(e) sans avoir besoin de dissimuler sa personnalité. Le temps  imparti à tous ces tests s’échelonnera sur une durée d’un mois à un rythme irrégulier, ayant quand même un peu une vie à côté.

Liste du matos pré exploratoire:

– Un site de rencontre à la mode. ok => Mais y’en a des tas! Et ne disposant d’aucun sponsor assez saugrenu pour bien vouloir claquer son fric dans mes recherches à deux balles, déjà faut pas viser du payant. Ce qui élimine d’office un pourcentage non négligeable de sites. Et puis j’aimerais bien aussi pas trop me faire harceler quand même. Pas que je sois un canon, loin de là. Mais dans ce genre de lieux, t’as pas non plus besoin de l’être pour appâter tous les chiens du quartier… Il me faut donc un site où c’est juste moi et myself qui choisissions qui aura l’immense privilège de converser avec la baronne que je suis. Et puis, il faut que le site soit un peu connu quand même, sinon je vais vite tourner en rond. Et faudrait qu’il soit un peu kitch aussi, juste pour le fun. Ben voilà, ça y est, j’ai trouvé: le supermarché des tatoués, des barbus, des poils de carottes et compagnie: adopteunmec.com.

– Des photos. ok => Quatre, c’est pas mal. Pour commencer, deux sur lesquelles je semble présentable, normale. Ni à moitié à poil, ni farder à coup de truelle. Neutre et naturelle, en somme. Et deux autres ou alors là, niveau neutralité, ça se gâte déjà pas mal. Parce qu’en vérité j’aime pas ça les photos à la base. Me la jouer version Joconde immortalisée à tout jamais avec la pose de circonstance, ça me plait pas. C’est pas moi. Mon crédo c’est plutôt de me grimer en grimaçant, parce que là au moins j’ai l’impression de refléter nettement mieux l’énergumène qui je suis au quotidien. Je les ai donc sélectionné dans cet esprit, langue pendante à l’appui (je suis une experte en tirage de langue): la première un jour de grand « fous moi la paix avec ton appareil, tu veux… »; et la seconde en mode « j’viens de me lever, kessia? ». Voilà, je pense que c’est bon. J’suis blindée niveau portrait.

– Du temps. Prévoyant la longue liste de spams pour acheter des développeurs de pénis et autres gadgets à la mode qui risquaient de se pointer sur ma boîte mail, j’ai commencé par me créer une autre adresse entièrement dédiée à cette expérience. Une adresse que je pourrais supprimer sans scrupules par la suite. Après, faut se créer un compte sur adopteunouf.com. Remplir son profil, mettre ses photos sur sa page et commencer ses recherches. Trois premiers points que nous autopsierons jusque dans les moindres résidus nécrosés, ultérieurement.

– Accessoirement, tu peux également prévoir du café, des clopes, un punching ball et des chips pour passer le temps quand tu traîneras tes guêtres dans ce paquet de rayonnages virtuels.

Ça y est petit alcolyte. Tu sais tout ce qu’il faut savoir pour débuter. Paré à l’abordage, Cap’tain Fracass? Bien. Alors, c’est parti. Allons chasser du mâle toi et moi… Non, ne me remercie pas. Incline-toi, ça devrait suffire.

m(_ _)m

Mouhahahaha…. !!!

-FIN DE LA PARTIE 1-

*Oui, promis… Un jour je ferais une page référençant tous ces mots inconnus et quasi-imprononçables qui t’énerves quand tu me lis. Mais ça, ce sera seulement le jour ou je n’aurais rien d’autre à foutre *TOURNE LES PAGES DE SON AGENDA*

Bon, ben demain ça devrait pouvoir se faire…

Et voilà, j’y suis enfin arrivée.
Pour la première fois de ma vie, j’aurai réussi à boycotter:

ET Noël
ET le jour de l’An.

Pas peu fière sur ce coup là, j’avoue. Passer entre les mailles du filet s’avère hautement complexe. Toutes ces invitations en veux-tu-pas en voilà-quand-même… Bref, pour me féliciter de cette irrémédiable décision, ce soir, je mange de la terrine au piment d’espelette. Oui bon, ok. T’en a  rien à braire de mes histoires de pâté. Non mais je t’explique, ça fait un bail que j’ai arrêté ces saletés. Oui, je parle du pâté, là… Mais bon, exceptionnellement… et puis c’est du bon celui là, du bio roulé sous les aisselles de mémé et tout… Le top of the top, en somme. Fallait bien ça pour fêter ma victoire. Bonne bouteille de vin à l’appui, bon pain, bonne terrine donc et bons… … ??…  (`_´)ゞ  … Mais où t’est-ce qu’y sont-ils passés?…..

                                                                               ….. 。・°°・(>_<)・°°・。……
Et merde.
J’savais bien que j’oubliais un truc en faisant les courses. Les cornichons.. J’ai ou-bli-é les cornichons, Damned. Les cornards, la cerise sur le chapeau, le pompon sur le gâteau, bref. Misère de misère, saltimbanque hérétique, vas! Comment t’as pu te faire ça? Non mais je rêve, tu viens de foutre ta soirée en l’air, bougre de bougriture!!
Hé, hooOO… là, du calme. On arrête de se shampouiner la cervelle deux secondes. Ça va, c’est pas la mort non plus. Pense à tous ces gens qui ont été obligé de:

– se fader la  famille, belle famille, enfants de Navarre, amis dépressifs et/ou relous comprenant: copain exubérant même pas drôle, grue à talons aiguilles et rire fabriqué par des chinois, chien crade sur le tapis en coco tout neuf, musique de merde ou TV en fond sonore… Vas-y, fais toi plaise et complète la liste. C’est le moment ou jamais de te défouler.

– passer sur la roue des supplices, option repas intempestifs, interminables et indigestes. Et pour les encore moins chanceux, les damnés de la cuisine: la préparation du dit repas et tout le stress de série . Dis moi petit cuistot, alors c’est bon? T’as pris ta dose pour l’année, là? Ça y est, tu t’es bien juré tes grands Dieux (que tu peux laisser là où ils sont, les dérange pas pour moi) que l’année prochaine, ce sera plus toi? Arrf.. Fais moi rire. De toutes façons, ça se passe toujours comme ça, c’est d’un prévisible ennuyeux…
– « Mais pourquoi tu trembles chérie? »
– « Le pain!! oON A OUBLIE LE PAIN, Georges!!!!!!!… RRhhaaaaaa… *TAUX DE PRESSION OPTIMALE* … Vas y, prends un couteau et tranche moi la gorge, Georges! Plus jamais, tu m’entends?! Plus jamais je m’occupe du repas! »

Que tu dis. Puisque one year later:
– « Mais pourquoi tu trembles chérie? »
-« Les serviettes!! oON A OUBLIE LES SERVIETTES, Georges!!!!!!!… RRhhaaaa…… »
La suite, tu la connais.

– supporter Tonton Louis le facho, qu’on lui aurait bien mis notre poing dans sa grosse face d’arien, mais que finalement on dira rien parce que c’est les fêtes et qu’il ne faut en aucun cas jouer le justicier au risque de gâcher ces précieux instants de bonheur suprême. Et puis d’abord, on est lâche tolérant, nous. Quelle belle échappatoire, ça, « la tolérance ». Tiens, t’en veux un sujet de débat pour tes prochaines fêtes? En voilà un tout cuit : faut-il être tolérant? Faut-il passer au dessus de ces principes, passer au dessus à s’en avaler la langue, les amygdales et tout ce qui traîne quand on te sort -et avec le sourire, steuplé- : « qu’il faudrait mieux brûler tous ces étrangers qui nous piquent nos alloc », « que les clodos qui font la manche sont des faignants de première catégorie qui ne méritent rien de plus que leurs puces » et que « l’avortement est un crime divin, bénis sois-tu Saigneur » tandis que « l’excision est une excellente chose pour toutes ces putes du Tiers-Monde » ? (Ha! tu bouillonnes là, hein? Si, si, je le sens bien…) Alors, faut-il accepter des propos et/ou agissements de la part des autres qui vont à l’encontre de nos principes sous couvert d’être tolérant? allé, vas y, dis moi? Rendu des copies dans 2 heures.

–  Payer à crédit, en faire, se prostiputer, mettre la baraque en hypothèque, vendre un rein, le chien, le gamin, le prostiputer lui aussi, faire un casse, diler du crack, en fumer un peu au passage et pas être sage… Bref, tout et n’importe quoi pourvu que t’arrives pas les mains vides le jour J -non, mais ça se fait pas, c’est tout- et que tu puisses faire pleins de cadeaux inutiles aux personnes qui, en toute logique, n’aimeront pas ce que tu t’es fais chier à leur trouver de toutes manières. Comme tu n’aimeras pas ce qu’ils t’ont offert. Ouf… Heureusement que tu peux les revendre ces saloperies hein..? Quoi? Kessia? T’aimes pas le joli vase en porcelaine avec des petits canards dessus et les petites fleurs -en plastique- qui vont avec? Ben quoi? C’est Noël, on fait des cadeaux. On a pas dit des cadeaux -biens-.  Allé, sois pas bougon et vas quand même remercier l’autre tâche pour son geste. Et ses goûts de 1742. Et puis vas poser ton vase, là, sur la table du salon que tout le monde le voit bien. Voiiilà, c’est ça.

– finir dessécher à force de se bavouiller mutuellement dessus et aphone, faute de gueuler aux quatre vents -plus ceux que tu prends dans la mouille- « Bonne année, bonne santé », « Meilleurs voeux » et toutes les niaiseries à venir. Un peu d’innovation mordiable! Tellement académique, si artificiel, prémédité, circonscrit (et puis bien chrétien, aussi) de se balanstiquer des « je vous la souhaite bien bonne » à la pelle. Même quand t’aurais bien eu envie d’y lâcher un  » Que le cul te pèle, vil mécréant » à la place (oui, si tu l’aimes pas, tu l’aimes pas hein..). Politiquement incorrect, c’est certain. Mais laissons donc la politique à ceux qui sont payés pour. Même si ça ne se voit pas toujours.

….

Hum.. Hum… La liste est longue comme le bras du Père Coca Noël. Passons donc le reste sous silence -ça me changera- et revenons-en un peu à nos histoire de cornichons.

Le problème avec les choses addictives comme les condiments ou bien de fêtes de fin d’année, c’est que ça dénature pas mal le goût. Ce qui n’a plus aucun sens puisqu’à l’origine, il s’agissait seulement (=>pour les incroyants. Les autres, j’en parle même pas ou ça va prendre trois pages de plus… Déjà que j’me contiens) d’égayer ce quotidien  morose en y apportant un petit plus. Mais ce petit plus c’est bien trop vite transformé en Bonus-Champignon-Super-Mario-Bross-puissance-4 que si tu l’as pas, tu peux pas finir le jeu. Dans ton cul.
L’être humain est décidément un sale petit goret. Goinfre de bas étage, se rassembler tout simplement autour des personnes qu’on aime, c’était pas suffisant. Il en fallait plus. Le résultat? Un consensus tout aussi foireux que pernicieux, dont l’idée majoritaire se résume dorénavant à bien connaître la conjugaison du verbe « acheter ».
Et qui c’est qui a décidé de détraquer la machine à bonheur en transformant ces instants de convivialité en une énorme bombe à paillettes qui m’aveugle tellement les yeux que j’ai failli crier à l’attentat? Et bah oui, c’est toi. Et ton « pouvoir d’achat ». C’est vous, Ce sont eux. Ça aurait même pu être moi.  Mais en ce qui me concerne et malgré mes nombreux travers, je suis partie visiter la lune il y a déjà de cela fort longtemps sans jamais être vraiment redescendue. Depuis, je passe le plus clair de mon temps dans le flou de mon labo lunaire à rêver d’utopies, tout en sachant que c’est parfaitement illusoire. Et ça me fout le cafard.

Ça me fout le cafard de croire qu’il n’est désormais plus possible de passer de bons moments autour d’un grand et simple plat de on-s’en-fout-de-c’qu’y’a-dedans (spécialité locale) tout en jouant à des jeux de société et pourquoi pas, refaire encore une fois le Monde avec toi mon ami. Même si on aura tout oublié demain tellement on été torché.

Ça me fout le cafard de constater à quel point le monde est bien apprivoisé d’attendre le moment des fêtes pour se convier mutuellement les uns chez les autres. Et de se laisser crever le reste de l’année.

Ça me fout le cafard se savoir qu’en règle général, c’est la majorité qui l’emporte. Putain de majorité…

Ça me fout le cafard d’avoir le cafard. A la place de ma terrine, j’aurai du acheter du chocolat pour me neurotransmettre du bonheur à grand coup d’endorphine. Mais ça me fout le cafard de penser à devoir en arriver là.

Ça me fout le cafard de me dire que tu ne comprendras surement pas ces lignes parce que t’es trop occupé à resserrer tes oeillères pour pas regarder le Monde qui s’écroule. Aussi, laisse moi quand même te rappeler que c’est justement parce que tu te voiles la face un peu plus chaque jour que le Monde se casse la gueule. Ce Monde, ton Monde que tu contribues à défoncer avec ta Visa-Gold-Master-Loose en ne réfléchissant pas un seul instant à ce que tu fais avec. Ni à pourquoi tu le fais.

Alors, vas-y. Prends du courage en barre et pose-toi la cette putain de question. Qu’est ce que tu veux faire avec toutes ces fêtes? Camoufler, agrémenter, pimenter, Bref.. Traficoter la banalité?
Mouaif… Fais gaffe quand même. Parce que c’est comme les cornichons. A force d’en mettre partout, on ne sait plus vraiment le goût que ça a en dessous.

….

Demain, 1er Janvier 2013, on aura dépassé toutes ces conneries. Et l’insipide train-train quotidien de la vie reprendra.
Tant mieux. Ce retour à la normal attendu avec une certaine avidité me fera sans doute enfin passer cette exécrable humeur qui, chaque fin d’année,  me gagne un peu plus.

Sans doute… Mais j’en doute.

C’est pas compliqué. Prends un facteur X et mélange le à une situation Y. Situation à l’origine bien établie, hyper coordonnée, réglée comme du papier à musique… Bref, Total Perfect, quoi.  Secoue, secoue ta bouteille pleine de bulles comme un ado dans un supermarché eeeeeeeeeeeeet … !! PSSHHIITT !! Ouvre là.

Devine ce qu’il en sort?

Inexorablement, rien de bon. Du gaz, du gaz à profusion jusque là lentement accumulé et qui en un instant, s’échappe à t’en faire péter la soupape. Champignon atomique, c’est pourtant pas faute d’avoir essayé de le retenir ce pétillant, mais il a tout de même fini par s’éventer. Obligé. Résultat: le Coca sans bulle, c’est dégueu. Et moi, j’en ai léger marre de me sentir forcée en l’avalant quand même, sous couvert que c’est bon pour me stopper cette saleté d’indigestion permanente. Parce que tu sais quoi? Non seulement c’est faux, ça stoppe rien du tout – QUE DALLE, même- mais en plus, tout le sucre ingurgité à en buter un diabétique me baigne les amygdales, me décoeure jusqu’aux tréfonds des tripes, et ce soir s’en est trop. Ce soir, je me les arrache, ces foutues tripes.

Ce soir, j’ai la gerbe. J’ai la gerbe et je pense bien qu’elle ne se passera pas avant un sacré moment. L’accumulation est une pilule bien difficile à avaler. Quoi qu’il en soit, c’est décidé. Je passerai le cap du nouvel an en tête à tête avec n’importe quel bon vieux DVD bien gore et une bonne bouteille de pinard. Décompresser de cette année pourrie, seule, sans personne à tuer, la seule chose dont j’ai envie.

Pourrie, oui. Parfaitement. Et puis tiens, 2011 aussi tant qu’on y est. Deux années pour le prix de même pas une à ajouter à mon tableau du temps perdu. Temps perdu… j’ai tant perdu à essayer d’être quelqu’un de bien. Alors qu’en réalité, je ne le suis pas. J’ai pourtant tout tenté. La tempérance, la diplomatie, faire office de tampon encreur à ta grosse machine à écrire… En vain. En vérité, je suis la peste noire et virulente. Ça me transpire par tous les pores. Une bactérie mangeuse de chair, voilà ce que je suis. Une bactérie dont l’insatiable appétit ne pense qu’à te dévorer la moelle osseuse en un éclair.

J’y peux rien, je suis comme ça. J’ai fait des efforts, j’te jure. Des cures pseudo-salvatrice « Viens boire ton urine avec moi… »  Vil gourou des ténèbres, vas.. , j’ai tenté les psy, l’alcool, la drogue, le sexe, le chocolat… mais rien n’y fait. C’est irrémédiable. Est ce que je suis damnée? Probablement. Je parle toute seule, bave la nuit et déambule toujours en tortillant du croupion parce que j’ai des chansons nazes coincée dans la tête.  Bon, ça encore, c’est pas grave. Ou pas pire, du moins. Ce qui l’est en revanche, c’est que je me sois auto-pervertie à la gentillesse fut un temps. Ce qui n’a absolument pas abouti, d’ailleurs. Sinon, je t’écrirais avec des p’tits coeurs partout ❤ un peu ❤ ❤ comme ça, quoi ❤ ❤ ❤ en te parlant des papillons qui virevoltent dans ma tête dès que je pense à toi ❤ ❤ …

Mais même ça, j’en suis incapable. Impotente des sentiments, je réfute, nie et recrache toute parole intègre et tolérante que je me suis forcée à me faire boire moi même -petite maso que je suis- durant cet écart de conduite.

Je ne suis pas intègre. Je suis le fruit d’une probité falsifiée, camouflée, étouffée. Je suis la fourberie à l’état pure. Je suis une chienne. Née pour mordre la vie aussi fort qu’elle m’a dévoré le coeur le jour ou il aurait dû commencer à battre. Depuis, j’erre dans les méandres ensanglantés de cette vie obstruée et savamment enduite d’hémoglobine projetée contre les parois pour l’épaissir encore un peu plus. Intouchable. Je ne suis qu’un démon dément qui aime uniquement dans l’extrême. Border-line constant, outrancier personnage, appelle moi comme tu voudras, ce soir j’ai la haine.

Ce soir je m’éveille pour tuer de nouveau. Moi qui dormais si paisiblement, qu’as tu fais là, malheureux? Pute satanique à la lame assassine, terminé la douceur. Place à la braise. Adieu Tolérance. Adieu, sale bribe d’humanité qui me collait aux basques depuis quelques temps. Faites donc place, vous autres bons sentiments. Et toi, salope de bienséance, casse toi. Cassez-vous tous!

Faites place et laissez revenir dans cette ronde endémique tout ce qui faisait de moi  l’être abjecte qui s’est perdu dans ses propres oubliettes. Rassure toi immonde moi,  je ne t’ai pas oublié. Comme je ne t’ai pas oublié, tu sais… Pensant te préserver, je t’ai seulement égaré. Pardonne moi. Allé, viens. Fais moi plaisir, et reviens. Déchire cette putain d’âme, réappropries toi ces répugnantes catacombes, fais en de nouveau l’antre de ta folie et sois en Reine. Reine du rien, mais Reine du tiens. Ebaudis tes convives, ils ne viendront pas sans attrait. Crie à la vicissitude, ton amie. Prie à l’instabilité, soeur cachée. Joins-y la passion, amour déchu. Saoule toi de l’hydromel de l’extase. Exalte tes fantasmes. Sublime la jouissance. Entiche toi de la fureur, fais toi violence. Et fais moi vivre.

Fais moi vivre, Ô toi mon moi, comme si on allait me trancher la tête ce soir. Fais moi exploser l’adrénaline. Si je pouvais rien qu’une dernière fois vivre à m’en sortir les viscères, je le ferais sans hésitation. Si je pouvais plonger du haut de cette tour sans fin, je le ferais sans une once de réflexion. Et si je pouvais arrêter de mettre des SI partout, je ne le ferais pas. Affabulation sans morale, l’illusoire est ma nature. Le chimérique mon tempérament. Je suis instable. Aussi instable que du C-4. Je rêve d’exploser en place publique pour finir en beauté.

Car ce soir j’ai la haine. Ce soir, je ne suis plus cette Elle. Celle que tu crois. Je ne suis que moi. Ce que j’ai toujours été. Folle à lier. Et dans la liesse. Mortel parmi tant d’autres. Faillible et partial. Pragmatique, parfois trop et pourtant si lunaire à la fois.

Ce soir j’ai la haine. La haine d’être hors de moi. Et d’être moi à la fois.

Je suis mort. N’y voyez aucun inconvénient.
Je suis mort il y a déjà de cela quelques années. Disparu, envolé, cramé, asphyxié, the end. Dead, dead, dead et re-dead. C’est ainsi. C’est la vie.

Mais n’ayez pas peur. Je ne suis pas effrayé moi. Enfin, je ne le suis plus.
Parce qu’il faut savoir que le passage le plus délicat n’est pas celui de l’acte en lui-même. Le plus délicat, c’est d’adopter le postulat adéquat. Et de s’y tenir, vaille que vaille. Comme je suis un être complexe, j’ai choisi de me torturer un minima. Tant qu‘à faire, autant faire bien.
Mais ce n’est pas chose aisée, croyez-moi. Et il va sans dire que je ne recommande pas cette méthode. Ni aux fragiles, ni aux frêles. Encore moins aux précieux douillets. Trop peu n’y survivraient pas. La privation d’exister comme je l’ai choisi ne s’accorde qu‘aux plus vaillants déficients. Comme moi.

Bref, parlons plutôt de ma fin. J’étais un corps sain accouplé à un esprit qui croyait l’être. Jusqu’au jour ou nous nous sommes aperçu qu’en réalité, nous étions bien frappés. Autant l’un que l’autre. C’est d’ailleurs ainsi que de concert, et pour des raisons aussi diverses qu‘avariées, nous avons choisi de nous supprimer. Insidieusement, patiemment et proprement.
Pour cela, nous avons simplement cessé de nous sustenter. Plus aucune nourriture. Ni spirituelle, ni réelle. Rien. Terminé. Basta.
Placards vidés, cerveau grillé, nous avons basculé. C’est fou ce que ça va vite. Les habitudes que l’on perd. Les envies que l’on ne reconnait plus. Les sensations disparaissent et les neurones s’affaiblissent. Court circuit, passage obligé.
Plus je me ratatinai, plus mon ami l’esprit s’élevait en dehors de toute réalité. Si légers que nous étions! Et plus le temps passait, plus notre apparence nous abandonnait, notre existence se compromettant fortement. Nous ne formions plus qu’une ombre funeste de nous-même. Objectif atteint, y étions presque. Enfin la fin.

C’est arrivé une nuit dans notre sommeil. Mon ami l’esprit malade a rêvé. Rêvé à en crever. Si réel, si palpable, si intense… Dans ce rêve, allongés sur un lit, lui et moi ne formions plus qu’un. Plus qu’une pauvre femme dont la maigreur avait atteint depuis longtemps les limites de l’insoutenable. A l’agonie, nue sur son lit. Non loin, un miroir. Démentielle psyché aux reflets opaques, ternes et morts. Personne, rien ne filtrait plus à travers lui. Aucun renvoi. Rien de rien.
Jusqu’à ce que cette amoindrie se lève et s’approche enfin pour se voir. Décharnée, dépecée de toutes pièces, et salement mourante. Désossée comme un vulgaire morceau de viande, ses côtes tombant peu à peu. Horreur. Nausées. Et hurlements.
C’est là. C’est à ce moment précis que je me suis senti partir. Au moment où l’esprit n’a plus vu dans son cauchemar qu’un squelette aux lambeaux de peaux gisant de part en part de la pièce. Enfin, l’insoutenable prenait faim. J’ai cessé de battre, l’esprit a cessé de rêver. Dans un cri, dans un terrible cri nous sommes partis, déchirés à jamais.

C’était fini. Nous avions définitivement cessé d’être.
Mais chose étrange, alors que nous planions encore comme un seul et même spectre au-dessus de notre dépouille, celle-ci a bougé. Ouvert les yeux, hurlé à la mort et éclaté en un million de sanglots ruisselants.
Puis, s’est péniblement levée, a enfilé ses chaussons et s’est dirigée tant bien que mal vers l’entrée. Pris son manteau, claqué la porte et a descendu les étages quatre à quatre.

Saint Denis.
Il était 4h47 ce matin là. J‘ai mangé une chorba.

Aucune morale, seule la faim compte.